[TEST] ARC Raiders : la meilleure surprise du genre 🚀

ARC Raiders

Après le succès fulgurant de The Finals, le studio suédois Embark Studios – fondé par des vétérans de DICE (Battlefield) – revient sur le devant de la scène avec une proposition radicalement différente : ARC Raiders. Il ne s’agit plus de chaos compétitif, mais d’une lutte pour la survie contre une invasion robotique implacable. Ce jeu de tir multi se positionne dans la catégorie ultra-tendue de l’extraction shooter, où chaque sortie est un pari risqué. Pourtant, il réussit l’exploit de rendre ce genre notoirement punitif… étrangement accueillant. On y a cru ? Absolument. On y a laissé notre santé mentale ? Un peu. Voici notre avis tranché sur la version PlayStation 5.

On ne va pas se le cacher, l’extraction shooter, c’est pas le genre le plus abordable du monde. L’idée de passer une heure à farmer pour tout perdre en une fraction de seconde à cause d’un joueur caché dans un buisson est une source d’anxiété légitime (surtout si vous avez trouvé le légendaire paquet de chips saveur pizza). Et pourtant, ARC Raiders, le dernier titre du studio Embark, nous a CLAIREMENT réconcilié avec le genre. C’est une super proposition qui vise juste à peu près partout, et qui a de sérieux arguments pour s’imposer sur le long terme en évitant les pièges de la frustration pure. Bien que pensé pour le multijoueur, il est tout à fait jouable en solo (un point crucial pour les loups solitaires !), même si, sur PS5, il vous faudra obligatoirement un abonnement PS Plus pour tenter l’aventure. Il est disponible depuis le 30 octobre dernier sur PC, PS5 et Xbox Series X|S pour une quarantaine d’euros. Nous l’avons décortiqué sur PS5.

Ce test a été réalisé grâce au code fourni par l’éditeur, que nous remercions énormément. 🙂

L’histoire d’ARC Raiders se déroule dans un futur post-apocalyptique où la Terre est envahie par les ARC, une force robotique implacable et apparemment venue d’ailleurs. Ces machines, silencieuses et omniprésentes, transforment les paysages familiers en zones de guerre dystopiques. En tant que Raiders, le joueur n’est pas un soldat d’élite envoyé pour gagner la guerre, mais un simple charognard luttant pour sa survie et celle de la dernière résistance humaine, le syndicat des Raiders. L’objectif n’est pas de vaincre l’ARC, mais de récupérer des ressources et des technologies cruciales dans les zones infestées pour améliorer l’arsenal du syndicat.

Cette approche humble et désespérée, où l’on se bat pour des composants plutôt que pour des médailles, donne un poids narratif à chaque extraction réussie et renforce le sentiment que l’on n’est qu’un grain de sable face à une marée de fer. Le Codex du jeu, richement fourni, permet d’ailleurs de plonger dans les archives pour comprendre l’origine de cette invasion et les enjeux de cette lutte silencieuse.

ARC Raiders

Comme n’importe quel extraction shooter, le contrat du jeu d’Embark est simple : vous entrez sur une zone de guerre hostile pour récupérer un maximum d’objets de valeur et vous devez vous en extraire vivant. Si vous échouez, vous perdez la totalité de votre chargement. Mais à ce stade, il y a déjà une première nuance, et elle est de taille. ARC Raiders déploie un système salvateur de “Poche Sécurisée” qui, comme son nom l’indique, permet de sauver 1 voire 2 items de l’au-delà. C’est l’équivalent vidéoludique d’une assurance-vie contre la trahison et la malchance.

C’est la première brique de la philosophie « amicale » du jeu. Cette approche se poursuit avec l’“Arsenal Gratuit”, qui vous envoie sur le terrain avec un équipement de base aléatoire. C’est l’option idéale pour les jours de disette, ou quand vous refusez de risquer votre précieuse relique (build). Et n’oublions pas Coquillard, le coq. Oui, un coq. Il vous attend à chaque retour de mission avec des items de première nécessité, que vous reveniez gagnant ou perdant. Ce n’est pas le héros que nous méritons, mais celui dont nous avons besoin.

