Le marché de la souris gaming ressemble de plus en plus à une course à l’armement où chaque gramme perdu semble coûter dix euros de plus sur la facture finale. Si vous pensiez que le matériel d’esport de pointe était le domaine réservé des géants suisses ou des constructeurs californiens qui pensent qu’ajouter du RGB partout justifie un prix indécent, Hator est là pour bousculer la hiérarchie établie. Après avoir donné mon avis sur un clavier gaming, puis sur un casque qui m’avait superbement marqué et surpris (que vous pouvez retrouver : ici), voici que cette fois-ci je m’attaque à la souris de la marque ukrainienne. Hator s’est forgé une solide réputation en Europe de l’Est pour son pragmatisme et son rapport performance/prix imbattable, et passe aujourd’hui à l’offensive mondiale. Avec la série Quasar 3 Ultima, et plus précisément le modèle Quasar 3S Ultima 8K que nous torturons aujourd’hui, l’objectif n’est pas seulement de figurer dans les classements, mais de redéfinir ce que l’on est endroit d’attendre d’une souris à 100 euros.
Imaginez un outil qui combine les technologies les plus élitistes du moment — un capteur PixArt dernier cri capable de suivre des mouvements inhumains, une collaboration étroite avec Kailh pour des switchs optiques increvables et un poids plume record de 46 grammes — le tout sans vous obliger à hypothéquer votre setup. La promesse est radicale : offrir une alternative féroce aux ténors comme la Logitech G Pro X Superlight 2, mais avec une connectivité plus moderne et un tarif divisé par deux. Est-ce la « Logitech-killer » tant attendue ou une simple illusion marketing qui finit par nous glisser entre les doigts ? On a décortiqué la bête sous toutes ses coutures, de ses entrailles technologiques jusqu’à sa boîte généreusement remplie.
Je remercie Vincent encore une fois pour l’envoi du produit et aussi pour sa patience concernant la publication qui a mis du temps à débarquer ! ⌛ Après plusieurs semaines à tester la souris de fond en comble, voici ENFIN mon avis.
- 📋 Fiche technique : Le CV d'un athlète olympique
- 🖱️ Design et Ergonomie : "C'est la Superlight ?" "Non, c'est sa cousine sportive"
- ⚡ Performances : Un moteur de Ferrari dans une carrosserie de karting
- 🔋 Connectivité et Autonomie : La reine du compromis intelligent
- 🖥️ Le Logiciel : Hator MouseHUB, l'outil pragmatique
- 🏆 Le verdict : On achète ou on passe ?
- ❓ FAQ : Tout savoir sur la Hator Quasar 3S Ultima 8K





📋 Fiche technique : Le CV d’un athlète olympique
Avant de passer au ressenti empirique, jetons un œil précis sous le capot de cette Hator Quasar 3S Ultima 8K. Ici, chaque composant a été choisi pour maximiser la performance brute :
- Capteur : PixArt PAW3950 (le sommet de l’optique mondiale, offrant une précision au pixel près sans lissage artificiel).
- Sensibilité : Jusqu’à 30 000 DPI (une valeur théorique immense, ajustable par paliers de 50 pour les plus maniaques).
- Vitesse et Accélération : 650 IPS et 50 g (conçue pour encaisser les « flick shots » les plus violents des joueurs de FPS).
- Poids : 46 g (une prouesse d’ingénierie, surtout face aux 52 g de la version Quasar 3 standard).
- Switchs Principaux : Optiques Hator x Kailh (Zéro latence de rebond, 100 millions de clics garantis).
- Switchs Latéraux : Huano (5 millions de clics, un toucher plus sec pour les fonctions secondaires).
- Encodeur de Molette : TTC Gold Dustproof (le choix des connaisseurs pour sa résistance à la poussière et ses crans marqués).
- Taux d’interrogation (Polling Rate) : 8 000 Hz natif en sans-fil 2.4 GHz.
- Connectivité : Triple mode (2.4 GHz RF, Bluetooth 5.4 basse consommation, et Filaire USB-C).
- Tarif : 100 euros.


🖱️ Design et Ergonomie : « C’est la Superlight ? » « Non, c’est sa cousine sportive »
L’influence esthétique est indéniable, pour ne pas dire carrément revendiquée avec un aplomb qui force le respect. La Hator Quasar 3S Ultima 8K adopte une silhouette symétrique et minimaliste qui crie « je suis là pour le ratio K/D, pas pour décorer votre bureau ». C’est un design « safe », inspiré des références absolues du marché, ce qui permet une adaptation immédiate des muscles de votre main. Cependant, là où la Quasar 3 classique joue la carte de la polyvalence avec ses 125 mm, notre version 3S se veut plus « nerveuse » avec un gabarit réduit (119 x 60 x 39 mm). Cette réduction n’est pas anodine : chaque millimètre retiré semble avoir été réinjecté dans la réactivité de l’objet. On ne déplace pas cette souris, on la téléporte d’un point A à un point B.
