Monster Fantasy : Le RPG hybride où l’on dégomme des dragons entre deux séances de jardinage 🐉🍅

Monster Fantasy

Monster Fantasy, c’est le genre de projet un peu fou qui naît d’une saine crise existentielle de développeurs. Si votre rêve le plus fou est de terrasser un dragon cracheur de feu millénaire avant de rentrer fignoler la décoration de votre salon de thé en mode Chibi, Jotoyo Games a entendu vos prières. Présentation d’un titre qui refuse catégoriquement de choisir entre l’adrénaline pure et la tisane au coin du feu.

Il y a des jours où l’industrie du jeu vidéo décide d’arrêter de nous imposer des choix cornéliens. Pourquoi notre cœur devrait-il constamment balancer entre la tension millimétrée d’un affrontement de boss survolté et la paix intérieure absolue d’une fin d’après-midi à trier ses navets ? C’est de ce constat qu’est né Monster Fantasy, le tout nouveau projet du jeune studio indépendant chinois Jotoyo Games. Prévu sur PC, ce RPG premium doublé d’un simulateur de vie cherche actuellement à valider ses ambitions de grandeur via une campagne de financement participatif sur Kickstarter. Porté par une équipe de 20 vétérans de l’industrie basés à Chengdu (la capitale mondiale du panda et, visiblement, des mélanges de genres improbables), le jeu s’est déjà offert un joli moment de gloire. En début d’année, une vidéo pré-alpha de trente secondes montrant un combat dynamique a fuité sur la plateforme vidéo asiatique Bilibili. Résultat ? Plus d’un million de vues en un claquement de doigts, des dizaines de milliers de partages et un débat enflammé sur l’identité de cet « OVNI » vidéoludique. Aujourd’hui, l’équipe passe aux choses sérieuses en dévoilant enfin l’univers complet, les mécaniques profondes et les détails de ce titre aussi mignon que redoutable.

⚖️ Le grand écart philosophique : de la fureur pure au plaid chaleureux

Le pitch de Monster Fantasy tient sur un post-it presque absurde : diviser l’expérience de jeu en deux grands modules totalement autonomes (le combat de haut vol et la simulation bucolique) qui ne s’étouffent pas l’un l’autre, mais collaborent intelligemment. Ici, la liberté n’est pas un vain mot marketing. Vous faites une allergie cutanée à l’idée d’aller traquer des bêtes à cornes ? Vous voulez ignorer royalement l’intrigue géopolitique complexe du Royaume d’Eldoras pour passer 150 heures à pêcher le gardon, touiller des potions de grand-mère et fabriquer des chaises de jardin en rotin pour votre cottage ? C’est totalement viable. Le jeu intègre une progression croisée : toutes les activités de simulation de vie génèrent des ressources et de l’expérience, vous permettant de faire avancer l’intrigue globale sans jamais avoir à brandir une épée. Vous pouvez littéralement financer votre équipement de fin de jeu ou débloquer de nouvelles zones en vendant vos stocks de confitures artisanales. À l’inverse, si vous jouez en mode prédateur solitaire, allergique à la moindre binette et déterminé à éradiquer la faune locale sans jamais planter une seule graine de tomate, le jeu respectera votre soif de sang. Vous pourrez vivre comme un mercenaire nomade, en vendant le produit de vos chasses pour acheter ce dont vous avez besoin. Cerise sur le gâteau pour les allergiques à la solitude : cette campagne se savoure aussi bien en solo qu’en coopération en ligne avec vos potes.

Le fondateur du studio, Allan Xai, résume cette philosophie de réconciliation nationale avec une poésie qui tranche presque avec la violence des combats de boss :

« Notre ambition est de briser la barrière entre les jeux d’action et les jeux « cozy ». Nous voulons créer un monde où les joueurs d’âges, de niveaux et de préférences différents peuvent tous trouver leur propre plaisir. […] Nous espérons que le jeu pourra devenir un refuge émotionnel tranquille, offrant un moment de paix aux joueurs fatigués ou submergés. »

Un « refuge émotionnel » où l’on peut tout de même démembrer des hydres géantes à plusieurs, rappelons-le. C’est le concept de la thérapie par la bagarre, et on valide fort.

