Voidwood, c’est typiquement le genre de jeu qui va tester vos nerfs, mais surtout détruire les limites de votre amitié. On a tous ce pote dans la bande qui ne peut pas s’empêcher de parler tout le temps. Vous savez, celui qui commente le moindre caillou, qui pousse un hurlement strident au moindre buisson qui bouge, ou pire, dont le micro mal réglé laisse entendre le bruit de ses chips et sa respiration lourde en plein vocal. Si vous comptez vous aventurer dans cette expérience d’épouvante, un conseil très sérieux : apprenez-lui à se taire immédiatement, aidez-le à régler son seuil d’activation vocale, ou préparez-vous à finir dévorés en moins de deux minutes chrono.
Dévoilé lors de la PAX West (à Seattle) avec une toute première démo jouable et une séquence de gameplay inédite aussi poisseuse qu’hilarante, Voidwood s’impose déjà comme une bien belle promesse de sadisme entre potes. Développé par le studio californien Santa Barbara Games (basé à Santa Barbara), ce titre prévu sur PC via Steam repose sur un concept aussi simple que terrifiant : transformer votre propre voix et votre micro en une arme à double tranchant. Entre gestion de la panique, stratégie d’équipe et fous rires étouffés, découvrez pourquoi ce jeu coopératif risque de devenir votre pire cauchemar nocturne.
- 🗣️ Le tchat vocal de proximité : quand votre micro vous trahit
- ☀️ Le jour : on fouille, on rigole, mais le temps presse
- 🌙 La nuit : « La Bête » débarque et tout le monde se tait
- 🩸 Une histoire sombre et une forêt qui change tout le temps
- 📅 Sortie prévue pour 2027
- ❓ FAQ : Tout ce que vous devez savoir avant de perdre vos amis (et la vie) dans Voidwood

🗣️ Le tchat vocal de proximité : quand votre micro vous trahit
Le cœur battant du gameplay de Voidwood, c’est son tchat vocal de proximité spatiale. Concrètement, le jeu capture absolument tout ce qui sort de votre micro en temps réel et applique une spatialisation sonore stricte : plus un joueur est loin de vous, moins vous l’entendez, et l’orientation de sa voix dépend de sa position dans l’espace. Vous jouez de 1 à 4 joueurs, et la communication reste indispensable pour vous organiser, vous répartir les rôles, signaler des pièges ou secourir un camarade en mauvaise posture. Mais il y a un piège cruel : les entités qui rôdent dans l’ombre vous entendent exactement comme vos coéquipiers.
Le créateur du jeu et fondateur du studio, Shawn Seibert, le résume plutôt bien :
« On voulait vraiment que la communication soit un élément vital pour survivre dans Voidwood, mais qu’elle devienne aussi votre plus grande vulnérabilité. Il faut se regrouper, chuchoter… puis parfois se séparer et encaisser le silence absolu. »
Cette mécanique crée une dynamique de tension inédite. Si vous repérez une trousse de soins ou des pièces d’outillage indispensables à dix mètres et que vous criez un grand « Hé, viens voir ce que j’ai trouvé ! », c’est terminé. L’onde sonore se propage dans le jeu et l’entité qui traîne dans le secteur sait désormais exactement où vous vous trouvez. Vous devrez apprendre l’art du chuchotement, parler au compte-gouttes, ou utiliser des signes visuels quand la situation devient critique. Dans Voidwood, un éternuement IRL, une toux mal placée ou un éclat de rire un peu trop fort peut littéralement provoquer le massacre de toute l’escouade en quelques secondes.
☀️ Le jour : on fouille, on rigole, mais le temps presse
Le déroulement d’une partie repose sur un cycle jour/nuit impitoyable qui dicte la pression psychologique sur les joueurs.
Pendant la journée, la forêt maudite arbore une direction artistique trompeuse : le cadre est presque paisible, visuellement coloré, mystérieux et accueillant. C’est la phase cruciale d’exploration, de collecte et de préparation. Vous parcourez les sous-bois, furetez dans les structures abandonnées, ramassez des composants stratégiques, signalez les ressources et retournez au campement provisoire pour fabriquer du matériel. C’est le moment idéal pour décompresser, rigoler, débloquer de nouveaux outils et coordonner votre future trajectoire.
Cependant, le temps file à une vitesse folle et l’indicateur de lumière décline inexorablement. À chaque expédition, un cruel dilemme d’exploration s’impose : est-ce qu’on prend le risque de s’enfoncer un peu plus loin pour choper un coffre contenant du loot rare, ou est-ce qu’on joue la sécurité en rentrant prudemment au camp avant la tombée du jour ? Si vous faites les gourmands et que l’obscurité vous prend de court au milieu des arbres, sans repères et loin de votre abri, la sanction sera immédiate et sans appel.