L’esthétique : Le « Full White » dans toute sa splendeur Contrairement à la version classique et ses accents colorés, cette Quasar 3S Ultima joue la carte d’un minimalisme radical avec une robe intégralement blanche. C’est un choix esthétique d’une pureté absolue : de la coque supérieure aux flancs, en passant par la base, tout est d’un blanc polaire éclatant. Cette uniformité lui donne un aspect « clinique » et extrêmement haut de gamme qui s’intègrera parfaitement dans n’importe quel setup « White Out ». C’est sobre, élégant, et cela met d’autant plus en valeur la silhouette nerveuse de la souris. Le seul contraste visuel vient de la petite roue de la molette et du logo très discret, laissant toute la place à cette finition immaculée.
Le défi de l’ergonomie compacte : Une question de prise En main, la différence de volume se fait sentir dès la première seconde. Si vous avez des mains de bûcheron scandinave, oubliez tout de suite le Palm Grip ; vous finirez par caresser votre tapis de souris avec le poignet plutôt que de diriger l’appareil. Cette souris est une véritable déclaration d’amour aux adeptes du Claw Grip et du Fingertip. Sa compacité extrême, couplée à un centre de gravité parfaitement équilibré, la rend incroyablement vive. Elle tourne dans la paume avec une facilité déconcertante, permettant des micro-ajustements de dernière seconde lors d’un duel au sniper où chaque pixel est une question de vie ou de mort virtuelle. Les boutons latéraux tombent naturellement sous le pouce sans effort, bien que leur taille réduite demande un petit temps d’adaptation pour ne pas les rater dans le feu de l’action.
Le revêtement : un toucher velours à double tranchant La finition mate est un régal absolu pour les sens. On est sur un contact soyeux, presque « soft-touch » mais sans l’aspect collant des revêtements d’entrée de gamme. C’est très premium et, point non négligeable pour les maniaques, cela ne marque pas trop les traces de doigts. Mais ce confort a un prix : l’adhérence. Par temps sec ou au repos, c’est parfait. Mais en pleine canicule ou lors d’un match à haute tension où vos glandes sudoripares décident de faire un marathon, la coque peut devenir fuyante, transformant votre arme de précision en savonnette de luxe. Pour corriger ce tir, Hator livre généreusement des grips adhésifs texturés. L’intention est louable, mais la réalisation pèche un peu : la qualité de l’adhésif semble un peu légère, et après quelques sessions intensives, les bords ont une fâcheuse tendance à bailler et à se décoller, invitant la poussière à venir s’incruster pour gâcher la fête.



⚡ Performances : Un moteur de Ferrari dans une carrosserie de karting
C’est sur le terrain de la réactivité pure que la Hator Quasar 3S Ultima 8K justifie son tarif agressif. En intégrant le capteur PixArt PAW3950, Hator n’a pas seulement choisi un bon composant, ils ont installé la Rolls-Royce de l’optique mondiale. Ce capteur est capable de digérer des accélérations de 50 g — soit bien plus que ce que le bras humain moyen peut produire sans se disloquer l’épaule. Le suivi est d’une pureté cristalline : que vous fassiez des micro-mouvements de chirurgien pour ajuster une tête à 500 mètres ou des « flick-shots » désespérés à 180 degrés, le capteur ne décroche jamais. Sa capacité à fonctionner sur presque n’importe quelle surface (même le verre pour les plus excentriques) en fait un outil d’une fiabilité absolue.
Une sensation de clic unique : L’optique au service du réflexe La collaboration stratégique avec Kailh pour les switchs principaux est une réussite totale qui devrait faire réfléchir la concurrence. En utilisant des switchs optiques, la marque élimine physiquement le délai de « debounce » traditionnel inhérent aux contacteurs mécaniques. Ici, pas de métal qui vibre, c’est un faisceau lumineux qui est coupé. Traduction : l’action à l’écran se déclenche à la vitesse de la lumière, littéralement. Le ressenti tactique est excellent : le clic est franc, sec, avec une tension parfaitement calibrée qui évite les tirs accidentels tout en permettant un « spam » ultra-rapide. Mention spéciale à l’encodeur TTC Gold Dustproof de la molette : chaque cran est marqué avec une netteté chirurgicale, idéal pour ceux qui détestent changer d’arme par erreur à cause d’une roulette trop molle.