🦊 Eldoras : Un safari mignon (mais extrêmement mortel)

Après avoir façonné votre avatar de la tête aux pieds grâce à un outil de personnalisation assez complet, vous serez jeté dans le vaste Royaume d’Eldoras. Visuellement, le titre adopte une direction artistique Chibi (personnages à grosse tête et petits corps) absolument adorable. C’est un choix esthétique malin : cela minimise le traumatisme psychologique de voir son personnage se faire piétiner par un monstre géant. Sur votre chemin, vous croiserez des créatures légendaires majestueuses comme le Renard à Neuf Queues, le très rapide Griffon ou l’incontournable Dragon de Feu. Mais ici, pas de gâchis : une fois ces monstres vaincus au terme d’affrontements acharnés, vous pouvez les apprivoiser. Vos nouveaux compagnons de route ne serviront pas uniquement à décorer votre profil ou à poser sur vos captures d’écran :

  • Un cycle de vie réel : Vos monstres ne restent pas figés dans leur bocal. Ils vieillissent au fil du temps, grandissent physiquement et débloquent de nouvelles compétences actives et passives à mesure qu’ils mûrissent. Le petit oisillon mignon finira par devenir un prédateur imposant.
  • Des montures de guerre : Traverser les plaines d’Eldoras à pied, c’est fatiguant. C’est tout de suite plus stylé quand on peut chevaucher son griffon de combat pour fondre sur ses proies depuis les airs.
  • Une vraie écologie dynamique : Le comportement des monstres dépend entièrement de l’heure (cycle jour/nuit) et de la météo. Un dragon de feu sera par exemple beaucoup plus féroce et infligera des brûlures dévastatrices sous un soleil de plomb, tandis qu’une pluie battante pourrait affaiblir ses flammes mais rendre ses déplacements totalement imprévisibles sur un sol boueux. Il faudra étudier vos cibles avant de partir à la chasse sous peine de finir carbonisé.

🥖 L’option « Recruter un villageois » (à vos risques et périls)

Pour vous épauler dans vos pérégrinations à travers Eldoras, vous pourrez sympathiser avec les habitants des villages voisins et les convaincre de prendre les armes à vos côtés. Cependant, Jotoyo Games introduit ici une mécanique pleine de réalisme humoristique : tous les villageois ne sont pas nés pour être des guerriers. Si vous décidez d’emmener le boulanger octogénaire ou le poète hypocondriaque du coin pour affronter un Dragon de Feu, ne venez pas pleurer si votre ligne de front s’effondre en trois secondes. Pendant que vous esquiverez des jets de flammes en serrant les fesses, le boulanger essaiera probablement de jeter de la farine sur le nez du boss en criant au scandale, tandis que le poète rédigera son testament en alexandrins en direct. Choisissez vos alliés avec un minimum de discernement thérapeutique.

⚔️ Un système de combat libre (et sans crise de classe)

Si vous faites partie de ces joueurs qui souffrent d’une crise d’anxiété aiguë à chaque fois qu’un jeu vous demande de choisir une classe définitive après dix minutes de tutoriel, vous allez pouvoir respirer un grand coup. Monster Fantasy propose quatre archétypes de départ, mais refuse de vous enfermer dans des cases étriquées :

  1. Le Guerrier : Pour les amateurs d’armures lourdes, de boucliers massifs, de parades parfaites au millième de seconde et de contacts physiques un peu trop appuyés avec les monstres.
  2. Le Mage : Pour ceux qui préfèrent canaliser des sorts puissants et surtout hautement personnalisables (vous pouvez modifier les éléments et les effets de vos incantations, comme transformer une boule de feu classique en une pluie de météores glacés) tout en restant à une distance de sécurité très raisonnable.
  3. L’Archer : Le spécialiste du harcèlement à distance, des tirs de précision dans les points faibles et de la fuite stratégique (qu’on appelle aussi l’art de survivre).
  4. Le Maître de l’Épée (Swordsman) : Un combattant agile, rapide, mortel, très axé sur l’esquive et le style visuel de ses enchaînements.

