Préparez votre foie et votre sens de l’absurde, car le monde du jeu vidéo s’apprête à accueillir une anomalie : Tingus Goose. Annoncé pour une sortie sur PC via Steam le 20 novembre, ce titre autoproclamé « Cozy Body Horror Idle Game » est le fruit de la collaboration fascinante entre le développeur indépendant Sweaty Chair et les éditeurs Playsaurus et Ultraplayers. Loin des classiques pépères, attendez-vous à un voyage dans les tréfonds de l’étrange, magnifiquement illustré par l’artiste surréaliste Master Tingus.
À un prix de lancement décent (6.99 EUR | USD) assorti d’une réduction de 15 % pendant les deux premières semaines, vous n’avez pratiquement aucune excuse pour ne pas plonger dans cette soupe perpétuelle d’idées folles. Car comme le dit si bien son créateur, Master Tingus, après quatre ans d’ajouts délirants : « C’est maintenant devenu une abomination que même moi je ne peux plus contrôler. […] Est-ce que la soupe est bonne ? Oui. » Et c’est cette folie assumée qui fait tout le charme (et l’attrait vaguement malsain) de Tingus Goose.

Planter l’Abomination : Le Cycle de Vie Bizarre 🐣
L’attrait principal de Tingus Goose réside dans son concept fondamental et son exécution visuelle. Ici, on ne cultive pas des tomates ou du blé. Le joueur est chargé de réaliser un simulateur précis de culture d’oie (selon la description Steam), qui commence par un acte… de jardinage interne.
- La Clinique du N’importe Quoi : Le jeu vous invite à « Planter des graines dans des personnes ». Concrètement, vous insérez une « graine d’oie » dans le torse (idéalement vide, pour votre confort) d’un patient. Un peu d’eau, et regardez le miracle de la vie (tordue) opérer : un arbre hybride oie-humain colossal, le goose-tree, jaillit du corps de l’hôte. L’art de Master Tingus, reconnaissable entre mille par son style tordu et brillant, transforme cette scène d’horreur corporelle en une œuvre d’art incrémentale hilarante. C’est du gore doux, du jamais vu !


Le Moteur Rube Goldberg de la Richesse 💰
Le génie de Tingus Goose n’est pas seulement esthétique ; il est aussi dans sa mécanique de jeu. Les développeurs ont pris le cœur addictif de l’idle game et l’ont marié à un système digne du plus grand inventeur zinzin : la machine de Rube Goldberg.
- Bébés, Fleurs et Synergies : Une fois l’arbre-oie bien lancé, il va pleuvoir des Bébés (la source la plus renouvelable d’argent, apparemment) depuis ses branches. Ces Bébés, tels des pinballs chair et os, rebondissent sur des éléments appelés « Blossoms » (Fleurs ou Éclosions) pour générer vos précieux revenus. L’optimisation est clé : vous devez placer ces Blossoms de manière stratégique pour maximiser le rebond et la collecte.
- Les Spécimens (et le Lore Dérangeant) : Ce n’est pas tout ! Pour décupler la croissance, vous intégrez des « Specimens » (Spécimens) qui agissent comme des multiplicateurs. Ils activent des synergies sauvages pour garantir une croissance exponentielle de votre empire oiesque. Chaque chapitre, selon les développeurs, introduit de nouveaux Blossoms, Specimens et Relics (Reliques), ainsi que des morceaux de Lore remplis d’« histoires étranges, de romance gênante et du miracle de la vie à base d’oie ». Oui, le jeu a une histoire, et elle est aussi perturbante que le reste.


Un Voyage en 17 Chapitres d’Absurdité 🗺️
Le contenu est d’une richesse (et d’une bizarreté) prometteuse. Avec 17 chapitres profondément dérangeants et plus de 150 éléments à débloquer (tous illustrés à la main par Master Tingus), le jeu assure une longévité digne des meilleurs incremental games.
- Une Expérience Unique à Chaque Fois : Chaque nouveau chapitre introduit des modificateurs, des défis et des décors surréalistes. Le gameplay promet d’être malléable et chaque « run » devrait offrir une expérience véritablement unique. L’idée est de maîtriser la chaîne de production, de la graine à l’oie géante, en passant par le bébé qui rebondit, pour ascendre à travers des mondes surréels vers les richesses.
- L’Éloge de l’Obsession : Brian Zou, fondateur de Sweaty Chair, souligne l’alchimie réussie : « Nous avons pris un cœur d’idle game déjà addictif et l’avons assorti à l’art inoubliable de Master Tingus. » De son côté, Austin Oblouk de Playsaurus salue la combinaison d’une « prémisse absurde » avec des « mécanismes incrémentaux profondément gratifiants. »

En résumé, Tingus Goose n’est pas juste un jeu idle ; c’est une déclaration artistique, une célébration du bizarre et la preuve qu’on peut faire des bénéfices en transformant l’horreur corporelle en un divertissement cozy (pour votre portefeuille). Préparez-vous à tomber dans la marmite du Maître Tingus le 20 novembre.
Le prix de l’entrée est bas, mais le coût pour votre santé mentale… inestimable.
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