En jeu : Un comportement impérial sur le terrain Sur le terrain, la souris se comporte de manière tout simplement parfaite. J’ai pu la pousser dans ses derniers retranchements sur plusieurs titres phares, et le constat est sans appel : elle ne bronche jamais.
- Sur Counter-Strike 2, le couplage du polling rate à 8000 Hz et des patins en verre rend les lignes de sniper incroyablement stables. On a cette sensation de contrôle absolu où le moindre millimètre de mouvement est retranscrit avec une fidélité flippante.
- Dans l’anarchie de Valorant, la légèreté de 46 grammes permet des « flicks » d’une violence rare sans ressentir de fatigue dans le poignet après trois heures de ranked.
- Enfin, sur un jeu plus nerveux comme Apex Legends, le suivi des cibles en mouvement rapide (tracking) est d’une fluidité organique grâce au capteur 3950 qui ne décroche jamais, même lors des mouvements les plus erratiques.
La révolution du 8 000 Hz : Fluidité totale ou surcharge CPU ? Le véritable argument « choc » qui donne son nom au modèle, c’est le polling rate natif de 8 000 Hz en sans-fil. Pour les néophytes, cela signifie que la souris communique avec le PC 8 000 fois par seconde, contre 1 000 fois pour une souris standard. Sur un écran à haut taux de rafraîchissement (240 Hz ou 360 Hz), la différence est bluffante : le curseur semble littéralement « fusionné » avec la dalle, sans aucune micro-saccade perceptible. C’est un luxe technique qui offre une fluidité organique à la visée. Notez bien cependant que ce mode est un « carnivore » : votre autonomie va fondre plus vite qu’une glace au soleil et votre processeur devra travailler sérieusement pour traiter ce flux massif de données. C’est le prix à payer pour l’excellence technologique.


🔋 Connectivité et Autonomie : La reine du compromis intelligent
Contrairement à ses rivales « Pro » qui font parfois l’impasse sur le confort quotidien (et les options de connexion) pour économiser trois milligrammes et demi, la Hator Quasar 3S Ultima 8K refuse de sacrifier l’usage pratique sur l’autel de l’esport radical. Sous la coque, on ne trouve pas un labyrinthe de menus logiciels pour changer de mode, mais un commutateur physique, simple et robuste, qui permet de basculer entre le monde du travail et celui de la compétition en un clin d’œil. C’est une souris « tout-terrain » qui ne vous lâche jamais.
Endurance et flexibilité : Le marathonien du bureau Bien que sa batterie de 300 mAh puisse paraître modeste face aux briques de 100g d’autrefois, l’optimisation énergétique de Hator est proprement redoutable. En mode 2.4 GHz avec un polling rate standard de 1 000 Hz, elle affiche une autonomie insolente de près de 96 heures. Dans la vraie vie, cela se traduit par environ deux semaines de tranquillité absolue avant de devoir ressortir le câble USB-C. L’ajout du Bluetooth 5.4 est ici un avantage stratégique majeur : il vous permet de vider ses mails ou de naviguer sur votre ordinateur portable toute la journée en mode basse consommation, avant de passer instantanément en mode « Guerrier » (2.4 GHz) pour la session de jeu du soir d’un simple mouvement du curseur sous la souris. C’est le luxe d’avoir deux souris en une.
Un déballage qui humilie les marques premium C’est souvent ici que l’on reconnaît la générosité d’une marque, et pour 100 euros, le contenu de la boîte de la Quasar 3S Ultima est une véritable leçon d’élégance. Oubliez les blisters en plastique transparent ou les boîtiers rigides sans âme. Hator livre son précieux outil dans une superbe pochette en tissu type velours noir, magnifiée par une broderie jaune vif au nom de la marque. C’est l’écrin parfait pour transporter votre arme de précision en LAN sans rayer sa robe turquoise. Mais le « clou du spectacle » se cache au fond du carton : en plus d’un jeu de patins en PTFE de rechange, Hator inclut des patins. Une fois installés, la glisse bascule dans une autre dimension : sur un tapis en tissu, vous aurez l’impression que la souris lévite littéralement, supprimant toute friction statique pour des démarrages de visée foudroyants.






🖥️ Le Logiciel : Hator MouseHUB, l’outil pragmatique
Si le hardware est un sans-faute, le passage par la case logicielle nous rappelle que Hator privilégie l’efficacité brute au tape-à-l’œil souvent inutile. Le Hator MouseHUB ne gagnera sans doute pas de prix de design cette année avec son interface austère et son esthétique qui semble sortie d’un projet informatique de 2015, mais sous le capot, c’est un véritable modèle de légèreté. Contrairement aux « bloatwares » de certains mastodontes californiens qui pèsent des gigaoctets et ralentissent votre démarrage, MouseHUB s’installe en quelques secondes, consomme des miettes de RAM et se fait totalement oublier une fois fermé. C’est un outil de professionnel qui va droit au but.
