Denshattack! est probablement la réponse à une question existentielle que personne ne s’était jamais posée à la rédaction : qu’est-ce qui se passerait si on fusionnait la nostalgie des jeux de skate des années 2000, la culture underground japonaise et des monstres d’acier de 40 tonnes lancés à pleine vitesse ? On a tous déjà regardé un train de banlieue bondé un mardi matin de pluie en se disant que le trajet manquerait moins de saveur s’il y avait des loopings, des néons roses et des rampes de lancement sur les voies. Heureusement pour notre santé mentale, les développeurs d’Undercoders et l’éditeur Fireshine Games ont eu exactement le même flash, mais avec un vrai budget de développement. Le résultat s’annonce complètement fou, irrévérencieux au possible, et s’apprête à faire dérailler joyeusement toutes nos habitudes de joueurs.
Le grand départ est officiellement fixé au 15 juillet 2026. C’est à cette date très précise que le jeu va débarquer en version finale sur PC, PlayStation 5, Xbox Series S/X et sur la Nintendo Switch 2. Cette dernière, qui fête d’ailleurs déjà son premier anniversaire sur le marché avec le succès qu’on lui connaît, s’offre ici un titre parfait pour son catalogue nomade. L’annonce fraîchement tombée des bureaux de Londres ce 7 juillet fait déjà l’effet d’une bombe dans la communauté : pour les plus impatients qui n’aiment pas attendre en gare, une démo jouable est d’ores et déjà disponible en téléchargement gratuit sur Steam et sur l’eShop de la Nintendo Switch 2. De notre côté, les codes de test pour la review viennent tout juste d’atterrir dans notre boîte mail. Autant vous dire qu’on a déjà enfilé notre plus belle casquette de contrôleur anarchiste pour voir si la physique du jeu tient ses promesses ou si on va juste finir dans le décor au premier virage.



🌆 Un scénario post-apocalyptique (mais avec des Shinkansen)
Le contexte scénaristique de Denshattack! pose des bases simples, absurdes, mais redoutablement efficaces pour justifier un tel chaos ferroviaire. On se retrouve projeté dans un futur dystopique un poil cynique où les ultra-riches ont fait ce qu’ils savent faire de mieux : s’isoler totalement de la plèbe en s’enfermant dans d’immenses dômes hermétiques et technologiques pour respirer un air purifié à grands frais. Dehors, le monde n’est plus qu’un vaste désert post-apocalyptique abandonné à son sort. Mais plutôt que de se laisser abattre en pleurant sur la fin de la civilisation en mangeant des raviolis froids en boîte, les survivants restés sur le carreau ont décidé de rebâtir une société alternative gérée par des gangs de rue ultra-stylisés. Et leur moyen d’expression favori pour régler les conflits de territoire et asseoir leur domination, ce sont les rails.
Dans cette ambiance à la fois sombre par son univers et ultra-colorée par sa direction artistique crachant des graffitis à chaque coin d’écran, on incarne Emi, une jeune conductrice aux dents longues et au tempérament électrique. Son objectif de vie est simple : customiser sa machine de guerre ferroviaire avec des pièces de récup improbables, aller provoquer les différentes factions rivales directement sur leurs lignes de transit, et grimper les échelons de la pègre ferroviaire pour devenir la conductrice absolue du Japon. C’est un hommage évident à l’esprit rebelle de la glisse urbaine de la grande époque, mais transposé sur des voies ferrées de transport en commun. Imaginez un instant que l’esprit de Tony Hawk’s Pro Skater percute un Shinkansen lancé à 300 km/h, et vous aurez une très bonne idée du délire dans lequel le jeu nous embarque.

🕹️ Cinquante niveaux de grand n’importe quoi contrôlé
Côté contenu pur et dur, Denshattack! ne fait pas les choses à moitié et propose pas moins de 50 stages dynamiques disséminés à travers tout le territoire japonais réinventé. Autant vous dire qu’on est à des années-lumière de la routine du trajet boulot-dodo : les décors urbains et industriels sont saturés de couleurs saturées, les rivaux ont tous une dégaine de punk de l’espace ou de yakuza de l’extrême, et les boss de fin de zone (parce que oui, il y a des boss de fin de ligne) promettent de donner de sacrées sueurs froides. La physique du jeu semble avoir été totalement réécrite par un adolescent sous caféine, ce qui rend les sauts, les drifts sur rails et les esquives de missiles d’un ridicule tellement assumé qu’il en devient jubilatoire à regarder et à prendre en main.
Si vous voulez juger sur pièce sans attendre la mi-juillet, la démo actuellement disponible sur PC et sur la console de salon portable de Nintendo permet de s’essayer aux quatre premiers niveaux complets de la campagne principale. Plus intéressant encore pour les techniciens du pad, elle intègre un mode « Trick Park ». C’est une sorte de skate-park géant mais entièrement repensé à l’échelle et au gabarit de trains de marchandises. C’est l’endroit parfait pour s’entraîner à rentrer des sick tricks, des cascades lunaires et surtout à enchaîner des combos monumentaux sans pulvériser sa carrosserie ou faire dérailler 80 tonnes de métal au premier virage raté. Les développeurs de chez Undercoders insistent bien sur ce point lors des sessions de présentation : si la prise en main de base est immédiate et accessible à n’importe qui, maîtriser l’inertie réelle de ces monstres d’acier pour claquer les plus hauts scores va demander un vrai temps d’apprentissage et un timing de chirurgien. Pour s’en sortir, il faudra définitivement oublier le bouton de frein et embrasser pleinement le chaos ambiant.

