No Such Place : explorez, pillez et tentez de survivre dans un univers rétro-futuriste impitoyable où le meilleur silencieux pour votre fusil d’assaut de pointe est… un pot d’échappement de moto rouillé.
Soyons honnêtes deux minutes : parcourir les allées virtuelles du Steam Next Fest revient souvent à fouiller dans un vide-grenier géant sous acide. Entre les clones de clones de Vampire Survivors et les simulateurs de vie à la ferme qui se ressemblent tous, dégoter une vraie pépite demande du nez, de la patience et pas mal de café. Et pourtant, au milieu du bruit numérique, un intrus venu tout droit de Shenzhen fait un boucan d’enfer. Co-développé par le duo Crit Team et ChillyRoom, No Such Place est en train de réaliser un hold-up magistral. Ce top-down PvE extraction shooter (un jeu de tir d’extraction en vue du dessus, pour les intimes) vient de se hisser à la 12e place des démos les plus populaires de l’événement mondial de Valve sur PC. Un exploit d’autant plus dingue que le genre de l’extraction est d’ordinaire le terrain de jeu exclusif des esthètes du clavier-souris adeptes du masochisme militaire à la première personne.
Mais alors, pourquoi tout le monde s’y rue comme si c’était le dernier jour des soldes ? Est-ce encore un énième shooter générique où l’on maintient le clic gauche enfoncé en avançant tout droit ? Loin de là. Le titre parvient à marier l’exigence tactique d’un Escape from Tarkov avec une esthétique rétro craspeuse, une physique des tirs ultra-satisfaisante et une ambiance d’entreprise absurde absolument délicieuse. Préparez vos badges de sécurité, signez cette décharge de responsabilité de douze pages écrite en caractères de taille 2 qui stipule que votre corps appartient désormais à la science, et bienvenue à l’U.R.C.
- 🏢 Rejoignez l’U.R.C. : Une mutuelle inexistante, mais de superbes perspectives de carrière (post-mortem)
- 🔧 Le Gunsmith System : Le paradis des MacGyver de l'apocalypse
- 📦 Progressez, gérez vos déchets et bénissez la sainte logistique
- 👥 Seul dans le noir, ou à quatre pour partager la panique sur Discord
- 🚀 Rejoignez l'opération dès maintenant !
- ❓ FAQ (Ou : Comment survivre à votre période d'essai sans perdre un membre)


🏢 Rejoignez l’U.R.C. : Une mutuelle inexistante, mais de superbes perspectives de carrière (post-mortem)
Dans No Such Place, oubliez d’entrée de jeu vos fantasmes de héros bodybuildé au menton carré venu sauver la veuve et l’orphelin. Ici, vous incarnez un agent jetable — poliment appelé « collaborateur contractuel externe sous contrat d’apprentissage à risque maximal » — au service de l’U.R.C. (Unknown Research Consortium). Cette méga-corporation, d’une opacité qui ferait passer les pires multinationales de la tech pour des congrégations de moines bouddhistes, s’est donné pour mission d’étudier et de piller des « anomalies » que les gouvernements terrestres ont préféré effacer de l’Histoire à coups de Tipp-Ex et de menaces de mort.
Votre quotidien ? Être balancé sans ménagement via des portails instables dans des « Fragments Dimensionnels », des zones géographiques déchirées où la physique a manifestement posé un congé maladie sans certificat médical. Les destinations de vos futurs séjours professionnels incluent des lieux de vacances idylliques :
- Les avant-postes militaires abandonnés : Des dédales de béton armé où de vieilles tourelles automatiques rouillées, mais toujours alimentées, tirent à vue sur tout ce qui possède un battement de cœur ou une signature thermique.
- Les complexes de recherche condamnés : Des laboratoires labyrinthiques plongés dans une brume verdâtre persistante qui sent fort le soufre, le chlore et le cancer des poumons à court terme, où les expériences ratées errent encore dans les couloirs.
- Les forêts mystiques en feu : Des zones boisées bloquées dans un incendie éternel qui refuse de s’éteindre, défiant toute logique thermodynamique, où les arbres calcinés semblent vous observer.
- Les toundras d’altitude glaciales : Des déserts de neige où le simple fait de retirer vos gants tactiques pour crocheter une caisse de munitions rouillée peut vous coûter trois doigts à cause des gelures en moins de dix secondes.
