70s-style Robot Anime Geppy-X s’apprête à débarquer sur nos écrans le 16 juillet 2026, et autant dire que les amateurs d’import, de raretés japonaises et de bizarreries de l’ère 32-bits n’osaient plus y croire. C’est le genre de miracle qui pousse à se demander si l’on n’a pas basculé dans une réalité alternative. Pour faire monter la pression et achever les dernières barrières de notre scepticisme, l’éditeur Bliss Brain vient de publier la bande-annonce officielle marquant le compte à rebours des sept derniers jours avant le lancement mondial.
Cette ultime vidéo vient confirmer ce qui relevait jusqu’ici du fantasme pur et dur pour les collectionneurs : la résurrection internationale d’un titre hors norme que l’on pensait condamné à rester bloqué à tout jamais au siècle dernier, sur des disques rayés et hors de prix. C’est une excellente nouvelle pour nos portefeuilles et pour l’histoire du jeu vidéo. Pour ce grand retour, l’éditeur n’a d’ailleurs pas fait les choses à moitié : pas de jaloux, puisque le jeu s’offrira une sortie simultanée sur presque toutes les machines actuelles. Vous pourrez ainsi lancer vos plus beaux lasers depuis votre canapé ou dans le train, que vous soyez sur PlayStation 5, PlayStation 4, Nintendo Switch, Xbox Series X|S, Microsoft Store, ou sur PC via Steam.
« Ils ont tout donné, sans compter. C’est pour ça qu’on ne l’a jamais oublié. »



💿 Un jeu qui a tout mis sur le tapis (et cramé la moquette)
Pour capter le délire industriel qu’est 70s-style Robot Anime Geppy-X, il faut se téléporter en 1999. À cette époque charnière, l’industrie n’a d’yeux que pour la 3D polygonale naissante, souvent moche, grise, baveuse et anguleuse. C’est le moment précis que choisit l’équipe de développement pour commettre un geste de rébellion artistique et financière totale : sortir un Shoot ’em up horizontal en 2D pure. Mais attention, pas un petit jeu d’arcade de salon de seconde zone bouclé en trois mois. Le projet intègre plus de 8 000 images d’animation entièrement dessinées à la main, forçant les développeurs à stocker le jeu sur pas moins de quatre CD-ROM. On répète pour ceux qui n’ont pas connu cette époque : quatre disques compacts pour un jeu de tir spatial. À titre de comparaison, les cinématiques hollywoodiennes d’un Resident Evil 2 ou les quêtes d’un Final Fantasy VIII ne demandaient pas une telle débauche de stockage de données d’animation.
L’ambition de l’équipe n’était clairement pas de concevoir un produit financier sain — ce que les comptables ont découvert en pleurant du sang à la sortie —, mais de donner vie à un anime interactif total. Le jeu est un hommage dingo, viscéral et absolu à l’âge d’or des Super Robots télévisés des années 1970 (la sainte trinité Goldorak, Mazinger Z et Getter Robo). Tout y est : des coupures dynamiques « eyecatch » typiques des pauses publicitaires japonaises, de fausses réclames d’époque pour des jouets rétro en plastique, et des résumés du prochain épisode narrés avec un sérieux papal par la voix off. 70s-style Robot Anime Geppy-X ne faisait pas dans le clin d’œil discret pour initiés : il célébrait son genre avec un enthousiasme débordant, presque menaçant pour la santé mentale des joueurs et le portefeuille des investisseurs.
L’autre folie réside dans sa production sonore. L’équipe a tout simplement braqué les meilleurs studios de Tokyo pour convoquer les divinités absolues du doublage japonais de l’époque : Akira Kamiya (Ken le Survivant, City Hunter), Sho Hayami, Shuichi Ikeda (l’éternel Char Aznable de Gundam), Ichiro Nagai, et Goro Naya. C’est l’équivalent vocal d’aligner la totalité des cadors du cinéma d’action des années 80 sur une seule et même affiche de série B. Et parce que l’excès appelle l’excès, les thèmes musicaux et les génériques d’ouverture ont été hurlés avec une ferveur divine par les légendes absolues de l’Anison : Isao Sasaki, Akira Kushida, et Hironobu Kageyama (l’interprète mythique des thèmes de Dragon Ball Z). Autant dire que lorsque vous lancez une partie, vos haut-parleurs saignent de la nostalgie pure.

