Dans la charmante et très policée ville de Guildford, surnommée la ‘Silicon Valley’ britannique pour sa concentration de génies du code au mètre carré, un événement vient de briser la quiétude habituelle. Le studio indépendant Buzzin’ Games, un commando de trois développeurs dont l’équilibre mental reste à prouver, a décidé que sa première contribution à l’humanité ne serait pas une application de méditation, mais une plongée brutale dans la boucherie psychologique. Ils viennent d’officialiser leur tout premier titre : Rock, Paper, Severed.
Oubliez l’innocence des cours de récréation et les litiges réglés à l’amiable pour savoir qui héritera de la place du mort en voiture ou qui descendra les poubelles sous la pluie. Ici, chaque signe de la main n’est plus un simple jeu, mais un contrat faustien signé avec la douleur, où le hasard est remplacé par une terreur chirurgicale. Prévu pour 2026 sur PC via Steam, ce titre s’annonce déjà comme l’expérience horrifique la plus viscérale (et la moins recommandée par l’Ordre des Chirurgiens) de la décennie. C’est un avertissement sans frais : dans ce jeu, on ne gagne pas des points, on sauve ses phalanges.

Un concept tranchant… littéralement ✂️
Le principe de Rock, Paper, Severed est d’une simplicité désarmante, du moins jusqu’à ce que la première lame tombe. Vous prenez place à une table de bois vermoulu, dans une pièce où l’odeur de la sueur froide se mêle à celle du métal rouillé et du désinfectant bon marché, pour une partie de Pierre-Feuille-Ciseaux en apparence classique. Mais dans cette version dévoyée, la défaite ne signifie pas seulement « perdre la manche » : elle déclenche un mécanisme d’horlogerie précis qui transforme le plateau de jeu en un hachoir à viande personnalisé. Chaque erreur de jugement, chaque mauvais « read » de votre adversaire vous coûtera d’abord une phalange, puis un doigt entier, jusqu’à ce que votre main ne soit plus qu’un souvenir sanglant. Le gameplay transforme un jeu de hasard pur en une bataille psychologique étouffante où la gestion de vos « vies » devient une question de chair et d’os. Chaque amputation n’est pas qu’une simple pénalité visuelle : elle réduit littéralement vos options tactiques. Imaginez la panique cérébrale de devoir mimer « Ciseaux » quand il ne vous reste plus que le pouce et l’auriculaire, ou tenter de former une « Feuille » avec ce qui ressemble désormais à une fourchette tordue.
Cette spirale de stress crée une dynamique de « mort par mille coupures » : plus vous perdez de morceaux de vous-même, plus votre interface de jeu devient chaotique, instable et difficile à manipuler. Le son du couperet qui s’affûte entre chaque manche devient votre nouveau métronome, transformant chaque décision en un véritable tour de force pour votre santé mentale. C’est une gestion de ressources d’un nouveau genre, où le « Game Over » se lit sur votre moignon avant de s’afficher à l’écran.

Face à l’Entité : Le prix de l’absolution 👁️
Au cœur de cette expérience se dresse l’Entité, un hôte spectral et mystérieux qui préside la table de jeu avec une patience démoniaque. On ne vient pas s’asseoir face à lui par hasard, entre deux parties de solitaire. Chaque participant est un condamné, une âme en quête d’absolution cherchant désespérément à effacer les péchés d’un passé que l’on imagine peu glorieux. L’Entité ne demande pas d’argent ; elle demande de l’engagement, au sens le plus organique du terme.
L’Entité promet le pardon total, mais à un tarif prohibitif que ne renierait pas un usurier des enfers. Au fur et à mesure que les manches s’enchaînent et que le sang macule le tapis de jeu, des fragments de votre passé refont surface sous forme de visions hallucinatoires ou de dialogues cryptiques qui hantent l’arrière-plan. Vous ne jouez pas seulement pour garder votre index, mais pour reconstituer le puzzle de votre propre déchéance. La narration est ainsi intrinsèquement liée à votre performance : plus vous souffrez, plus vous en apprenez sur les raisons de votre présence dans ce lieu sans issue. C’est une thérapie de groupe, mais sans le café et avec beaucoup plus de bandages.

Un gameplay stratégique : Les outils du boucher 🧠
Ne faites pas l’erreur de croire que seule la chance vous sauvera du hachoir. Buzzin’ Games a injecté une profondeur stratégique via plusieurs mécaniques clés qui transforment le Chifoumi en un véritable jeu de gestion de crise :
- L’Arsenal des « Twisted Tools » : Le jeu propose une collection d’objets détournés (scalpels, vieux bandages, talismans, ou même des pièces truquées) pour manipuler les probabilités. Ces outils vous permettent de modifier le flux du jeu, de forcer l’adversaire à abattre ses cartes ou même de « tricher » avec la réalité pour sauver votre main. À utiliser avec parcimonie… car chaque outil a son propre prix caché.
- Lecture et Psychologie (Read or Be Read) : Pour survivre, vous devrez apprendre à lire les « tells » (les tics nerveux) de vos adversaires. L’Entité possède ses propres patterns, mais ses réactions évoluent selon votre style de jeu : elle apprend de votre peur. Le bluff devient votre meilleure armure, et feindre la confiance alors que vous n’avez plus qu’une chance sur trois de garder votre pouce est le cœur du frisson proposé par le jeu.
- Le Casting des Condamnés : Vous pourrez choisir parmi une galerie de personnages hauts en couleur (et souvent pâles de terreur), chacun ayant ses propres motivations, ses secrets et des capacités passives uniques qui influencent le gameplay. Leurs histoires s’entremêlent au fil des duels, rendant chaque « run » unique et de plus en plus troublante.