Une personnalisation chirurgicale pour les maniaques du réglage On y retrouve évidemment la gestion des DPI par paliers ultra-fins de 50, mais c’est dans les réglages avancés que la Quasar 3S Ultima montre ses muscles. Le logiciel permet de jouer avec le Debounce Time (ajustable jusqu’à une valeur théorique de 0 ms pour une réactivité absolue) ou de calibrer la distance de soulèvement (LOD) entre 0,7 mm et 2 mm, évitant ainsi que votre curseur ne danse la samba quand vous replacez votre souris au centre du tapis. Le plus gros point fort reste sans doute la gestion de la mémoire interne. C’est un véritable soulagement : une fois que vous avez configuré vos profils, vos macros et votre taux d’interrogation, les réglages sont gravés dans le silicium de la souris. Vous pouvez alors désinstaller le logiciel avec la satisfaction du devoir accompli ou brancher votre souris sur n’importe quel autre ordinateur en tournoi : votre configuration vous suivra partout, sans cloud imposé et sans télémétrie intrusive qui vient espionner vos habitudes de clic. Simple, efficace, et redoutablement honnête.


🏆 Le verdict : On achète ou on passe ?
✅ Les points forts :
- Le rapport qualité/prix indécent : Composants de luxe pour 100 euros.
- La légèreté record : 46 g sur la balance.
- La finition « Full White » : Un design pur, élégant et premium.
- La fiche technique sans faille : PAW3950, switchs optiques, 8K Wireless.
- Le bundle ultra-généreux : Patins en verre et pochette velours brodée.
❌ Les points faibles :
- Le revêtement glissant : Les grips sont indispensables pour les mains moites.
- L’ergonomie exclusive : Trop petite pour les très grandes mains.
- Interface logicielle : Un design qui mériterait un sérieux coup de jeune.
La Hator Quasar 3S Ultima 8K est bien plus qu’une simple alternative économique ; c’est une démonstration de force brute qui vient gifler les idées reçues. En proposant une débauche technologique — capteur 3950, switchs optiques Kailh, 8 000 Hz natif — pour un billet de 100 euros, la marque ukrainienne ne se contente pas de suivre la tendance, elle s’impose comme le nouveau trublion du secteur, celui qui force les géants à justifier leurs tarifs parfois lunaires. Elle n’est certes pas parfaite — son revêtement peut s’avérer fuyant sans les grips et son logiciel semble tout droit sorti des archives d’un ingénieur nostalgique — mais l’essentiel est là : une précision chirurgicale, un poids plume de 46 grammes et une glisse aérienne. Si vous cherchez la performance pure, celle qui fait la différence en fin de partie, sans avoir à payer la « taxe de marque » habituelle, et que son format compact convient à votre prise, la Quasar 3S Ultima est un choix absolument incontournable. Hator vient de prouver que l’on peut atteindre les sommets de l’esport sans pour autant vider le compte en banque du joueur.
Une réussite éclatante qui mérite sa place sur n’importe quel tapis de souris exigeant.
❓ FAQ : Tout savoir sur la Hator Quasar 3S Ultima 8K
Le taux d’interrogation de 8000 Hz est-il vraiment utile pour tout le monde ? Il est surtout bénéfique pour les joueurs possédant un écran à haut taux de rafraîchissement (240 Hz ou 360 Hz) et un processeur récent. Il apporte une fluidité visuelle et une réduction de latence imperceptibles sur un écran 60 Hz standard.
La souris est-elle compatible avec les consoles (PS5 / Xbox) ? Oui, elle fonctionne en mode filaire ou via le dongle 2.4 GHz sur la plupart des consoles, bien que toutes les fonctionnalités logicielles ne soient accessibles que sur PC.
Est-ce que le revêtement blanc jaunit avec le temps ? Hator utilise un plastique ABS de haute qualité traité contre les UV, mais comme pour tout périphérique blanc, un nettoyage régulier avec un chiffon doux légèrement humide est recommandé pour éviter l’accumulation de résidus.
Quels sont les avantages des patins en verre fournis dans la boîte ? Les patins en verre offrent une friction quasi nulle. C’est idéal pour les jeux de tracking rapide (comme Apex Legends), mais cela demande un temps d’adaptation car la souris s’arrête moins « sec » que sur du PTFE classique.
Peut-on utiliser la souris pendant qu’elle charge ? Absolument. Elle passe automatiquement en mode filaire dès que vous connectez le câble USB-C fourni, tout en rechargeant la batterie.
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