ShipShaper : si vous avez suivi l’évolution de la scène indépendante ces dernières années, le nom de Tomas Sala vous évoque forcément des ciels orageux, des cités suspendues et des océans sans fin. Le créateur hollandais, qui nous avait déjà bluffés avec l’envolée lyrique de The Falconeer puis avec la gestion urbaine atypique de Bulwark: Falconeer Chronicles, revient aujourd’hui par la grande porte avec un tout nouveau projet baptisé ShipShaper. Toujours épaulé par le studio britannique Wired Productions, Sala fait cette fois-ci le pari de l’Accès Anticipé sur Steam pour façonner le titre directement avec sa communauté.
Mais attention aux fausses pistes : sous ses airs de chantier naval virtuel, ShipShaper n’a absolument rien d’une simulation technique austère ou d’un jeu de stratégie où chaque planche de bois coûte une fortune. Ne vous attendez pas à devoir équilibrer péniblement le poids de la cale, gérer une usine à gaz de pièces mécaniques complexes ou envoyer des marins au casse-pipe lors de batailles sanglantes. Ici, l’approche est diamétralement opposée : c’est un pur bac à sable créatif, pensé comme une parenthèse méditative et libératrice. Le titre nous replonge certes dans les eaux tumultueuses de la Grande Ursee, mais il nous attribue un rôle inédit, celui d’un architecte affranchi de toutes les contraintes de la physique moderne. C’est l’invitation parfaite à poser ses valises, à ouvrir sa boîte à outils virtuelle et à concevoir les navires de ses rêves sans jamais avoir à se soucier du qu’en-dira-t-on.
⚓ Un vent de liberté créative sur la Grande Ursee
Si vous avez déjà tenté de toucher à la modélisation 3D ou à certains jeux de construction ultra-poussés, vous connaissez la chanson : des menus à n’en plus finir, des grilles aimantées capricieuses, des jauges de solidité qui clignotent en rouge et la sensation désagréable de passer un diplôme d’ingénieur plutôt que de vous amuser. La grande force de ShipShaper, c’est justement d’avoir envoyé tout ce fouillis au fond de l’eau pour vous remettre le contrôle direct du pinceau. Ici, la matière semble presque vivante sous les doigts : les formes de coques s’étirent, se tordent, s’élargissent et se façonnent avec une aisance et une fluidité déconcertantes. Vous voulez concevoir une frêle chaloupe de pêcheur traditionnel avec son mât en bois d’olivier ? C’est une affaire de deux minutes. Vous préférez vous lancer dans l’assemblage d’un trois-mâts monumental hérissé de voiles, d’un cuirassé blindé de la fin du XIXe siècle aux cheminées fumantes, d’un sous-marin d’exploration rétrofuturiste ou carrément d’une aberration maritime biscornue que les lois fondamentales de la physique devraient théoriquement envoyer par le fond dès le premier clapot ? C’est tout aussi possible, et le jeu ne vous jugera à aucun moment.
Il n’y a absolument pas de ressources à récolter pendant des heures pour débloquer une malheureuse coque, pas d’équipage à nourrir, pas de jauges d’usure ou de barres de vie qui viennent gâcher le moment, et surtout aucune « mauvaise » méthode de conception. On tâtonne en toute liberté, on teste des volumes extravagants, on ajuste la hauteur des ponts ou le galbe des proues, et la création prend forme sous nos yeux sans générer la moindre frustration. Le plaisir est instantané, brut et gratifiant.
