Le développeur indépendant Alloy Mushroom vient de lâcher la démo de Super Alloy Crush sur Steam. Préparez vos articulations (réelles et robotiques), car le voyage vers la planète AE-38 s’annonce aussi brutal qu’addictif. Si vous pensiez que l’exploration spatiale se résumait à boire du café en apesanteur, vous allez être déçu.
Avez-vous déjà ressenti ce besoin viscéral de frapper un robot de l’espace si fort qu’il finit en orbite basse ? Si la réponse est « oui, tous les lundis matin« , alors Super Alloy Crush est probablement le remède thérapeutique qu’il vous faut. S’inspirant ouvertement des classiques de l’ère 16-bits (on vous voit, les fans de Mega Man X qui pleurent l’absence de nouveaux jeux), ce brawler 2D mélange plateforme, combat frénétique et mécaniques roguelike. C’est un cocktail qui ne pardonne pas les erreurs de timing, mais qui gratifie généreusement ceux qui savent transformer leur clavier ou leur manette en instrument de destruction massive.

🚀 Un Pitch Cosmique (et quelques baffes bien placées)
Bienvenue à bord du Ranger, le vaisseau spatial qui sert de QG, de cantine et de salle de sport à notre joyeuse bande de mercenaires galactiques. L’objectif est simple, presque poétique : traverser les systèmes solaires pour dénicher le trésor cosmique ultime sur la mystérieuse planète AE-38. Évidemment, comme dans tout bon jeu vidéo qui se respecte, le chemin n’est pas une croisière de luxe. Il est parsemé de rivaux malpolis, de drones névrosés et d’obstacles environnementaux qui ne demandent qu’à être démontés pièce par pièce, boulon par boulon.
Pour accomplir cette mission suicidaire mais potentiellement lucrative, vous avez le choix entre deux « Cosmic Hunters » qui n’ont visiblement pas de temps à perdre avec la diplomatie :
- Muu (Unit-02) : Un robot de combat spécialisé dans le contact rapproché. Imaginez une boule de nerfs métalliques équipée de griffes énergétiques capable de découper de l’acier comme du beurre. Son passe-temps favori ? Envoyer les ennemis valser en l’air et les poursuivre avec des combos aériens si longs que les adversaires ont le temps de repenser à leurs choix de vie avant de toucher le sol. C’est le personnage idéal pour ceux qui aiment voir des étincelles voler de très près.
- Kelly : Une humaine augmentée qui préfère garder ses distances… mais juste assez pour viser correctement. Spécialiste des armes à feu et des arts martiaux tactiques, c’est le personnage dit « haute technicité ». Elle ne se contente pas de frapper au hasard ; elle commande le champ de bataille, gère les flux d’ennemis et punit chaque erreur adverse avec une précision chirurgicale. Si Muu est un marteau-piqueur, Kelly est un scalpel laser monté sur ressorts.



🕹️ Entre précision chirurgicale et chaos total
Le jeu se définit fièrement comme un « visceral cosmic adventure ». Traduction pour les profanes : chaque coup porté doit se ressentir jusque dans vos orteils. En solo ou en coop local (parce que c’est toujours plus drôle de rater un saut à deux), vous devrez enchaîner les attaques de zone et déclencher des Overdrive Burst — des attaques ultimes qui font briller l’écran et pleurer les cartes graphiques — pour calmer les ardeurs des ennemis les plus récalcitrants.
Les fonctionnalités qui font la différence :
- Trois modes pour trois fois plus de souffrance (plaisir) : Le mode Histoire pour ceux qui veulent comprendre pourquoi ils se battent, le Battle Rush pour les speedrunners qui n’ont pas le temps de lire les dialogues, et l’ Ultimate Challenge pour ceux qui ont manifestement trop d’amour-propre et qui souhaitent tester la résistance de leur matériel face aux lancers de manettes.
- Une personnalisation profonde (Le paradis du « Build ») : C’est ici que l’aspect roguelike brille vraiment. Avec plus de 50 Tech Arts de combat et des centaines de puces d’amélioration par personnage, vous pouvez littéralement forger votre propre style de jeu. Voulez-vous un triple saut pour ne jamais toucher le sol ? Une énergie infinie pour spammer vos lasers ? Ou trois couches de barres de vie parce que vous avez les réflexes d’un paresseux sous sédatif ? C’est possible.
- L’art de la guerre élémentaire : Ici, on ne frappe pas au hasard (enfin, un peu au début, on vous connaît). Les machines détestent l’électricité et les créatures biologiques craignent le feu. Apprendre à utiliser les objets de l’environnement pour exploiter ces faiblesses est la différence entre une victoire héroïque et un retour prématuré au dernier checkpoint.

👾 Des Boss qui ont du répondant (et beaucoup trop de PV)
Oubliez les boss des années 90 qui attendent sagement leur tour pour se faire taper selon un cycle prévisible. Dans Super Alloy Crush, les gardiens sont vos égaux en puissance, voire un peu plus (c’est injuste, on sait). Ils accumulent de l’énergie pour vous renvoyer vos propres politesses et possèdent une jauge de « Posture » qu’il faudra briser impérativement. La fenêtre de tir est courte : vous devrez concentrer vos attaques pendant les infimes ouvertures entre leurs mouvements pour interrompre leur offensive. Si vous échouez, c’est vous qui finirez en pièces détachées recyclables.
Avec sa démo disponible dès aujourd’hui sur Steam, Super Alloy Crush s’annonce comme une lettre d’amour nerveuse aux jeux d’action 2D d’antan, tout en y injectant la modernité des jeux à « builds » actuels. C’est coloré, c’est rapide, et c’est surtout très gratifiant quand on arrive à synchroniser un combo explosif avec son partenaire de coop après avoir mordu la poussière dix fois de suite.



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