Soyons honnêtes deux minutes. Si vous êtes ici, c’est que vous aussi, vous ressentez parfois une étrange nostalgie pour cette époque bénie où les jeux vidéo ne s’embarrassaient pas de tutoriels de trois heures et où perdre votre personnage signifiait voir s’envoler huit heures de votre vie dans un grand éclat de rire pixelisé. Eh bien, séchez vos larmes de vieux gamer (ou de curieux curieuse) : le studio indépendant Badger Punch Games a décidé de brosser votre fibre nostalgique dans le sens du poil. Leur nouvelle création, baptisée Roguecraft DX, vient d’obtenir sa date de sortie officielle. Le rendez-vous est pris pour le 10 septembre 2026 sur PC via Steam.
Derrière ce titre se cache un vibrant hommage aux jeux d’aventure de l’ère Amiga. On parle ici de l’époque où les ordinateurs prenaient la moitié de votre bureau, chauffaient comme des radiateurs en fonte et faisaient des bruits stridents au démarrage. Mais rassurez-vous, pas besoin de souffler dans des disquettes poussiéreuses pour y jouer. Préparez plutôt vos plus beaux réflexes, vos potions de soin à la provenance douteuse et, pour une raison qu’on va vous expliquer, vos meilleures graines pour oiseaux. Sortez vos agendas, on décortique ce qui s’annonce comme la future drogue dure de votre fin d’année.
- 🏰 Mordecoom : Humidité relative, monstres baveux et pixel art de haute volée
- 🧙♂️ Trois héros pour trois façons de mourir (avec style)
- 🐔 Poulets de l'apocalypse et donjon sans fin : Les fonctionnalités clés
- 🎮 Verdict : On l'attend de pied ferme ou on retourne sur Tetris ?
- 🐔 FAQ : Les questions que vous vous posez (et celles qu’on s’invente pour avoir l’air pro)



🏰 Mordecoom : Humidité relative, monstres baveux et pixel art de haute volée
Visuellement, Roguecraft DX fait un choix radical : il ignore superbement les trois dernières décennies d’évolution technologique, et c’est un pur régal pour les yeux. Le jeu s’habille d’une perspective en 3D isométrique sublimée par un pixel art entièrement dessiné à la main. On sent que les artistes ont probablement sacrifié leur canal carpien et trois dioptries à chaque œil pour peaufiner le moindre recoin sombre du donjon de Mordecoom. C’est détaillé, c’est texturé avec amour, et ça recrée parfaitement cette atmosphère de crypte humide et mal famée. Pour enfoncer le clou de la nostalgie, l’exploration se fait au rythme d’une bande-son originale composée directement au format Amiga .mod. C’est le genre de sonorités rétro bien punchy qui vous donne envie de hocher la tête en rythme tout en fuyant pour votre vie.
Mais ne vous fiez pas à son esthétique flatteuse : sous ses airs de superbe hommage nostalgique, le donjon de Mordecoom est un endroit hautement toxique où la moindre erreur se paie cash. Dans cette obscurité moite, vous devrez faire face à des abominations ancestrales prêtes à vous mastiquer sans sommation, à des pièges vicieux dissimulés sous les dalles du sol, et à des poules. Oui, vous avez bien lu. Des poules de l’enfer, particulièrement agressives, dotées d’un tempérament exécrable et d’une fâcheuse tendance à ruiner vos plans d’évasion les plus brillants. Autant vous dire qu’on est très loin de la charmante basse-cour de nos campagnes.

🧙♂️ Trois héros pour trois façons de mourir (avec style)
Pour arpenter ces dédales tortueux générés de manière procédurale (comprenez par là que la disposition change à chaque tentative pour éviter que vous ne trichez en apprenant la carte par cœur), vous aurez le choix entre trois classes de personnages. Et c’est là que les développeurs ont eu une idée brillante : le choix de votre héros fait aussi office de sélecteur de difficulté. Pas de curseur « Facile/Difficile » dans les menus, tout se joue sur votre feuille de personnage.