Plus globalement encore, ARC Raiders dégage une certaine simplicité et une certaine évidence. Le jeu fait tout pour nous faciliter la vie (sans toutefois compromettre l’exigence bien connue du genre). Le menuing reste le principal point noir ergonomique : jongler entre l’Inventaire, l’Atelier et les différents marchands demande une certaine gymnastique du pouce sur la DualSense, mais rien de catastrophique. Le plus important : même le wipe (la réinitialisation de la progression) est optionnel, une douce hérésie dans ce genre où la réinitialisation est souvent un baptême de l’horreur.

Notez enfin la montée en puissance permise par le système d’XP et d’arbre de compétences. Vous gagnez de l’expérience après chaque partie, même en cas d’échec, sur la base de critères comme les dégâts infligés ou le temps passé à la surface (les parties durent maximum 30 minutes). Si les améliorations restent « secondaires », elles créent une progression constante et permanente, vous offrant toujours un petit quelque chose à emporter, même si vous mourez les poches vides.

Au-delà de cette boucle classique, ARC Raiders met un point d’honneur à pimenter chaque expédition avec des objectifs de mission dynamiques. Ces tâches, souvent liées à la désactivation d’un prototype ARC massif ou à la sécurisation d’une zone particulièrement infestée, ne sont pas obligatoires, mais elles sont cruciales si vous voulez maximiser vos gains. Elles agissent comme un véritable appel du pied sur la carte, attirant non seulement les robots les plus féroces mais aussi — et surtout — les autres Raiders. Accomplir ces missions ajoute un piment non négligeable à la formule, transformant la simple survie en un enjeu tactique de haut niveau, car qui dit grosse récompense, dit gros danger. C’est là que le jeu exige le meilleur de vous-même et de votre équipe.

Vous vous inquiétez de l’équilibre des parties après avoir lu “arbre de compétences” et “wipe optionnel” ? Rassurez-vous, de ce que l’on a vu, nos combats PvP nous ont toujours paru équilibrés, et c’est souvent l’effet de surprise à courte ou moyenne portée qui permet de venir rapidement à bout d’un adversaire. L’idée est simple : même si un joueur a passé ses nuits à optimiser son personnage et à débloquer des bonus subtils, il reste une cible. L’arbre de compétences apporte des avantages, mais il ne transforme jamais un joueur en super-héros invulnérable. Ici, la vraie compétence, c’est de savoir qui a vu qui le premier.

Le facteur « surprise » est donc l’arme la plus létale. Un tir bien ajusté, un flanc réussi ou l’exploitation d’une faille dans le positionnement adverse est souvent bien plus décisif que le dernier niveau de votre compétence de sprint. Autrement dit, le skill pur, le positionnement et la chance continuent de régner en maîtres absolus sur la zone d’extraction. Ouf. L’apocalypse est peut-être robotique, mais elle reste égalitaire dans la mort.

ARC Raiders

Au final, même quand on a le sentiment d’avoir tout perdu, Embark s’arrange toujours pour nous filer un petit quelque chose. C’est là que la dimension PvE entre en jeu. C’est simple, c’est actuellement l’une des meilleures propositions du genre, si ce n’est la meilleure. L’invasion ARC n’est pas qu’une vague de cibles faciles, mais une véritable force de la nature robotique. Les machines sont variées (des facehugger aux créatures gigantesques) et suffisamment nombreuses au lancement. Nous avons notamment repéré les Sentinelles, véritables tours de guet volantes, les Faucheurs, rapides comme l’éclair, et bien sûr les menaces massives qui demandent une coordination d’escouade.

Surtout, leur IA est tout simplement exceptionnelle, utilisant le machine learning pour un comportement quasi-prédateur qui force le respect… et la peur. Oubliez les ennemis qui courent bêtement vers vous ; ici, les drones ne se contentent pas de voler en ligne droite, ils flanquent avec une malice tactique déconcertante. Si vous vous barricadez, ils trouvent le chemin le plus court, même si cela implique de passer par la fenêtre comme un agent du SWAT robotique. Le Bondisseur est l’apogée de cette menace, une bête ignoble qui ignore les règles de la gravité pour vous sauter à la gorge, transformant un simple déplacement en course-poursuite angoissante. Ce niveau de menace constante rend chaque confrontation avec l’environnement un véritable défi stratégique. On se retrouve souvent à court de munitions ou en mauvaise posture, non pas à cause d’un manque de skill, mais à cause d’une subtile manœuvre d’encerclement de l’IA. C’est cet équilibre délicat entre la frustration et l’exploit qui rend la dimension PvE si incroyablement réussie.

