Si vous pensiez que le plus grand danger des années 90 était de se faire spoiler la fin de Sixième Sens ou de faire bugger Windows 95, attendez de faire connaissance avec EBOLA VILLAGE. Ce titre audacieux s’annonce comme une lettre d’amour non sollicitée (et légèrement terrifiante) aux monuments du survival horror de l’ère PlayStation et Saturn. Il ne s’agit pas d’un simple hommage, mais d’une résurrection des mécaniques qui ont fait leurs preuves : caméras capricieuses (même si ici, c’est en première personne), munitions qui se comptent sur les doigts d’une main, et la panique de ne pas savoir quoi laisser dans le coffre de stockage.
Développé par un studio indépendant passionné, ce jeu en vue subjective (First-Person) ne cherche pas à réinventer la poudre, mais à en retrouver l’essence toxique : une tension psychologique viscérale, des ressources limitées, et une narration qui se déroule lentement, comme un bandage infecté que l’on retire en priant. Le jeu est propulsé par l’Unreal Engine, assurant une fidélité visuelle moderne tout en conservant le design de jeu à l’ancienne. C’est du sérieux, avec une bonne dose de malaise d’époque, et la promesse de faire transpirer les manettes des joueurs sur PS5 comme sur Nintendo Switch.


Le Cauchemar de Maria : Un Voyage au Village le Plus Mal Éclairé d’URSS 📻🏘️
L’histoire nous plonge dans le quotidien de Maria, dont la soirée tranquille est brutalement interrompue par une alerte télévisée glaçante : une menace biologique plane sur la région. Dans un élan de bravoure ou de folie pure, Maria prend la décision la plus stupide et la plus héroïque de l’histoire du genre : elle décide de braver le chaos pour se rendre dans un village isolé. On parle ici d’un lieu tellement reculé, quelque part dans les méandres de l’ancienne URSS, que même Google Maps n’ose pas s’y aventurer de peur de manquer de lumière.
Ce qu’elle y trouvera ? Bien plus que des poupées russes. Des secrets sinistres, des événements troublants, et, inévitablement, une vérité cauchemardesque qui fera passer le virus de la semaine pour une simple grippe intestinale. Le cadre d’un village soviétique abandonné, avec son architecture brutaliste et son atmosphère chargée d’histoire et de désespoir, est un personnage à part entière. Le studio promet une attention particulière à la description soignée de ce décor, exploitant la thématique de l’isolement et de l’abandon avec une efficacité macabre. Préparez-vous, car même les murs semblent vous juger.

L’Armature de l’Horreur : Moteur, Film et Univers Étendu ⚙️🌌
EBOLA VILLAGE n’est pas qu’un simple jeu vidéo ; c’est une expérience transmédia conçue pour installer l’horreur sur plusieurs fronts.
Le Prequel en Live-Action : Une Entrée en Matière Glaciale
Pour s’assurer que l’ambiance soit bien installée avant même d’appuyer sur « Nouvelle Partie », le jeu a été développé en conjonction avec un court-métrage préquel en prises de vues réelles. Ce petit film, disponible sur YouTube, élargit l’univers de la série EBOLA et établit le ton macabre et l’atmosphère sombre qui vous attendent. C’est l’occasion idéale de vous plonger dans le lore sans risquer (encore) de vous faire mordre par un cadavre réanimé.
Caractéristiques Clés
- Atmosphère et Tension : Le jeu mise tout sur le storytelling environnemental. Attendez-vous à plus de peur causée par le craquement d’une planche derrière vous que par un jumpscare tape-à-l’œil. La tension est servie froide, comme une soupe de la veille en plein hiver russe.
- Moteur Graphique : Développé sous Unreal Engine, il garantit que, même si le style de jeu est « rétro-inspiré », la qualité visuelle sera au rendez-vous pour rendre l’horreur aussi belle qu’insupportable.
- L’Univers EBOLA : Ce titre étend l’univers horrifique de la série EBOLA, promettant une continuité narrative pour ceux qui connaissent déjà les œuvres précédentes du développeur indépendant.


Le Retour du « Tetris Mental » et des Énigmes 🧠🔑
Pour les puristes du survival horror qui se plaignent que les jeux modernes sont trop faciles, les mécaniques d’EBOLA VILLAGE sont un véritable festin masochiste. Le jeu est un FPS narrative-driven, mais ne vous y trompez pas : vous passerez plus de temps à courir et à chercher des piles qu’à tirer.
- Exploration & Interactivité : Vous passerez votre temps à fouiller des lieux glauques. Chaque tiroir, chaque caisse, chaque vieux chausson rouillé est un potentiel point d’interaction. La clé n’est jamais là où on la cherche, mais toujours dans le document illisible que l’on a failli ignorer.
- Gestion d’Inventaire (Le Retour du Coffre) : Oui, comme à la belle époque. Fini les poches dimensionnelles illimitées. Le jeu utilise un système d’inventaire ultra-limité et de gestion par coffre. Préparez-vous à jouer au Tetris mental pendant dix minutes pour décider si vous devez garder le spray de premiers secours ou cette sixième clé inutile en forme de trèfle à trois feuilles.
- Puzzles Old-School : Les énigmes complexes, directement inspirées du design classique, seront au cœur de l’expérience. Adieu les QTE, bonjour les mécanismes tordus et les codes à déchiffrer.
- Système de Dégâts Avancé : Avec un système de dégâts et de démembrement, vos erreurs ne seront pas seulement punies, elles seront visuellement et horriblement punitives. On ne rigole pas avec la menace biologique, et le moteur est là pour le prouver.


Préparez-vous pour 2026 📅😨
Développé par un indépendant passionné qui œuvre dans le survival horror depuis 2017 (une preuve de dévotion monacale), et publié par Axyos Games, EBOLA VILLAGE est clairement fait par des gens qui savent ce qui rend ce genre si spécial : la peur du manque, le sentiment d’impuissance et l’atmosphère lourde.
EBOLA VILLAGE promet de nous rappeler pourquoi on jouait avec la lumière allumée dans les années 90, avant que la peur ne soit diluée par des fusils d’assaut et des munitions en trop grande quantité.
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