SHINOBI: Art of Vengeance : Le retour sanglant du roi des ninjas sur Switch 2 le 24 septembre 🩸🎮

SHINOBI: Art of Vengeance

C’est le genre d’annonce qui fait instantanément briller les yeux des quadras nostalgiques, ceux-là mêmes qui ont ruiné leur tirelire en glissant des pièces de 10 francs dans les bornes d’arcade d’époque ou qui ont cramé leur rétine sur le tube cathodique familial en jouant à la Megadrive. On parle d’un temps où SEGA ne faisait pas de cadeaux et où la mort dans un jeu vidéo signifiait un retour immédiat à l’écran-titre, sans chichi ni points de passage de courtoisie. C’est donc avec un mélange de respect sacré et de sueur froide que l’on accueille la nouvelle : SEGA of America et les orfèvres parisiens de chez Lizardcube (déjà responsables des résurrections miraculeuses de Wonder Boy et Streets of Rage 4) viennent de cracher le morceau. Le redoutable SHINOBI: Art of Vengeance s’apprête à faire son entrée fracassante sur la Nintendo Switch 2 le 24 septembre 2026.

Disponible aussi bien en version physique parfum plastique nostalgique dans nos rayons qu’en version numérique à télécharger sur l’eShop, le titre ouvre d’ores et déjà ses précommandes pour les plus impatients. Un an après le lancement de la console hybride de Nintendo, qui a désormais fait ses preuves dans nos salons et nos sacs à dos, ce portage ne relève pas de la simple paresse éditoriale. C’est une véritable profession de foi technique. Le jeu d’action en 2D, qui a déjà essoré les nerfs et les pouces des joueurs sur les autres machines du marché, s’annonce ici d’une fluidité impitoyable, prouvant que la petite machine de Nintendo en a sérieusement sous le capot pour afficher des milliers de sprites dessinés à la main sans cracher ses poumons.

🏯 Le pitch : Joe Musashi et le syndrome du retour de vacances foiré

Si vous pensiez passer une mauvaise rentrée de septembre, dites-vous que ce n’est absolument rien à côté du lundi au soleil que s’apprête à vivre Joe Musashi. Dans SHINOBI: Art of Vengeance, le grand maître incontesté du clan ninja Oboro rentre tranquillement d’une longue retraite spirituelle loin du bruit et de la fureur du monde. L’espoir d’un repos bien mérité s’envole dès la colline surplombant son village natal : ce dernier n’est plus qu’un tas de cendres fumantes. Pire encore, les membres de sa famille et de son clan n’ont pas simplement été éliminés, ils ont été littéralement pétrifiés par une entité mystique obscure. Un procédé d’annihilation certes original, mais franchement discriminant pour les barbecues de fin d’été.

Plutôt que de contacter son assureur pour déclarer le sinistre ou d’entamer une thérapie de groupe, Joe décide de faire ce qu’il sait faire de mieux : enfiler son iconique écharpe rouge qui flotte au vent contre toutes les lois de la gravité, empoigner son katana légendaire et partir découper absolument tout ce qui se dresse sur sa route. Le scénario respecte à la lettre le cahier des charges des jeux d’arcade des années 80 et 90. Pas de fioritures philosophiques ici, mais un prétexte en or pour un road-trip d’une violence esthétique rare à travers un Japon féodal fantastique où les démons folkloriques côtoient les technologies militaires les plus improbables.

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    ==|_i_i_i_i_i_i_i_i_i_i_i_i_i_i_i_i_i_i_i_i_|  <- Le Katana Oborozuki
                                                   (Garanti 100% anti-pétrification)
SHINOBI: Art of Vengeance

🎨 L’orfèvrerie Lizardcube : Quand la 2D traditionnelle donne une leçon aux polygones 🖌️

Après avoir ressuscité avec brio les rues crasseuses de Streets of Rage 4 et sublimé la nostalgie de Wonder Boy: The Dragon’s Trap, le studio parisien Lizardcube prouve à nouveau sa suprématie dans le domaine de la 2D. Oubliez le pixel-art facile ou les textures lissées à la va-vite. Ici, chaque sprite, chaque brin d’herbe qui ondule sous la tempête, chaque goutte de sang et chaque pli de l’écharpe de Joe a été dessiné à la main, image par image, par des animateurs passionnés. Visuellement, le titre donne l’impression de contrôler un long-métrage d’animation japonais particulièrement sanglant des années 90, avec une fluidité et une dynamique moderne. Mais la véritable rupture avec la trilogie d’époque réside dans sa structure. Finie la progression purement linéaire en ligne droite où l’on se contente de marcher de gauche à droite. SHINOBI: Art of Vengeance lorgne ouvertement du côté du Metroidvania. Le Japon féodal dépeint ici est un immense labyrinthe interconnecté. Le joueur doit explorer des temples suspendus, des cavernes volcaniques et des forteresses high-tech, tout en débloquant des capacités de mouvement indispensables pour progresser. Le double saut classique, la course murale ou encore le grappin permettent d’ouvrir de nouveaux chemins auparavant inaccessibles.