🎧 Une bande-son qui réunit la crème absolue de l’arcade japonaise
Au-delà du concept visuel et de son gameplay survolté, c’est aussi (et surtout) l’ambiance sonore de Denshattack! qui donne une envie folle de composter son billet. Le projet musical est entièrement chapeauté par Tee Lopes, le compositeur de génie à qui l’on doit déjà les mélodies rétro et ultra-vitaminées de Sonic Mania et TMNT: Shredder’s Revenge. Autant dire que le monsieur sait exactement comment injecter de l’adrénaline dans les oreilles des joueurs via des basses bien senties.
Pour l’occasion, il ne s’est pas déplacé seul puisqu’il s’est entouré de légendes absolues de l’industrie musicale japonaise, des artistes cultes qui ont littéralement bercé notre enfance et l’âge d’or des salles d’arcade :
- Ryo Nagamatsu, dont le style unique a fait les beaux jours des bandes-son frénétiques de Splatoon et Mario Kart.
- Richard Jacques, le compositeur culte derrière l’ambiance sonore indétrônable de Jet Set Radio et plus récemment de Marvel’s Guardians of the Galaxy.
- Takenobu Mitsuyoshi, l’homme à la voix d’or qui a fait chanter des générations entières de joueurs sur les bornes de Daytona USA et Sega Rally Championship.
Cette équipe de choc a composé des bangers absolus, des morceaux sur-mesure pour coller à l’énergie brute des courses et au rythme saccadé des drifts ferroviaires. On vous conseille d’ailleurs de surveiller de très près les actualités sur le site officiel denshattack.com en attendant le lancement du 15 juillet.
Le voyage s’annonce particulièrement mouvementé, les secousses vont être violentes, mais le ticket vaut clairement le détour pour quiconque aime le jeu d’arcade pur jus.
🚉 FAQ (garanties sans grève ni retard de signalisation)
Q : Le jeu sort sur Nintendo Switch 2, mais est-ce qu’il tourne bien ? R : Ne vous inquiétez pas, la console a déjà soufflé sa première bougie et les développeurs maîtrisent la bête. Le jeu a été optimisé pour que vous puissiez faire des drifts à 300 km/h en mode portable dans votre propre train de banlieue sans subir la moindre baisse de framerate. C’est fluide, c’est coloré, et ça ne fera pas surchauffer votre console.
Q : Est-ce qu’il y a un vrai intérêt à faire la démo maintenant ? R : Oui, clairement. En plus de vous offrir les 4 premiers niveaux de la campagne pour vous faire la main, elle vous donne un accès illimité au Trick Park. C’est le meilleur moyen de piger la physique du jeu et de vous entraîner à caler des combos avant le 15 juillet. Considérez ça comme vos heures de conduite, mais en beaucoup plus fun et sans inspecteur stressé à côté.
Q : Est-ce qu’on peut personnaliser son train ou on garde la même micheline tout le jeu ? R : Heureusement qu’on peut les customiser ! En progressant et en battant les gangs rivaux avec Emi, vous allez ramasser des composants, des améliorations et des éléments cosmétiques pour transformer votre train de marchandises rouillé en un Shinkansen de combat blindé de néons. Le tuning ferroviaire est un art, respectez-le.
Q : Je n’ai aucun sens du rythme, est-ce que je vais me faire détruire par le jeu ? R : On ne va pas vous mentir : la bande-son composée par Tee Lopes et ses acolytes envoie un tempo tellement lourd qu’il est difficile de ne pas jouer en rythme. Mais rassurez-vous, Denshattack! reste un jeu d’action et d’arcade avant tout. Même si vous avez le sens du rythme d’un fer à repasser, vous pourrez apprécier le chaos, rentrer des figures et finir le jeu. Vos oreilles vont juste passer un bien meilleur moment que le reste de votre corps.
Q : Est-ce qu’on peut jouer en multijoueur pour humilier ses amis ? R : Pour l’instant, le cœur du jeu repose sur sa campagne solo de plus de 50 niveaux et l’ascension d’Emi face aux gangs. En revanche, le système de scoring et les combos aériens sont taillés pour le leaderboard. Attendez-vous à passer des nuits blanches juste pour gratter trois places au classement mondial et prouver à votre cousin que vous êtes le roi du drift sur rails.
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