Mais il y a une autre menace… L’humain. À la surface, vous n’êtes pas le seul Raider en quête de ressources. Chaque rencontre peut être le théâtre d’entraide (la fois où on s’est soigné mutuellement avec un autre joueur…), de trahison (la fois où on s’est fait soigner juste pour se faire voler notre sac…) ou même de meurtre de sang froid. D’après les estimations, chaque partie rassemble une vingtaine de joueurs sur des cartes immenses. L’équilibre est parfait : la tension est toujours là, mais on n’a pas l’impression d’être dans un abattoir. C’est dans ces moments que le jeu décolle. Nous vous conseillons d’ailleurs vivement de brancher votre micro pour utiliser le chat de proximité, car rien n’est plus mémorable que de négocier sa survie à la voix avec un parfait étranger… ou de l’entendre crier en se faisant dévorer par un Bondisseur.

ARC Raiders a réussi à créer régulièrement des moments marquants avec d’autres joueurs grâce à une “recette” subtile. Mais là où l’expérience prend tout son sel, c’est dans la nette différence entre le jeu en escouade et l’expérience solitaire. En équipe de trois, vous avez une assurance-vie : un coéquipier pourra toujours vous réanimer et, d’une manière ou d’une autre, sauver votre partie et tout le matériel durement acquis. C’est le luxe de la camaraderie. En revanche, le solo est une danse macabre constante. Une fois à terre, c’est la fin du voyage. Personne ne viendra vous ranimer, à moins qu’un autre Raider, de passage, n’ait le cœur sur la main (et surtout pas grand-chose d’autre à faire). Cette tension radicale, où chaque coin de rue peut être votre tombeau final, rend l’expérience solo non seulement viable, mais incroyablement intense. Jouer seul n’est pas un désavantage — c’est un mode extrême qui demande une vigilance de tous les instants.

C’est d’autant plus compliqué seul que le gameplay n’est pas celui d’un run and gun effréné. ARC Raiders mise sur une certaine “lourdeur”, qui force la prudence. On ne court pas, on manœuvre. Les items demandent plusieurs secondes pour être consommés — un laps de temps qui, en plein combat, est une éternité angoissante où on se demande si ce bouclier vaut le risque de se prendre une salve de roquettes. Les esquives sont relativement lentes et exigent de l’anticipation ; on ne « danse » pas avec les balles, on se jette lourdement derrière un obstacle salvateur.

L’équilibre est parfait pour créer de la tension : il faut gérer son endurance de manière chirurgicale, savoir précisément quand recharger (car un rechargement raté peut être la fin de la mission) et quand ouvrir la roue d’objets pour prendre cette précieuse charge de bouclier ou un kit de soin. Enfin, un système de verticalité bien pensé permet à notre personnage de sauter et de s’accrocher à n’importe quel rebord, ajoutant des options de fuite et de flanc tactiques. C’est le seul moment où l’on peut espérer gagner une seconde de répit en prenant de la hauteur, juste assez pour respirer avant que les robots ne nous rejoignent.

ARC Raiders

L’autre star, ce sont les cartes. Il y en a 4 au lancement avec des variantes de nuit, des changements météo dynamiques, et des événements temporaires. Les maps sont à la fois variées, vastes et denses, offrant un terrain de jeu gargantuesque où l’exploration est récompensée. Le level design est malin, encourageant l’exploration verticale et horizontale, transformant chaque ruine ou relief en potentiel poste d’observation ou piège mortel. Mais c’est surtout la réalisation technique qui nous a bluffés et qui rend l’expérience sur PS5 si immersive. C’est un pur régal visuel. Les décors sont incroyablement détaillés, avec des textures fines et une modélisation qui témoignent du pedigree des anciens de DICE. Le framerate est un roc : 60 images par seconde qui ne fléchissent jamais, même lorsque l’écran est submergé de débris robotiques, d’explosions et d’effets de particules (et ça arrive souvent, croyez-nous !). Cette optimisation digne de l’élite permet de s’immerger totalement dans un post-apo certes désolé, mais baigné d’une fascinante vibe rétro-futuriste qui sublime les paysages à couper le souffle. On meurt, mais au moins, on meurt en 4K.