La liberté d’approche est totale : vous pouvez aborder une salle remplie de ninjas ennemis en la jouant infiltration, en usant des ombres et du décor pour des exécutions discrètes, ou foncer dans le tas en comptant uniquement sur vos réflexes pour dévier les shurikens adverses au sabre.

🎮 Quoi de neuf sur la mouture Nintendo Switch 2 ? 📺

Pour bien comprendre l’intérêt de cette version, il faut remonter un an en arrière. Lors de sa sortie initiale en août 2025 sur PlayStation 4, PlayStation 5, Xbox One, Xbox Series X|S, Steam (sur PC) et sur la première Nintendo Switch, le titre avait reçu un accueil critique dithyrambique. Néanmoins, la version pour la première console hybride de Nintendo accusait le coup techniquement. Lors des affrontements de boss les plus massifs, ou lorsque Joe déclenchait ses magies Ninpô saturées d’effets de particules et de flammes, le framerate avait la fâcheuse tendance à s’effondrer sous la barre syndicale des 30 images par seconde. Une hérésie pour un jeu exigeant un timing d’exécution chirurgical.

La mouture développée spécifiquement pour la Nintendo Switch 2 (qui souffle déjà sa première bougie) corrige définitivement le tir et remet les pendules à l’heure :

  • Une netteté absolue en toutes circonstances : Le jeu tourne dans une résolution impeccable en mode portable sans aucun effet de flou dynamique, et grimpe jusqu’à une définition 4K d’une propreté chirurgicale une fois la console installée confortablement sur son dock de salon.
  • Le 60 FPS verrouillé : Essentiel pour un titre où la parade parfaite (le parry) s’effectue sur une fenêtre d’à peine quelques frames. Que l’écran soit surchargé d’ennemis, d’explosions ou de sortilèges géants, l’action reste d’une fluidité de cristal.
  • Une version physique « Zéro Téléchargement » : C’est la bonne surprise pour les collectionneurs. Contrairement à la mode actuelle des boîtes vides ou des cartouches contenant seulement 10 % du jeu, la version physique de la Nintendo Switch 2 embarque l’intégralité de l’aventure, ainsi que l’ensemble des patchs d’équilibrage et de confort sortis au cours de l’année passée. Vous insérez la cartouche, et vous jouez. Directement.

👹 Le DLC « SEGA Villains » : Le grand n’importe quoi nostalgique qui fait plaisir 🎢

Commercialisé au tarif très honnête de 29,99 € dans son édition standard, le jeu s’offre également une Édition Deluxe physique et numérique. Le gros morceau de cette édition est sans conteste l’intégration directe du DLC Niveau Méchants SEGA. Un ajout totalement anachronique et jubilatoire où Joe Musashi doit affronter trois figures légendaires du catalogue de l’éditeur, redessinées pour l’occasion par la patte artistique inimitable de Lizardcube :

  1. Le Dr. Eggman (Sonic the Hedgehog™) : Le némésis de Sonic délaisse ses usines de robots pour affronter notre ninja à bord d’un mécha géant au look steampunk particulièrement crasseux. Un combat de boss vertical qui demande d’utiliser le grappin et les rebonds sur les murs pour atteindre le cockpit du savant fou.
  2. Goro Majima (Like a Dragon™ / Yakuza™) : Le mythique « Chien fou de Shimano » subit une distorsion temporelle pour se retrouver en plein Japon féodal. Armé de sa dague réglementaire, il propose un duel d’escrime d’une rapidité folle, alternant esquives imprévisibles, ripostes démoniaques et répliques grinçantes. Un grand moment de n’importe quoi scénaristique, mais un pur régal de gameplay.
  3. Death Adder (Golden Axe™) : Le tyran sanguinaire à la hache géante revient pour un combat lourd, punitif et sans pitié. Ici, pas de place pour l’erreur : chaque coup de hache esquivé de justesse fait trembler l’écran, et la moindre erreur d’inattention videra la moitié de votre barre de vie en un millième de seconde.

Pour couronner le tout, l’édition Deluxe physique propose des goodies de très bonne facture, loin des éditions collector low-cost : un artbook cartonné de 80 pages détaillant les recherches graphiques de Lizardcube et un set de cartes transparentes représentant les différents personnages du jeu.