- Le Magicien (Wizard) : C’est l’équivalent ludique d’une feuille de papier à cigarette armée d’un lance-roquettes. Il possède la résistance physique d’une biscotte mouillée, mais compense cette fragilité par des sorts de zone capables de nettoyer une pièce entière en un claquement de doigts. À réserver aux esthètes du positionnement qui aiment frôler l’arrêt cardiaque à chaque rencontre de couloir.
- Le Guerrier (Warrior) : Si votre philosophie de vie se résume à « frapper d’abord, poser des questions aux cadavres ensuite », vous allez l’adorer. Équipé d’une armure solide et d’une santé de fer, c’est la classe parfaite pour foncer dans le tas en hurlant, en espérant que vos muscles résolvent le problème avant votre cerveau.
- Le Voleur (Rogue) : Le champion de l’esquive et des coups bas. Grâce à ses compétences de téléportation bien senties, il passe son temps à se faufiler derrière les monstres pour les poignarder lâchement, à piquer le trésor et à fuir avant que la situation ne dégénère. C’est la classe idéale pour tous ceux qui aiment éviter les conflits directs et les responsabilités au quotidien.
L’argument « vie sociale préservée » : Malgré ses mécaniques exigeantes qui rappellent les jeux d’autrefois, Roguecraft DX a la décence de respecter votre emploi du temps de ministre. Les sessions de jeu sont calibrées pour durer entre 30 et 40 minutes. C’est pile le temps nécessaire pour une petite partie rapide entre deux réunions, ou à l’inverse, pour sombrer dans le piège diabolique du « Allez, encore une petite dernière run de dix minutes et je vais dormir », pour finalement voir le soleil se lever à travers les volets.


🐔 Poulets de l’apocalypse et donjon sans fin : Les fonctionnalités clés
Roguecraft DX ne se contente pas d’imiter le passé, il y injecte plusieurs fonctionnalités délicieusement absurdes qui lui évitent de n’être qu’un énième clone nostalgique :
- Le mode « Chicken Run » (La revanche de la volaille) : C’est sans doute la meilleure trouvaille du jeu. Dans ce mode de jeu alternatif, vous oubliez vos fiers aventuriers et vous commencez votre quête dans la peau d’un modeste poulet doté de seulement 2 petits points de vie. Votre but ? Survivre tant bien que mal au milieu des monstres et picorer des œufs d’or éparpillés dans le donjon. Si vous y parvenez, vous pourrez déclencher une métamorphose divine et vous transformer en Chicklathohep, une entité cosmique et aviaire dotée d’une puissance destructrice colossale. HP Lovecraft n’aurait pas fait mieux.
- Le mode Donjon Infini : Pour ceux qui aiment souffrir en boucle, ce mode supprime toute fin de jeu et vous jette dans un puits sans fond. Le principe est simple : descendre le plus bas possible dans les profondeurs de Mordecoom, battre vos propres records et tenter d’inscrire votre pseudonyme tout en haut du classement en ligne avant de vous faire inévitablement dévorer.
- Une accessibilité bienveillante : Que les débutants se rassurent : le jeu a été pensé pour être accessible à tous dès les premières minutes. Les contrôles sont fluides, l’interface est claire, et vous n’avez pas besoin d’avoir un doctorat en roguelike pour vous amuser. En revanche, le titre réserve assez de profondeur tactique et de pièces secrètes à débloquer pour que les vétérans y trouvent leur compte de défi corsé.

🎮 Verdict : On l’attend de pied ferme ou on retourne sur Tetris ?
