The Mound: Omen of Cthulhu, disponible dès maintenant, sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series X/S avec un système de full crossplay qui va vous permettre de recruter vos victimes sur n’importe quelle plateforme, c’est typiquement le genre de jeu qui va transformer vos sessions coop sympas sur Discord en règlements de comptes mémorables.
Oubliez les flingues modernes, les forces d’élite surentraînées et les cartels de drogue colombiens. Ici, on remonte le temps jusqu’à l’époque brutale et impitoyable des conquistadors espagnols. Développé par les cerveaux un brin fêlés du studio chilien ACE Team — les génies créatifs à qui l’on doit déjà le surréalisme absurde de The Eternal Cylinder et le chaos jubilatoire de Rock of Ages — et édité sous la bannière de NACON, ce jeu d’action et de survie en coopération jusqu’à quatre joueurs en ligne vous jette sans transition dans l’enfer vert et humide d’un continent totalement non cartographié. Votre objectif ? Vous enfoncer dans une jungle poisseuse, hostile et parsemée de phénomènes inexplicables, à la recherche d’une cité légendaire renfermant des trésors inestimables, le tout librement inspiré de la nouvelle Le Tertre du maître de l’horreur cosmique, H.P. Lovecraft. Autant vous dire que votre espérance de vie est proche du néant, et que votre bande de potes va rapidement tester les limites physiques de l’amitié face à des monstruosités innommables qui n’auraient jamais dû voir la lumière du jour.

La folie ordinaire : quand votre propre cerveau décide de vous trahir 🧠
Dans The Mound: Omen of Cthulhu, le pire ennemi n’est pas forcément la monstruosité baveuse pleine de tentacules cachée dans les buissons, c’est ce qui se passe à l’intérieur de votre propre boîte crânienne. Le jeu intègre un système de santé mentale particulièrement vicieux qui s’effrite lentement mais sûrement à mesure que vous progressez sous la canopée et que l’angoisse grimpe. Très vite, les hallucinations visuelles et sonores s’invitent à la fête, ruinant complètement votre perception de la réalité et, par extension, votre capacité à vous coordonner avec vos alliés.
C’est là que le système de chat vocal spatialisé du jeu devient aussi génial qu’angoissant : comment faire confiance aux cris de panique de votre coéquipier quand vous ne savez même plus si ce qu’il est en train de décrire existe vraiment ou s’il est juste en train de perdre la tête ? On se surprend rapidement à tirer sur des ombres, à s’isoler ou à fuir devant un coéquipier qui essayait simplement de nous prêter main-forte. Et pour couronner le tout, la mort n’est même pas une sortie honorable dans ce cauchemar. Si l’un de vous passe l’arme à gauche, il peut être corrompu par la jungle et revenir d’entre les morts sous une forme hostile pour traquer sauvagement ses anciens frères d’armes. De quoi redéfinir la notion de travail d’équipe.

Préparer l’expédition : l’art de négocier son gilet de sauvetage 🎒
Avant de sauter les deux pieds dans la boue et de regretter amèrement vos choix de vie, tout commence par une réunion de crise sur le pont en bois grinçant de votre galion. C’est votre base d’opérations, le seul endroit à peu près sûr où vous pouvez planifier votre prochaine descente aux enfers, signer un contrat avec le capitaine pour fixer vos objectifs de mission, et surtout, essayer de vous mettre d’accord sur qui fait quoi.
C’est aussi à ce moment-là que vous devez choisir votre conquistador parmi les 8 personnages jouables prévus au programme. Dès le lancement, vous avez accès à quatre profils bien distincts : Alonso de la Torre, Leonor, Don Rodrigo de Medina et le très pieux (mais tout aussi vulnérable) Fray Gaspar. Un petit conseil d’ami : ne vous attachez pas trop à leur visage ni à leur nom. S’ils partagent tous exactement les mêmes mécaniques de base pour que personne ne se sente lésé, ils partagent également la même fragilité absolue face aux menaces indicibles du continent. Ici, pas de jauge de vie de super-héros qui se régénère en restant caché derrière un buisson. Un faux pas, une morsure de trop, et votre explorateur adoré finira en engrais pour la flore locale.
Côté matos, oubliez tout de suite le confort moderne, les gilets pare-balles en Kevlar, les lunettes de visée thermique et les chargeurs infinis. Pour espérer survivre et ramener vos fesses au port avec un sac plein d’or, vous allez devoir composer avec de la camelote d’époque particulièrement fragile et des munitions si limitées qu’elles se comptent sur les doigts d’une main. Vous en serez réduits à vous défendre avec ce que vous trouvez : des arcs artisanaux, des arbalètes grinçantes ou de vieilles arquebuses à mèche d’époque. Ces dernières font certes de gros dégâts, mais leur temps de rechargement est si désespérément long qu’il vous laissera largement le temps de réciter vos dernières prières et de voir la mort arriver en face, les bras grands ouverts. C’est le moment idéal pour faire des calculs d’apothicaire avec vos ressources, mais aussi pour observer la vraie nature de vos potes : qui va courageusement s’équiper de l’arquebuse pour ouvrir la marche en première ligne, et qui va lâchement insister pour rester tout au fond du groupe avec la seule et unique torche encore allumée ?