🌙 La nuit : « La Bête » débarque et tout le monde se tait
Dès que les derniers rayons du soleil s’effacent, l’atmosphère féerique s’effondre brutalement pour laisser place à un cauchemar claustrophobique. À la nuit tombée, la forêt invoque son Protecteur ultime : La Bête. Ce superprédateur apex ne s’embarrasse pas de la vue : il chasse de manière chirurgicale en se fiant exclusivement aux sons émis dans la zone. Une branche qui craque sous vos pas, un sprint mal dosé sur un sol rocailleux, un choc d’équipement ou le moindre murmure émis dans votre micro agit comme un balise GPS pour le monstre. Il fond sur sa cible à une vitesse affolante. Et soyons parfaitement clairs : il est strictement impossible de la battre. Nul ne peut la combattre (du moins, pas à ce stade de l’aventure). Oubliez toute idée de faire les héros avec une hache ou une torche improvisée.
La seule et unique méthode de survie consiste à vous plaquer au sol, vous glisser dans les hautes herbes, fuir sans bruits d’impact et retenir votre propre respiration IRL derrière votre micro. Dans les moments de traque intense où La Bête rôde à deux mètres de votre buisson, la moindre impulsion sonore capte par le filtre de votre casque signera l’arrêt de mort du groupe.
🩸 Une histoire sombre et une forêt qui change tout le temps
Derrière sa boucle de gameplay extrêmement punitive, Voidwood développe une narration environnementale sombre et envoûtante. Vous n’incarnez pas des mercenaires surentraînés ou des survivalistes équipés, mais de simples enfants égarés. En explorant les zones reculées, vous découvrirez rapidement les vestiges d’anciens campements, des objets abandonnés et des indices poignants. Vous comprendrez vite que vous n’êtes pas les premiers à avoir été attirés par cette forêt maudite. Reconstituer le passé tragique des enfants qui vous ont précédés et comprendre pourquoi ce lieu refuse catégoriquement de laisser partir ses hôtes fait partie intégrante de l’expérience.
Pour éviter la monotonie et maintenir un sentiment d’insécurité permanent, les développeurs ont misé sur une structure dynamique : aucune nuit ne ressemble à la précédente. La forêt est générée de manière procédurale. Les sentiers, l’emplacement des ressources, la topographie du terrain et les routes de patrouille des menaces changent radicalement à chaque tentative. Après chaque défaite brutale (et les game over seront nombreux), vous vous regroupez au camp de base. Vous y utilisez les ressources sauvegardées et l’expérience accumulée pour débloquer de nouveaux équipements, affiner votre stratégie d’équipe et tenter une percée plus profonde lors de la session suivante.

📅 Sortie prévue pour 2027
Il faudra armer votre patience avant de pouvoir tester vos cordes vocales : Voidwood est officiellement annoncé pour 2027 sur PC via la plateforme Steam. Pour les chanceux qui arpentent les allées de la PAX West à Seattle, le jeu est jouable en avant-première. Pour tous les autres, la page du jeu est déjà active sur Steam : pensez à l’ajouter dès aujourd’hui à votre liste de souhaits, un geste simple qui apporte une visibilité précieuse aux équipes de Santa Barbara Games pendant le développement.
Un dernier conseil : d’ici la sortie, commencez à magasiner un casque avec un excellent réducteur de bruit ambiant, travaillez vos signes de la main et faites le tri dans votre liste d’amis. Dans Voidwood, le pote incapable de maîtriser ses éclats de voix ne sera pas juste agaçant : il sera le premier à vous envoyer trois pieds sous terre !
Parlez doucement. La forêt écoute.
❓ FAQ : Tout ce que vous devez savoir avant de perdre vos amis (et la vie) dans Voidwood
Quand et sur quelles plateformes sortira Voidwood ?
Le jeu est prévu pour 2027 en exclusivité sur PC via la plateforme Steam. Il est déjà possible de l’ajouter à votre liste de souhaits.
Peut-on jouer à Voidwood entièrement en solo ?
Oui. Le jeu est conçu pour 1 à 4 joueurs. Jouer seul est tout à fait possible, mais cela rendra l’expérience encore plus oppressante, puisque vous ne pourrez compter sur personne pour faire diversion ou venir vous secourir.
Est-il obligatoire d’avoir un microphone pour jouer ?
Techniquement, vous pourrez lancer le jeu sans micro, mais vous manquerez le cœur même de l’expérience. Le tchat vocal de proximité et la détection sonore du micro sont au centre des mécaniques de gameplay. Sans micro, la communication avec votre équipe devient quasi impossible et la tension chute d’un cran.
Peut-on affronter et tuer « La Bête » qui traque les joueurs la nuit ?
Non. À ce stade du développement, La Bête est un superprédateur invincible. La seule option face à elle est la fuite, la discrétion et le silence absolu. La combattre équivaut à un suicide immédiat.
Est-ce que la carte de la forêt change à chaque partie ?
Oui. La forêt de Voidwood est générée de manière procédurale. La disposition des lieux, l’emplacement des ressources, des objets clés et des pièges changent à chaque session, rendant chaque nuit totalement imprévisible.
Que se passe-t-il si un joueur de l’équipe meurt pendant la nuit ?
Si un joueur tombe sous les coups d’une menace, il ne pourra plus aider ses coéquipiers pour le reste de la nuit. L’équipe restante doit tenter de survivre jusqu’au matin pour se regrouper au campement de base, où il sera possible de planifier la suite et de réorganiser le groupe pour l’expédition suivante.
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