🕵️♂️ La redécouverte d’un mythe underground
Pendant près de 27 ans, posséder un exemplaire original de 70s-style Robot Anime Geppy-X relevait soit du miracle archéologique, soit du snobisme absolu de collectionneur fortuné prêt à hypothéquer un rein sur les sites d’enchères japonais. Le jeu est resté pendant un quart de siècle strictement confiné au marché de l’Archipel, ne traversant les océans que sous le manteau des premiers forums de passionnés et nécessitant une console modifiée pour accepter les disques importés.
Puis, la magie d’Internet, des algorithmes et la démocratisation globale du rétrogaming ont opéré. L’avènement des chaînes d’analyses pointues sur YouTube, des wikis spécialisés, des émulateurs et le partage massif d’extraits vidéo d’une qualité folle ont permis à une toute nouvelle génération de joueurs de réaliser l’ampleur du délire. Les joueurs ont rapidement qualifié l’œuvre d’« en avance sur son temps », bluffés par des valeurs de production hallucinantes, un style visuel unique et un amour maladif pour la culture des robots géants.
Dire que le jeu était un ovni est un euphémisme. C’était une anomalie commerciale motivée uniquement par l’amour du celluloïd et des robots géants qui s’échangent des droites intersidérales. La bande-annonce du compte à rebours diffusée cette semaine célèbre précisément cette trajectoire fantastique : comment un échec commercial cuisant, oublié des grands bilans financiers et boudé à sa sortie, est devenu par la seule force de la foi d’une poignée de fans un chef-d’œuvre culte, intemporel et enfin accessible à tous.


💬 Le mot du créateur original : Akira Yamato
« On n’a jamais voulu faire un jeu intelligent. »
« Soyons totalement honnêtes. Notre ambition n’avait aucune limite, et notre sens des réalités économiques non plus. Quand j’ai écrit la proposition originale et le scénario de 70s-style Robot Anime Geppy-X, j’y ai injecté tout ce que j’aimais, chaque idée folle, chaque référence obscure, chaque hommage, chaque rêve de gosse que je voulais voir sur un écran de télévision. L’équipe de développement a ensuite pris cette passion et l’a poussée encore plus loin, bien au-delà du raisonnable. Ce qui avait commencé comme la vision d’un seul homme est devenu quelque chose de bien plus grand, de plus massif et d’incontrôlable que nous tous.
Avec le recul, ce n’était absolutely pas une manière intelligente ou rentable de concevoir un jeu vidéo. Le jeu est excessif. Démesuré. Il va trop loin dans chaque direction, refuse les compromis. Mais parfois, c’est exactement ce qu’il faut pour créer quelque chose de vrai, de sincère et d’authentique. Chaque parodie, chaque hommage appuyé, chaque détail technique qui semblait inutile en termes de gameplay a été créé par amour profond pour les divertissements qui ont bercé notre enfance. Nous ne voulions pas simplement faire des blagues ou des clins d’œil faciles ; c’était notre façon de préserver l’esprit d’une époque que nous ne voulions jamais voir s’effacer.
Quand le jeu est sorti en 1999, ses performances commerciales nous ont brisé le cœur. C’était un désastre. Pendant très longtemps, j’ai été incapable de poser les yeux sur les documents de développement ou les illustrations de production tant la douleur de l’échec était vive. Mais 70s-style Robot Anime Geppy-X n’a jamais complètement disparu. Une communauté restreinte mais incroyablement passionnée a continué à en parler, à le faire découvrir, à le partager et à le maintenir en vie à travers les âges. Aujourd’hui, cette nouvelle version existe grâce à tous ceux qui ont cru qu’il méritait une seconde chance. Ce jeu ne nous appartient plus, il est à vous. Du fond du cœur, merci ! »
— Akira Yamato, Scénariste et Planificateur Original.


📺 Une restauration digne des archives nationales
Loin des remasters paresseux faits à la va-vite par des algorithmes de lissage automatiques ou des filtres « HD » baveux qui transforment les dessins originaux en bouillie floue, cette version 2026 propose un travail d’archiviste maniaque. L’équipe de Bliss Brain est repartie directement des bandes Betacam d’origine fournies par le studio d’animation pour numériser l’ensemble des scènes cinématiques en haute définition pure. Mieux encore pour les puristes de la numérisation : le jeu intègre les deux visions de l’histoire. Vous pouvez choisir de jouer avec l’animation magnifiquement restaurée en HD ou basculer à tout moment sur la version originale compressée de la console de 1999. Cette dernière version avait été modifiée et lourdement compressée à l’époque par les développeurs pour réussir l’exploit physique de faire tenir l’animation sur les quatre disques, modifiant le rendu original des bandes Betacam. Cette édition 2026 redonne donc justice au matériau brut de l’époque tout en permettant de comparer le travail accompli.
Quoi de neuf au garde-à-vous ?