La feuille de route que vous donne votre superviseur (confortablement assis derrière son bureau blindé à l’abri des radiations) est d’une simplicité enfantine, bien que la direction décline toute responsabilité en cas de vaporisation spontanée :
- L’infiltration : Matérialiser votre carcasse dans la zone sans vous faire découper par une anomalie gravitationnelle ou une patrouille hostile dès la première seconde de jeu.
- La survie active : Éviter les créatures mutantes locales (qui ont tendance à avoir trop d’yeux, pas assez de manières, et une fâcheuse tendance à charger en meute), mais aussi les mercenaires de factions rivales très énervés, et des clochards célestes devenus complètement fous à force de regarder le vide dimensionnel dans les yeux pendant trop longtemps.
- Le pillage intensif : C’est le cœur du métier. Vous devez fourrer dans votre sac à dos tout ce qui a la moindre valeur marchande ou scientifique. Des reliques anciennes qui vibrent bizarrement, des documents confidentiels chiffrés que l’U.R.C. revendra au plus offrant, des échantillons biologiques bizarres qui gigotent encore dans leur bocal de formol fêlé… Tout est bon à prendre, du moment que ça rentre dans les cases de votre inventaire.
- L’extraction : Courir comme un dératé vers la zone d’évacuation avant que le compte à rebours de la dimension n’atteigne zéro. Si le chrono tombe à sec alors que vous êtes encore sur place, le Fragment se referme et votre dossier RH est définitivement classé dans la corbeille.
Si vous mourez ? Pas de panique pour l’économie globale : l’U.R.C. se contentera de mettre à jour son fichier Excel, de rayer votre nom et de recruter un autre stagiaire impatient de garnir son CV de compétences « clés en milieu hostile ». C’est ça, la magie du monde de l’entreprise moderne.

🔧 Le Gunsmith System : Le paradis des MacGyver de l’apocalypse
C’est le gros morceau du jeu, la feature qui va vous faire passer des heures entières dans les menus à bafouer allègrement tous les traités internationaux sur l’armement réglementaire. Dans No Such Place, le système « Gunsmith » (la personnalisation des armes) pousse le concept du bricolage de l’extrême à un niveau de génie presque ridicule. Ici, on oublie les rails tactiques de l’OTAN haut de gamme et les pièces d’usine homologuées à prix d’or. Votre meilleur ami est un rouleau de ruban adhésif d’électricien, une scie à métaux et une bonne dose d’inconscience. Le jeu vous permet de démonter presque intégralement n’importe quelle arme pour en combiner les morceaux sans aucune barrière logique ou historique. Vous voulez quelques exemples validés par le département Recherche & Développement de l’U.R.C. ?
- Le silencieux « Système D » : Souder un pot d’échappement de moto rouillé au bout du canon d’un fusil d’assaut de pointe. C’est lourd, c’est incroyablement moche, ça ruine totalement l’équilibrage de l’arme et votre visée, mais ça étouffe le bruit de vos tirs de 5.56mm de manière étonnamment efficace. Pratique pour ne pas réveiller toute la faune locale.
- L’anachronisme tactique : Monter une lunette de visée en laiton du XIXe siècle, volée dans un musée ou un Fragment victorien, sur un fusil d’assaut militaire ultra-moderne. C’est le combo parfait pour loger une balle de précision entre les deux yeux d’une goule radioactive avec la distinction d’un gentleman de l’époque industrielle.
- L’hérésie balistique : Forcer un chargeur de fusil corrompu par l’énergie du vide dans le pistolet de poing de calibre 9mm que vous trimballez depuis vos débuts. Ça ne devrait pas rentrer, les lois de la physique disent non, mais avec assez de scotch et de foi, ça tire.
⚠️ Attention aux effets secondaires (la clause de non-responsabilité de l’U.R.C.)
Mais attention, car le jeu introduit une mécanique délicieusement perverse : la corruption violette sombre. À force d’utiliser des pièces d’armes trouvées dans les dimensions altérées ou de tirer des munitions non conventionnelles, d’étranges motifs géométriques violets et lumineux vont commencer à ramper le long du métal de votre flingue de Frankenstein. Dès que cette corruption s’installe, les fiches techniques d’usine et les statistiques de base ne veulent plus rien dire. Vous faites alors face à un dilemme digne d’une roulette russe spatio-temporelle :
- Option A (Le miracle d’ingénierie) : Votre pétoire devient une arme de destruction massive, tirant des salves d’énergie pure ou des projectiles perforants capables de vaporiser un blindé de mercenaires en une demi-seconde.