⚔️ Le verdict : Faut-il craquer le 24 septembre ? ⚖️

Les Points Forts 👍Les Points Faibles 👎
La direction artistique de Lizardcube (chaque tableau est une véritable peinture en mouvement, les animations sont à tomber par terre).La difficulty old-school sans compromis (les habitués du mode « facile » risquent de jeter leur console contre le mur le plus proche).
La précision chirurgicale des contrôles (l’input lag est inexistant, rendant chaque mort entièrement de votre responsabilité).Le pauvre Joe Musashi qui ne pourra jamais prendre sa retraite tranquillement dans une cabane au Canada.
Le crossover improbable du DLC (affronter Majima avec un sabre de ninja vaut à lui seul le détour).Certains sauts millimétrés au-dessus de pics mortels qui demandent une précision de neurochirurgien.

En résumé : Que vous ayez saigné les opus originaux dans les salles d’arcade enfumées ou que vous cherchiez simplement un excellent jeu d’action-plateforme exigeant et gratifiant pour votre console hybride sortie l’année dernière, SHINOBI: Art of Vengeance s’impose comme l’achat indispensable de cette rentrée.

Préparez vos shurikens, aiguisez vos réflexes, et armez-vous de patience : la vengeance est un plat qui se mange très chaud le 24 septembre !

❓ FAQ: Pour ceux qui ont séché les cours de Ninjutsu 🎴

Q : Est-ce que le jeu est aussi difficile que les versions d’époque sur borne d’arcade ?

R : Oui et non. Oui, car vous allez mordre la poussière. Les ennemis tapent fort, les boss n’ont aucune empathie pour votre jauge de vie et certains sauts au-dessus de pics acérés demandent une précision digne d’un horloger suisse sous caféine. Non, car Lizardcube a eu la décence d’intégrer des points de passage (les fameux checkpoints) intelligents et des sauvegardes automatiques. Vous mourrez souvent, mais vous ne repartirez pas du tout début du jeu en pleurant votre race. C’est ce qu’on appelle la « difficulté bienveillante ».

Q : J’ai déjà fini le jeu sur Nintendo Switch (première du nom), quel est l’intérêt de racheter cette version sur Nintendo Switch 2 ?

R : En dehors de l’envie irrépressible de soutenir l’économie française et l’artisanat de Lizardcube, l’intérêt est avant tout oculaire. Sur la première Nintendo Switch, le jeu souffrait de ralentissements fâcheux dès que trois étincelles et deux ninjas apparaissaient à l’écran. Sur Nintendo Switch 2, le 60 images par seconde est tellement solide qu’on pourrait s’en servir pour couper du bois. Le flou artistique en mode portable a disparu, laissant place à une netteté qui rend enfin justice aux milliers de dessins faits à la main.

Q : Faut-il une connexion internet pour jouer à la version physique ou est-ce encore un coup fourré ?

R : C’est le miracle de cette édition. Contrairement à la fâcheuse tendance actuelle de vendre des boîtes en plastique contenant un simple code de téléchargement ou une cartouche vide à 90 %, la cartouche de la version Nintendo Switch 2 contient l’intégralité du jeu. Pas de téléchargement obligatoire de 45 Go au premier démarrage, pas besoin de Wi-Fi dans le train. Vous insérez le plastique, Joe Musashi s’anime. C’est de l’archéologie vidéoludique moderne, et ça fait du bien.

Q : Est-ce qu’on peut incarner Goro Majima ou le Dr. Eggman dans le jeu ?

R : Doucement sur les substances illicites. Le DLC s’appelle Niveau Méchants SEGA, pas Super Smash Bros. Ninja. Ces personnages légendaires sont là pour vous servir de boss de fin de niveau d’anthologie, pas pour faire les marioles en écharpe rouge. Vous allez devoir les affronter et subir leur courroux, ce qui est déjà un immense privilège en soi.

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By Domi

Accro à la pop culture et armé d'un humour aussi affûté qu'un sabre laser, je suis votre guide dans l'univers fascinant de La Pause Geek. 🕹️👾Des dernières sorties de jeux vidéo aux théories les plus folles sur vos séries préférées, je décortique tout avec un œil aiguisé et une plume légère. Attendez-vous à des analyses approfondies, des critiques honnêtes et une bonne dose de second degré. 🤓Ma mission ? Vous informer, vous divertir et vous faire sourire, même quand votre personnage préféré meurt (encore une fois). Parce que la vie est trop courte pour ne pas prendre une pause geek de temps en temps. 😉Alors, installez-vous confortablement, prenez une boisson énergisante (ou un thé, si vous êtes plutôt du genre hobbit) et plongez dans l'univers de La Pause Geek. L'aventure ne fait que commencer ! 🚀

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