L’astuce magique : Les compétences de combat ne sont pas bloquées par votre classe, mais directement liées aux armes que vous équipez. Un seul et même personnage peut débloquer l’intégralité de l’arbre de compétences global du jeu. Vous pouvez donc très bien commencer la matinée en décochant des flèches à distance, et la terminer en brandissant une épée lourde pour bloquer la charge d’un boss. Une flexibilité totale qui respecte l’humeur changeante des joueurs.

🔮 Notre avis (très préliminaire)

Sur le papier, Monster Fantasy ressemble à la fusion génétique parfaite dont le marché du RPG sur PC avait cruellement besoin. En combinant la direction artistique rafraîchissante et colorée du Chibi avec une profondeur de gameplay qui respecte autant le joueur exigeant (les « tryhards ») que le joueur du dimanche (les « fermiers »), Jotoyo Games pourrait bien tenir un énorme succès entre ses mains. Reste à voir si la campagne de financement sur Kickstarter permettra au studio d’atteindre le budget nécessaire pour peaufiner toutes ces belles promesses et si la technique suivra derrière la direction artistique. En attendant, de notre côté, on prépare déjà nos graines de tomates pour le potager et notre plus belle épée longue pour le dragon.

On ne sait jamais de quoi demain sera fait.

❓ FAQ : Guide de survie officiel entre deux navets et un souffle de dragon

Est-ce que je peux vraiment finir le jeu en vendant uniquement de la confiture de fraises ?

Oui. Les développeurs ont promis une progression croisée totale. Vous pouvez techniquement ignorer la quête principale sanglante et financer vos besoins ou débloquer des morceaux d’histoire grâce au commerce de vos fruits, légumes et chaises en rotin. C’est le capitalisme agricole dans toute sa splendeur.

Le jeu sortira-t-il sur d’autres plateformes que le PC ?

Pour l’instant, Jotoyo Games se concentre exclusivement sur la version PC. Cependant, si la campagne de financement participatif sur Kickstarter explose ses objectifs, on peut légitimement croiser les doigts pour voir débarquer ces petits Chibis sur d’autres supports.

Que se passe-t-il si j’emmène le poète du village affronter un Griffon ?

Il va probablement mourir. Ou pire, écrire un poème sur sa propre mort pendant que vous servez d’appât. Recruter des villageois est tout à fait possible, mais leur efficacité dépend de leur métier d’origine. Notre conseil pro : gardez les artistes pour décorer votre salon et préférez des compagnons qui savent tenir autre chose qu’une plume ou un rouleau à pâtisserie.

Les monstres domestiqués peuvent-ils mourir de vieillesse ?

Vos créatures vieillissent, grandissent et évoluent physiquement, mais le studio n’a pas encore précisé si la mort naturelle faisait partie de l’équation. En revanche, ils peuvent tout à fait prendre des coups en combat, alors évitez d’envoyer votre oisillon tout juste éclos face à un Dragon de Feu sous prétexte que « ça lui fera les pieds ».

Peut-on voler les récoltes de ses amis en mode coopératif ?

Officiellement, c’est un mode coopératif pour s’entraider à chasser et gérer le village. Officieusement, l’être humain reste un prédateur. Nous déclinons toute responsabilité si votre alliance de chasse vole en éclats parce que votre meilleur ami a « accidentellement » déterré vos carottes géantes d’exposition pendant votre sommeil.

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By Domi

Accro à la pop culture et armé d'un humour aussi affûté qu'un sabre laser, je suis votre guide dans l'univers fascinant de La Pause Geek. 🕹️👾Des dernières sorties de jeux vidéo aux théories les plus folles sur vos séries préférées, je décortique tout avec un œil aiguisé et une plume légère. Attendez-vous à des analyses approfondies, des critiques honnêtes et une bonne dose de second degré. 🤓Ma mission ? Vous informer, vous divertir et vous faire sourire, même quand votre personnage préféré meurt (encore une fois). Parce que la vie est trop courte pour ne pas prendre une pause geek de temps en temps. 😉Alors, installez-vous confortablement, prenez une boisson énergisante (ou un thé, si vous êtes plutôt du genre hobbit) et plongez dans l'univers de La Pause Geek. L'aventure ne fait que commencer ! 🚀

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