- Option B (L’accident de travail) : Le mécanisme de retour des gaz est corrompu. Au premier tir de votre arme modifiée, celle-ci vous explose littéralement à la figure, réduisant votre agent à l’état de flaque de viande carbonisée et de morceaux de plastique fondu sur le carrelage.
Petit rappel de la direction : Le port de lunettes de protection en plastique transparent fournies lors de votre embauche est fortement recommandé, même s’il s’avère totalement inutile face à une défection thermonucléaire de poche.


📦 Progressez, gérez vos déchets et bénissez la sainte logistique
Si vous faites partie des miraculés qui parviennent à s’extirper d’une zone hostile avec un sac à dos plein à craquer, les rotules intactes et les deux bras encore attachés à votre tronc, le travail ne fait pourtant que commencer. No Such Place propose un système de progression organique particulièrement intelligent qui rappelle les meilleures heures des RPG à l’ancienne : vos agents s’améliorent uniquement en pratiquant.
- Vous passez la moitié de votre mission à détaler comme un lapin pour fuir des monstruosités mutantes ? Votre jauge d’endurance maximale augmente, vos muscles s’adaptent, et vous courez plus vite et plus longtemps lors de la session suivante.
- Vous aimez le contact rugueux et préférez briser des nuques au corps-à-corps plutôt que de gaspiller des balles ? Votre force physique grimpe, vous permettant de transporter des sacs bien plus lourds sans souffrir de pénalités de mouvement majeures.
- Vous tirez des milliers de munitions à la minute comme un cowboy du dimanche ? Votre contrôle du recul s’abreuve, stabilisant la dispersion de vos tirs ultérieurs.
De retour à votre planque (la Safe House), le jeu prend une tournure presque thérapeutique pour tous les maniaques du rangement compulsif. Vous faites face à une grille d’inventaire stricte où chaque objet prend une place bien précise (les amateurs de Tetris ou de Resident Evil 4 vont adorer). Vous allez devoir nettoyer, réparer, trier et recycler méthodiquement vos trouvailles :
- L’entretien des pétoires : Ne négligez jamais l’état de vos armes. Une culasse encrassée ou un canon déformé qui s’enraye en plein duel face à un boss de zone équivaut généralement à un aller simple pour la morgue de l’U.R.C.
- L’amélioration des infrastructures : Votre planque de départ est un squat miteux et humide. À force d’y ramener des composants électroniques, des générateurs portatifs et des outils de précision, vous allez pouvoir y installer un lit décent pour améliorer votre vitesse de récupération passive, un laboratoire de chimie pour synthétiser vos propres kits de soin de haute qualité, ou un établi d’armurier digne de ce nom.
- La valorisation des déchets : Dans No Such Place, la logistique est une arme. Un tas de ferraille inutile en apparence ou un circuit imprimé grillé sont en réalité des ressources inestimables pour fabriquer le clou ou le boulon qui consolidera votre prochaine arme de fortune. Rien ne se perd, tout se transforme, tout sert à grappiller un pourcent de survie supplémentaire dans l’abysse.



👥 Seul dans le noir, ou à quatre pour partager la panique sur Discord
Si vous commencez à développer un début d’ulcère à l’idée d’explorer ces fragments dimensionnels obscurs en solo, armé d’une simple lampe torche dont les piles faiblissent à vue d’œil, rassurez-vous. La démo de No Such Place intègre un mode coopératif en ligne jusqu’à 4 joueurs. Sur le papier, partir en mission avec trois collègues de l’U.R.C. est l’occasion parfaite d’établir de superbes tactiques militaires : tirs croisés, couverture mutuelle lors des phases de piratage de terminaux, et partage équitable des ressources de soin. Dans la réalité de vos salons vocaux Discord, cela va surtout se résumer à des débats houleux et des hurlements de panique pour savoir qui a le droit légitime de ramasser le dernier rouleau de gros scotch légendaire alors qu’une horde de chiens mutants enragés est en train de défoncer la porte de votre unique sortie.