On l’attend de pied très ferme, et on a déjà préparé le café pour les nuits blanches. Ce n’est pas tous les jours qu’un projet indépendant parvient à réaliser le grand écart parfait entre l’exigence nostalgique des années 16-bits et la souplesse de notre époque. En mélangeant cette esthétique pixelisée fignolée à l’extrême avec une bande-son rétro tellement entraînante qu’elle risque de squatter vos playlists mentales pendant des semaines, Roguecraft DX s’annonce comme l’un des rendez-vous les plus rafraîchissants et addictifs de cette rentrée. Ce qui nous plaît par-dessus tout, c’est ce savant dosage d’autodérision. Le jeu s’amuse de ses propres clichés, ne se prend jamais au sérieux, mais nous livre un gameplay solide comme un roc qui respecte l’intelligence du joueur. C’est l’expérience hybride idéale : elle parlera autant aux darons nostalgiques qui ont usé leurs joysticks sur The Chaos Engine ou Cadaver qu’à la nouvelle génération en quête d’un défi rapide, bien ficelé et manette en main.
Le grand plongeon dans les couloirs humides de Mordecoom est fixé pour le 10 septembre 2026 sur PC via Steam. Et soyons francs : pourquoi attendre jusque-là pour commencer à râler sur votre écran ? Si l’idée de guider un poulet mutant aux pouvoirs cosmiques éveille en vous une curiosité un peu étrange (on ne juge pas, c’est une safe place ici), l’équipe de Badger Punch Games a eu l’excellente idée de laisser traîner une démo jouable gratuite, disponible dès maintenant sur leur page Steam.
C’est l’occasion en or de tester vos réflexes, de vous faire découper poliment par des monstres en pixels, et de voir si votre système nerveux est de taille pour la version complète. Un dernier conseil de passionné : si la démo vous plaît, faites un petit geste et ajoutez le jeu à votre liste de souhaits (la fameuse wishlist). Pour un petit studio indépendant, cette simple action permet de donner un coup de boost monumental à leur visibilité face aux algorithmes impitoyables de Steam.
Alors à vos claviers, et préparez-vous à de grands, très grands moments de frustration joyeuse !
🐔 FAQ : Les questions que vous vous posez (et celles qu’on s’invente pour avoir l’air pro)
Sur quelles plateformes pourrai-je tester mes talents de survie ?
Pour l’instant, le rendez-vous est pris exclusivement sur PC via la plateforme Steam. Si vous espériez y jouer sur votre grille-pain connecté ou sur votre vieille Amiga 500 poussiéreuse qui dort au grenier, il va falloir vous faire une raison et dépoussiérer votre setup moderne.
Faut-il avoir un doctorat en rétro-gaming pour apprécier le jeu ?
Absolument pas ! Si votre culture vidéoludique a débuté la semaine dernière, vous y trouverez votre compte. Bien que Roguecraft DX s’inspire visuellement des grands classiques de l’ère Amiga, son gameplay a été pensé pour être accessible et fluide. Les contrôles sont modernes, l’interface ne demande pas de lire un manuel de 80 pages, et le jeu respecte votre temps avec des sessions courtes.
C’est quoi cette histoire de poulet cosmique, vous avez fumé quoi ?
C’est le très officiel mode de jeu alternatif appelé Chicken Run. Vous commencez la partie sous la forme d’une volaille ultra fragile avec seulement 2 points de vie (le moindre courant d’air peut vous être fatal). Mais si vous parvenez à picorer assez d’œufs d’or, vous muterez en Chicklathohep, une divinité de basse-cour surpuissante. C’est absurde, c’est chaotique, et c’est précisément pour ça qu’on adore.
Est-ce que je vais ragequit et jeter mon écran par la fenêtre ?
C’est une possibilité statistique que nous ne pouvons pas ignorer. Comme tout bon roguelike qui se respecte, la mort fait partie de l’apprentissage dans Roguecraft DX. Heureusement, la mort n’est jamais punitive pour rien : les donjons étant procéduraux, chaque nouvel essai vous offre une chance de faire mieux (ou de mourir d’une manière encore plus ridicule).
La démo gratuite est-elle vraiment gratuite, ou y a-t-il un piège ?
Elle est 100 % gratuite et disponible dès maintenant sur Steam ! Le seul piège potentiel, c’est que vous y passiez toute votre nuit et que vous développiez une addiction sévère aux musiques au format .mod et aux bruitages de monstres baveux avant la sortie officielle du jeu le 10 septembre 2026. Vous êtes prévenus.
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