Le grand plongeon dans l’inconnu : 18 façons de perdre la raison 🌊
Une fois que vous avez sauté de la chaloupe et que vos bottes s’enfoncent dans la boue de cette rive maudite, vous voilà complètement livrés à vous-mêmes dans une exploration qui s’étend sur un total de 18 niveaux uniques. Et ici, oubliez les cartes générées de manière procédurale à la va-vite : chaque niveau a été entièrement conçu à la main, arbre par arbre, ruine par ruine, par le studio ACE Team. Le but ? Vous garantir une densité de détails affolante et une atmosphère si lourde qu’elle vous donnerait presque envie de vous excuser d’exister à chaque pas. La végétation est dense, étouffante, et le moindre jeu d’ombre sous la canopée suffit à vous faire sursauter.
Pour avancer dans l’aventure et débloquer de nouvelles zones de cette jungle impénétrable, n’espérez pas l’aide d’une boussole magique, d’une mini-carte moderne ou d’un quelconque GPS de conquistador. Vous avancez à l’aveugle. La seule et unique solution pour progresser consiste à fouiller les ruines d’anciennes civilisations à la recherche des journaux de bord abandonnés par les précédentes expéditions. Des prédécesseurs qui, à en juger par l’état de leurs restes et le ton paniqué de leurs écrits, ont visiblement passé un très, très mauvais quart d’heure avant vous. Une fois ces précieux documents récupérés, le plus dur reste à faire : il faut réussir à faire marche arrière et à vous extraire vivant de la carte avec ces paperasses trempées de sueur (et de sang) sous le bras. Si vous mourez sur le chemin du retour, tout est à refaire.
Face à ce cauchemar vert, foncer dans le tas en hurlant est le meilleur moyen de finir en amuse-gueule pour entités cosmiques. Vos seules chances de revoir un jour la civilisation reposent sur trois piliers : une discrétion absolue pour éviter d’attirer l’attention de créatures innommables, une économie drastique de vos moindres ressources (parce que chaque flèche d’arc et chaque gramme de poudre pour votre arquebuse vaut de l’or), et une communication de chaque instant. C’est là que le chat vocal spatialisé prend tout son sens : si vous vous éloignez trop de votre groupe pour fouiller un coin sombre, vos potes ne vous entendront plus. Vous serez seul dans le noir, avec pour uniques compagnons les bruits suspects de la forêt.
❓ Des questions sur le naufrage ? Notre FAQ pour ne pas mourir idiot 💀
Est-ce que je peux y jouer avec mes potes sur d’autres plateformes ? Oui, absolument ! Le jeu est disponible en full crossplay dès sa sortie. Que vous soyez sur PC, PlayStation 5 ou Xbox Series X/S, vous allez pouvoir inviter vos amis dans votre galère. C’est la technologie moderne au service de la discorde d’époque.
Le jeu est-il jouable en solo ou faut-il obligatoirement être quatre ? Vous pouvez tout à fait tenter l’aventure en solo si vous êtes un brin masochiste, ou monter une escouade plus réduite (à deux ou trois joueurs). Sachez simplement que la jungle ne réduit pas ses effectifs de monstres pour autant. À plusieurs, vous avez au moins l’avantage de pouvoir courir plus vite que le voisin pour lui servir de bouclier humain.
Qui sont les personnages jouables au lancement ? Sur les 8 conquistadors prévus dans le jeu, 4 sont débloqués dès le départ : Alonso de la Torre, Leonor, Don Rodrigo de Medina et Fray Gaspar. Ils ont tous des têtes de victimes idéales, mais rassurez-vous, ils partagent les mêmes mécaniques et la même fâcheuse tendance à mourir au premier coup de griffe un peu trop appuyé.
C’est quoi cette histoire de cadavre qui se retourne contre l’équipe ? C’est la petite surprise du chef. Dans la jungle de The Mound: Omen of Cthulhu, la mort n’est pas synonyme de retour au menu principal. Si vous passez l’arme à gauche, la force mystique du Tertre peut corrompre votre dépouille. Votre ancien personnage se relève alors sous forme de zombie ou de mutation hostile contrôlée par le jeu, avec pour unique mission de démembrer vos anciens camarades. Évitez donc de donner le meilleur fusil à celui qui a tendance à mourir en premier.
Comment fait-on pour sauvegarder notre progression ou débloquer de nouveaux niveaux ? Oubliez les points de contrôle automatiques et les sauvegardes rapides. Pour avancer et débloquer les 18 cartes du jeu, vous devez impérativement ramener des preuves à votre capitaine. Cela passe par la recherche active des journaux de bord des précédentes expéditions perdues. Si vous trouvez un journal mais que vous vous faites dévorer sur le chemin du retour vers votre chaloupe, la page se tourne et vous repartez de zéro.
Les armes ont-elles une durabilité ? Malheureusement pour vous, oui. Vos arcs, arbalètes et arquebuses ne sont pas éternels : ils s’usent, s’enrayent ou cassent face à l’humidité ambiante et aux assauts répétés. Ajoutez à cela des munitions qui se comptent au compte-gouttes, et vous comprendrez vite pourquoi la fuite reste la meilleure arme du conquistador moderne.
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