Néanmoins, surveiller les arrières de vos camarades n’est pas une simple preuve d’amitié chrétienne ici : c’est une nécessité biologique absolue. Si vous tombez au combat, vous aurez besoin de vos partenaires pour traîner physiquement votre corps inanimé et lourdement chargé de butin jusqu’à la navette d’extraction avant la fermeture du portail. Autrement dit, si vous mourez, ils perdent leur couverture, et si vous survivez, they gardent une chance d’obtenir leur part du gâteau. Un esprit d’équipe purement transactionnel, tout à fait dans la charte éthique de l’U.R.C.

🚀 Rejoignez l’opération dès maintenant !
La démo de No Such Place est entièrement gratuite et disponible dès maintenant sur PC via la plateforme Steam. Et voici la très bonne surprise réservée par les développeurs : toutes vos données de sauvegarde, votre équipement méticuleusement accumulé et votre progression globale durant cette période de démo seront intégralement transférés vers le jeu complet lors de sa sortie officielle, prévue pour la fin de l’année 2026. Autant dire que vous n’avez absolument aucune excuse professionnelle valable pour ne pas commencer à faire vos preuves auprès de la direction générale de l’U.R.C. dès ce soir. Préparez vos assemblages d’armes les plus idiots, dites adieu à votre cycle de sommeil et jetez-vous à corps perdu dans l’abysse dimensionnel. Le rendement n’attend pas.
❓ FAQ (Ou : Comment survivre à votre période d’essai sans perdre un membre)
Pour vous éviter d’avoir à harceler le département des Ressources Humaines de l’U.R.C. (qui a une fâcheuse tendance à répondre à coup de fusil à pompe), nous avons compilé les réponses aux questions les plus fréquemment posées par les nouveaux contractuels.
Q : Est-ce que je peux explorer les dimensions en solo ou dois-je forcément recruter des boulets sur Discord ?
R : L’U.R.C. respecte votre misanthropie et votre absence totale de vie sociale. Le jeu est entièrement jouable en solo. L’ambiance y est d’ailleurs beaucoup plus pesante, immersive et propice aux micro-arrêts cardiaques. En revanche, gardez à l’esprit que si vous vous faites surprendre par une anomalie gravitationnelle ou une patrouille de mercenaires en solo, personne ne sera là pour ramasser vos morceaux et sécuriser votre précieux butin. C’est un choix de carrière hautement risqué, mais ô combien gratifiant.
Q : Ma progression et mes précieux déchets accumulés durant la démo seront-ils sauvegardés pour la sortie officielle ?
R : Oui ! Pour une fois que la direction ne tente pas de voler vos heures supplémentaires. Les développeurs ont confirmé que l’intégralité de vos données de sauvegarde (armes de Frankenstein personnalisées, améliorations de votre planque et niveau de vos agents) sera transférée sans perte vers le jeu complet lors de son lancement officiel sur Steam. Vous pouvez donc poncer la démo dès maintenant sans craindre que vos efforts ne soient réduits à néant.
Q : C’est quoi cette histoire de « corruption violette » sur les flingues ? C’est dangereux pour la santé ?
R : Sur le plan de l’efficacité militaire : c’est formidable. Vos tirs gagnent des propriétés physiques absurdes et destructrices. Sur le plan médical : vos jours sont comptés et vous devriez probablement éviter de vous approcher d’un compteur Geiger. Lorsque votre arme brille en violet, elle s’affranchit des lois de la physique. Elle peut devenir l’arme ultime… ou vous exploser entre les mains au premier coup de gâchette. L’U.R.C. rappelle que la perte d’une main ou d’une cornée n’ouvre pas droit à une indemnisation.
Q : Faut-il posséder un supercalculateur quantique pour faire tourner la démo de No Such Place ?
R : Absolument pas. Grâce à sa vue de dessus astucieuse et sa direction artistique rétro pixelisée très soignée, le jeu est particulièrement clément avec votre configuration matérielle. Un PC de milieu de gamme vieux de quelques années fera tourner l’action à un taux fluide de 60 images par seconde (FPS) sans le moindre problème. Votre ordinateur ne souffrira donc d’aucune surchauffe anormale, contrairement à votre propre cerveau lorsque vous tenterez de fuir une horde de mutants à court de munitions.
Q : Le jeu complet sera-t-il payant et quand est-ce qu’on signe le contrat final ?
R : Le jeu complet sortira à la fin de l’année 2026 sur PC. Son prix exact n’a pas encore été communiqué par le Comité Conjoint de l’U.R.C., mais la démo actuelle est 100 % gratuite. Vous pouvez donc commencer à sacrifier votre santé mentale dès ce soir sans débourser le moindre centime.
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