Mode Multijoueur : Découpez vos amis en toute amitié 🍕
Parce que l’horreur est un plat qui se déguste à plusieurs, Rock, Paper, Severed propose un mode multijoueur pouvant accueillir de 2 à 4 joueurs. Le concept est simple, mais d’une cruauté mathématique absolue : quatre entrent, un seul repart avec tous ses membres. C’est le moment précis où les amitiés de longue date s’effondrent plus vite qu’une tour de Jenga sur un volcan en éruption.
C’est l’occasion idéale de tester la solidité de vos liens amicaux à travers un prisme de trahisons systématiques. Imaginez la tension insoutenable autour de la table alors que vous essayez de deviner si votre meilleur ami va jouer la pierre pour sauver son majeur, ou s’il va rompre votre pacte secret pour vous voir perdre une phalange et ainsi éliminer un concurrent gênant. Le mode multijoueur introduit une dimension politique dérangeante : faut-il s’allier pour faire tomber le joueur qui a encore ses dix doigts, ou frapper le plus faible pour en finir vite ?
Dans ce mode frénétique, la perte de chaque doigt n’est pas seulement esthétique ; elle augmente radicalement votre niveau de stress visible à l’écran et réduit votre dextérité pour manipuler les fameux ‘Twisted Tools’ de votre inventaire. Essayez donc d’utiliser un talisman protecteur quand votre main ressemble à un moignon mal dégrossi. C’est le jeu de survie ultime pour décider qui doit payer la prochaine pizza… ou qui devra la manger à la paille parce qu’il n’a plus assez de doigts pour tenir une part. Les soirées entre amis ne seront plus jamais les mêmes une fois que vous aurez vu votre cercle social se réduire physiquement, phalange après phalange, dans un concert de rires nerveux et de cris d’agonie virtuelle.

Une campagne de lancement cryptique et interactive 🔍
Buzzin’ Games ne fait pas les choses à moitié pour sa communication. En plus du trailer de révélation qui offre un premier aperçu glaçant de l’Entité et de son fameux couperet, le studio a lancé un site web interactif : www.rockpapersevered.com.
Attention toutefois : le site est un véritable labyrinthe numérique truffé de messages codés, de rapports de police occultes et de secrets enfouis. Pour les déchiffrer, les joueurs devront scruter chaque image du trailer avec la précision d’un légiste, car un indice crucial y est caché. C’est une véritable chasse au trésor pour ceux qui souhaitent comprendre la mythologie du jeu avant même sa sortie officielle sur PC. Ceux qui parviendront à percer le code pourraient bien découvrir la vérité terrifiante derrière l’origine de l’Entité… ou simplement une nouvelle raison de faire des cauchemars.
Pourquoi surveiller Rock, Paper, Severed ?
- Réinvention d’un classique : Transformer le Chifoumi en cauchemar corporel est une idée aussi brillante que dérangeante.
- Profondeur narrative : Le système de fragments de passé promet une histoire riche, personnelle et terriblement sombre.
- Tension permanente : Avec chaque doigt représentant une barre de vie finie, l’enjeu est viscérale à chaque seconde. Le « Game Over » n’a jamais été aussi physique.
Rock, Paper, Severed est attendu pour 2026 sur Steam. Vous pouvez dès maintenant l’ajouter à votre Wishlist sur la plateforme de Valve pour ne rien rater des futures révélations. Un dernier conseil : profitez bien de vos dix doigts d’ici là, car une fois assis à la table de l’Entité, vous ne repartirez sans doute pas avec un « high-five ».
Prenez place. Jouez votre main. Mais n’espérez pas repartir indemne.
Questions Fréquemment Angoissantes (FAQ) 🩸
1. Quand pourrai-je enfin sacrifier mes phalanges virtuellement ? Le lancement de Rock, Paper, Severed est officiellement prévu pour le courant de l’année 2026. Vous avez donc encore un peu de temps pour vous entraîner à faire des ombres chinoises avant que cela ne devienne dangereux.
2. Sur quelles plateformes le jeu sera-t-il disponible ? Le titre est annoncé exclusivement sur PC via la plateforme Steam. Pour l’instant, aucune version console n’est prévue, sans doute parce qu’il est difficile de tenir une manette avec des bandages ensanglantés.
3. Le jeu est-il compatible avec la VR pour une immersion « totale » ? Ce n’est pas encore confirmé, mais Buzzin’ Games a précisé qu’ils préféraient que les joueurs gardent une certaine distance entre le couperet virtuel et leurs véritables doigts. Pour votre sécurité mentale (et physique).
4. Est-ce que perdre un doigt change vraiment le gameplay ? Absolument. Ce n’est pas qu’un effet visuel pour faire joli sur les captures d’écran. Moins vous avez de doigts, plus l’interface devient instable et plus vos options de « Twisted Tools » sont limitées. C’est le premier jeu où la barre de vie diminue en même temps que votre capacité à cliquer.
5. Puis-je jouer avec mon chat ou mon chien ? S’ils savent jouer « Feuille » sans sortir les griffes, pourquoi pas. Mais nous conseillons plutôt le mode multijoueur de 2 à 4 joueurs pour ruiner vos amitiés humaines de façon plus traditionnelle.
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