- Pas de DLC honteux : Le jeu de base intègre d’emblée l’intégralité des cinématiques, des fonctionnalités, des embranchements scénaristiques et des versions alternatives sans aucun surcoût saisonnier ou cosmétique dissimulé. Tout est inclus directement, comme en 1999.
- Gameplay à l’ancienne : Un Shoot ’em up horizontal nerveux au rythme arcade frénétique où vous pouvez changer entre 3 types de combat (trois formes de robot différentes possédant leurs propres spécificités) en temps réel pour vous adapter aux vagues d’envahisseurs extraterrestres.
- Confort moderne : Des options de confort de vie (QoL) actuelles ont été injectées pour s’épargner les crises de nerfs dues à la difficulté punitive d’époque, et, pour la toute première fois de l’histoire, le jeu bénéficie d’une localisation complète dans de nombreuses langues, dont le français. Entendre des cris de guerre japonais sur-joués sous-titrés dans notre langue, c’est le plaisir coupable obligatoire de cet été.
📊 Fiche Technique de la Sortie
- Date de l’invasion mondiale : 16 Juillet 2026
- Plateformes d’atterrissage : PlayStation 5, PlayStation 4, Nintendo Switch, Xbox Series X|S, Microsoft Store, PC Steam
- Genre : Shooting / Shoot ’em up horizontal de l’espace
- Effectifs : 1 joueur (seul face à l’univers)
- Langues incluses : Français, Anglais, Japonais, Italien, Allemand, Espagnol, Coréen, Chinois (Traditionnel & Simplifié)
Préparez vos pouces, affûtez vos réflexes et nettoyez vos mirettes : la relique sacrée de l’animation robotique s’apprête enfin à recevoir la gloire internationale qu’elle méritait il y a 27 ans.
Rendez-vous le 16 juillet pour l’impact sur vos machines !
❓ Des questions ? Notre cellule psychologique post-traumatique y répond
Pourquoi le jeu était-il réparti sur 4 CD-ROM en 1999 ? C’était un RPG de 150 heures ? Absolument pas ! C’est un Shoot ’em up pur jus qui se boucle en un après-midi. La raison de cette boulimie de stockage tient en deux mots : animation traditionnelle. L’équipe a intégré plus de 8 000 celluloïds dessinés à la main pour les cinématiques. En 1999, pour faire rentrer de la vidéo de cette qualité sur PlayStation sans que cela ressemble à une purée de pixels, il fallait de la place. Beaucoup de place. Résultat : vous changiez de disque pour passer à « l’épisode » suivant, exactement comme si vous changiez de cassette VHS au milieu d’une saison de votre anime préféré.
Devrai-je changer de disque sur ma PS5 ou ma Switch ? Rassurez-vous, le progrès a du bon. Bliss Brain a eu la décence d’adapter le jeu aux supports modernes. Pas besoin de jongler avec quatre cartes mémoire ou de découper votre console. Tout le contenu original, y compris l’intégralité des cinématiques restaurées, tient désormais dans un seul et unique téléchargement numérique. Le confort moderne a parfois du bon.
C’est quoi cette histoire de « Bandes Betacam d’origine » ? C’est une marque de soupe ? Le Betacam était le format de cassette à bande magnétique ultra-professionnel utilisé par les studios de télévision et d’animation dans les années 80 et 90. C’était la Rolls-Royce du signal vidéo de l’époque. Pour ce remaster, au lieu de simplement lisser la version déjà compressée du jeu PlayStation de 1999, les développeurs ont retrouvé les véritables bandes masters d’origine du studio d’animation pour les numériser directement en HD. C’est de l’archéologie lourde.
Je suis nul aux jeux de tir à l’ancienne, je vais pleurer du sang ? C’est fort possible, car le jeu original n’était pas connu pour sa tendresse. Heureusement, cette version 2026 intègre des options de confort modernes (QoL) pour adoucir l’expérience. Si vous n’avez pas les réflexes d’un pilote de chasse japonais de 1999 nourri aux pièces de 100 yens, vous devriez tout de même réussir à voir le bout de l’histoire sans envoyer votre manette neuve contre le mur.
Est-ce qu’il y a un mode multijoueur pour hurler des attaques combinées avec un pote ? Hélas non, l’expérience est strictement solo. Vous êtes seul dans votre cockpit face à des vagues d’extraterrestres belliqueux. C’est à vous, et à vous seul, qu’incombe la lourde tâche de sauver la Terre (et de changer de forme de robot en temps réel pour survivre). Mettez un casque, montez le son pour profiter des génériques légendaires, et assumez votre destin de héros solitaire.
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