Oubliez les croisières de luxe, les buffets de crevettes à volonté et les petits poissons colorés de Nemo. Dans Sub-Species, l’océan n’est plus un lieu de vacances ou une destination de thalasso relaxante ; c’est devenu un immense bouillon de culture toxique où l’alien est le chef étoilé et vous… vous êtes le plat de résistance servi un peu trop froid, coincé dans une boîte de conserve high-tech. Ici, la bioluminescence n’est pas là pour faire joli sur vos photos Instagram, mais pour masquer les mâchoires de prédateurs qui n’ont pas mangé d’humains depuis l’effondrement de la civilisation navale.
Préparez-vous à plonger dans ce 2.5D multidirectional shooter qui promet de vous faire suer de grosses gouttes sous votre scaphandre pressurisé, même par 4000 mètres de fond, là où la pression est suffisante pour transformer votre sous-marin en canette de soda écrasée en une fraction de seconde. Entre arcade pure, navigation technique dans des épaves grinçantes et cauchemar claustrophobe, le titre nous entraîne dans une épopée viscérale où chaque bulle d’air se mérite et où le moindre silence radio devient suspect.

Le Pitch : « Houston, on a un problème de tentacules » 🐙
L’histoire de Sub-Species commence là où tout bon scénario de science-fiction finit mal : une épidémie alien dévastatrice a transformé nos océans en zones de quarantaine hautement inflammables (enfin, façon de parler, on est entouré de flotte, mais vous saisissez l’idée). L’humanité est aux abois, réfugiée sur ce qu’il reste de terre ferme, et comme d’habitude, c’est à vous qu’on confie la tâche ingrate d’aller fouiller les poubelles radioactives du fond des mers pour sauver l’espèce. Vous ne faites pas ça pour la gloire, mais pour les ressources : données de recherche, technologies expérimentales et minéraux rares.
Vous incarnez un pilote de sous-marin au sein d’une équipe de récupération de la dernière chance, une sorte de service après-vente de l’apocalypse. Entre deux séances de shoot intensif où vous frôlez l’arrêt cardiaque, le jeu propose des séquences de Visual Novel riches en dialogues. C’est le moment de souffler un peu et de découvrir que votre équipage a autant de problèmes psychologiques que vous avez d’aliens aux trousses. On y apprend les origines de la contamination, les trahisons corporatistes et les secrets inavouables des anciennes expéditions. Durant les missions, les échanges radio ne sont pas là que pour l’ambiance : ils fournissent des indices vitaux, des avertissements sur les pics de radiation ou les mouvements de créatures massives rôdant dans l’obscurité.


Gameplay : 360 degrés de pur stress 🎮
Si vous pensiez que piloter un sous-marin consistait à regarder passer les baleines en buvant un café, vous allez être déçu (ou ravi, selon votre niveau de masochisme). Sub-Species propose un combat multidirectionnel à 360°. Ici, la gravité est votre ennemie et l’inertie votre plus grand défi. Le danger ne vient pas seulement de devant, mais de partout : du haut, du bas, de la gauche, de la droite et probablement de cet amas d’algues qui vous regarde bizarrement depuis cinq minutes.
Votre arsenal (Parce que la diplomatie, c’est pour les gens à la surface) 🛠️
Pour survivre dans ce bouillon de culture extraterrestre sur PC, PlayStation, Xbox et Nintendo Switch, votre engin est une véritable forteresse de poche, modulable et mortelle :
- Canons à rotation totale : Indispensables pour arroser tout ce qui possède plus de deux yeux et trop de tentacules. La visée doit être chirurgicale, car l’eau ralentit vos projectiles.
- Mines et Flares (Leurres) : Vos meilleurs amis quand vous réalisez que vous avez accidentellement attiré la moitié de la faune locale en klaxonnant ou en utilisant un propulseur trop bruyant. Les leurres thermiques sont souvent la seule chose qui sépare votre coque d’une rangée de dents acérées.
- Capacités d’évasion et Speed Bursts : Indispensables pour esquiver les charges de prédateurs massifs ou pour s’extraire d’une zone de radiation avant que votre équipage ne commence à briller dans le noir.
Le jeu mélange habilement l’arcade nerveuse — héritée des classiques du shoot ’em up — et les puzzles environnementaux complexes. Vous devrez désactiver des réacteurs nucléaires instables dans des épaves labyrinthiques avant qu’ils ne vous transforment en sushi phosphorescent, tout en gérant votre jauge d’énergie qui alimente à la fois vos armes et vos systèmes de survie.

Les Points Forts : Pourquoi on replonge avec plaisir ? 💎
- Une direction artistique qui claque : Le mélange 2.5D offre une profondeur visuelle saisissante. On passe des ruines navales rouillées, vestiges de notre arrogance passée, à des cavernes aliens bioluminescentes où chaque lueur peut signifier « beauté » ou « mort imminente ». La gestion des jeux de lumière est superbe, renforçant ce sentiment d’isolement absolu.
- Une narration à double couche : On ne se contente pas de presser la détente. Les dialogues radio durant les missions maintiennent une tension constante, tandis que les scènes narratives au hub central donnent un vrai poids émotionnel à votre progression. On ne se bat pas juste pour un score, mais pour la survie d’une équipe qu’on finit par apprécier, malgré leurs névroses post-apocalyptiques.
- Le mode Versus Local : Rien de tel que de prouver à votre meilleur ami qu’il est un piètre pilote de sous-marin et qu’il aurait probablement coulé le Titanic deux fois. Le mode compétitif est parfait pour ruiner des amitiés de longue date, avec des arènes truffées de pièges environnementaux.


Faut-il enfiler les palmes ? 🌊
Sub-Species n’est pas juste un « shooter de plus ». C’est une lettre d’amour aux classiques rétro de l’arcade, boostée par une narration moderne et une ambiance de science-fiction oppressante à souhait. Le rythme est parfaitement maîtrisé : on passe de phases d’exploration silencieuses et angoissantes à des combats frénétiques contre des essaims de créatures cauchemardesques. C’est exigeant, c’est punitif par moments, mais c’est terriblement gratifiant quand on parvient enfin à remonter à la surface avec la soute pleine.
Disponible sur PC (Steam), PS5, Xbox Series et Nintendo Switch, c’est le titre idéal pour quiconque veut tester ses réflexes et sa capacité à ne pas paniquer quand un léviathan alien de la taille d’un immeuble essaie de lui faire un câlin un peu trop vigoureux.
Gardez toujours un œil sur votre radar, un autre sur votre jauge d’oxygène, et un troisième (si vous avez déjà muté) sur les conduits d’aération. Rappelez-vous que dans l’espace, personne ne vous entend crier… mais sous l’eau, vos cris font juste des bulles ridicules qui ne feront qu’amuser les prédateurs.
Alors restez concentré, gardez le sang-froid, et tirez sur tout ce qui n’a pas de matricule allié !
Share this content:
About The Author
En savoir plus sur La Pause Geek
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