Mais c’est surtout la réalisation qui impressionne. Sur PS5, c’est un pur régal visuel. Les décors sont détaillés, le framerate est un roc, et l’optimisation est digne des anciens de DICE. Visuellement, on est dans du post-apo certes, mais avec une vibe rétro-futuriste et des paysages à couper le souffle.

Mais au-delà de la beauté plastique, l’ambiance sonore est la véritable cheville ouvrière de l’immersion. La bande-son d’ARC Raiders est minimaliste quand il le faut, laissant la place à la tension pure et non filtrée. Le silence n’existe jamais : chaque grincement de robot lointain, chaque bruit de pas (ami ou ennemi ? le dilemme est constant !), et surtout l’avertissement sourd d’une escouade hostile qui s’approche via le chat de proximité, contribuent à un stress permanent délicieux. L’équipe d’Embark excelle à utiliser le son pour vous faire douter, transformant la surface de l’astre en une immense caisse de résonance où le danger est toujours un murmure spatial.

Le sound design est si précis qu’il devient un outil tactique crucial : apprendre à différencier le bruit d’un Bondisseur en approche de celui d’un drone Sentinelle est souvent la seule chose qui vous sépare d’un échec cuisant. C’est un travail d’orfèvre qui ancre définitivement le jeu dans le réalisme post-apocalyptique, faisant du moindre souffle de vent un moment de panique et des coups de feu lointains un compte à rebours vers la confrontation.

Quant à la durée de vie, la question est centrale pour tout jeu-service. ARC Raiders y répond présent grâce à l’efficacité redoutable de sa boucle de jeu : des sessions courtes (30 minutes maximum), la pression constante du loot et de l’extraction, et cette progression via l’arbre de compétences qui vous donne toujours une raison de relancer. L’extraction shooter a par nature une rejouabilité quasi infinie, mais Embark s’assure de l’alimenter par un suivi. Les développeurs ont déjà promis un soutien régulier avec du nouveau contenu saisonnier, des événements éphémères, et des ajouts de cartes. Le système de wipe optionnel, déjà évoqué, garantit que la communauté peut choisir son rythme sans être forcée à tout recommencer. Pour l’instant, l’arsenal et les cartes sont suffisamment variés pour des dizaines, voire des centaines d’heures, surtout si l’on se lance dans la chasse aux équipements les plus rares.

Pour les plus coquets, le jeu propose bien sûr des skins cosmétiques à acheter. C’est un jeu à 40€, on regrette la présence de microtransactions, mais elles sont purement accessoires. On peut même complètement oublier que c’est là, ce qui est déjà un exploit en soi.

ARC Raiders est la preuve éclatante qu’on peut prendre un genre élitiste, en limer les angles les plus frustrants, et en faire un produit grand public sans sacrifier une once d’adrénaline. Entre son IA agressivement intelligente, son gameplay magistralement tendu et son esthétique ravageuse, Embark a réussi à créer une boucle de jeu incroyablement addictive. C’est une excellente surprise que personne n’attendait, et pour être direct : pour nous, ce jeu est CLAIREMENT UN GRAND OUI, c’est tout simplement une tuerie et un coup de cœur absolu de cette fin d’année. Il a clairement le potentiel, avec un suivi de contenu régulier, de devenir une référence durable et même le nouveau standard de l’extraction shooter. Si vous cherchez votre prochaine drogue vidéoludique sur PS5, foncez. Vous ne le regretterez pas.

  • L’IA des machines : une nouvelle référence en la matière.
  • Cartes vastes, variées, qui donnent envie d’être explorées.
  • Un extraction shooter plus “amical” que la moyenne.
  • Une dimension sociale qui apporte un joli piment.
  • Un gameplay qui vise dans le mille (surtout pour la tension).
  • Une réalisation assez irréprochable sur PS5.
  • Un jeu qui sait créer des “moments” mémorables.
  • Une formule d’ores et déjà addictive.
  • Une navigation dans les menus un peu laborieuse.
  • Une frustration inhérente au genre qui pourra en rebuter plus d’un.

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By Domi

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