« Parfois, on s’imagine tous notre propre forteresse dans notre tête ; j’avais déjà fait un jeu pour ça », explique Tomas Sala. « Je me suis dit qu’il était temps de créer l’outil parfait pour fabriquer le navire amiral qui va à côté. Je me suis simplement rapproché de ce qui me procure cette petite étincelle créative au quotidien : concevoir des bateaux en 3D. J’ai pris mes propres outils de travail, je les ai décomposés puis simplifiés pour en faire un terrain de jeu accessible, mais avec des voiles et des canons greffés dessus. »

🎨 Du chantier naval à la vie réelle : un outil taillé pour les passionnés
Ce qui rend ShipShaper vraiment fascinant et profondément moderne, c’est qu’il ne s’enferme pas dans les frontières de son propre logiciel. Une fois que votre fierté des mers a quitté le chantier virtuel et qu’elle est prête à affronter les éléments, le jeu met à votre disposition un panel d’options d’une richesse rare pour prolonger l’aventure bien au-delà de la simple session de jeu :
- Un plaisir contemplatif et poétique : Vous pouvez évidemment prendre directement les commandes de votre navire pour le regarder fendre les vagues de la Grande Ursee et affronter la houle. Mais vous pouvez aussi faire le choix de le mettre en valeur en le plaçant virtuellement à l’intérieur d’une élégante bouteille en verre ou au centre d’un magnifique diorama numérique, créant ainsi de véritables vitrines de collectionneur faites hand à admirer sous tous les angles.
- Une passerelle directe vers Bulwark : Pour les joueurs qui ont arpenté les extensions maritimes de Bulwark: Falconeer Chronicles, le lien est direct et particulièrement savoureux. Vous avez la possibilité d’importer sans la moindre difficulté vos propres vaisseaux au cœur de vos cités fortifiées, apportant une touche de personnalisation visuelle inédite à vos réseaux commerciaux et à vos flottes de défense.
- De l’écran d’ordinateur aux étagères du salon : Le logiciel franchit la barrière du virtuel en intégrant un système d’exportation de modèles 3D complets et parfaitement optimisés. En faisant simplement passer votre fichier par votre logiciel de découpe habituel (slicer), vous pouvez imprimer vos vaisseaux en plastique ou en résine pour décorer votre bureau, agrémenter vos tables de jeu de rôle ou étoffer vos batailles de figurines entre amis.
- Une licence commerciale offerte, le vrai coup de maître : C’est la signature de la générosité de Tomas Sala envers la communauté créative. Le jeu inclut sans surcoût une licence commerciale gratuite. Que vous soyez moddeur chevronné, graphiste 3D ou développeur indépendant cherchant des assets maritimes de qualité, vous disposez du droit d’exporter vos fichiers au format FBX pour les réutiliser librement dans vos propres créations vidéoludiques, qu’elles soient distribuées gratuitement ou commercialisées. D’ailleurs, plusieurs petits studios indépendants n’ont pas attendu et ont déjà commencé à intégrer des navires nés dans ShipShaper au cœur de leurs propres projets !
🛠️ Ce qu’embarque l’Accès Anticipé
Pour cette première sortie officielle sur Steam, la boîte à outils pensée par Tomas Sala se révèle d’ores et déjà particulièrement robuste, généreuse et propice aux sessions de bidouille prolongées :
- Modelage réactif et intuitif : Les volumes, les coques et les superstructures se déforment et s’ajustent en temps réel sous l’action directe de votre curseur, sans être bridés par une grille rigide ou des contraintes d’alignement contraignantes.
- Test de flottabilité sur l’eau : Un mode de mise à l’eau immédiat vous permet de faire flotter votre navire sur une mer dynamique, d’observer son comportement au milieu du clapot et de vérifier si sa ligne d’eau a de la gueule en milieu naturel.
- Éléments de personnalisation complets : Une vaste garde-robe d’accessoires maritimes, de décors de pont, de mâts, de gréements variés et de pièces d’artillerie historique pour habiller la coque et lui donner une véritable âme.
- Steam Workshop au cœur de l’expérience : Une intégration communautaire fluide et immédiate pour exposer vos créations aux yeux du monde, échanger vos fiches de montage ou télécharger en deux clics les inventions les plus folles ou les plus élégantes imaginées par la communauté.
- Exportation FBX universelle : La possibilité de générer des fichiers 3D propres, structurés et prêts à être immédiatement retravaillés dans Blender, Maya, ou envoyés directement vers une imprimante 3D.

🤝 Sept ans de plus pour faire flotter les idées folles
Au-delà de l’enthousiasme suscité par la prise en main de l’outil, cette sortie en Accès Anticipé est également l’occasion de célébrer une collaboration exemplaire au sein de l’industrie indépendante. Wired Productions et Tomas Sala marchent main dans la main depuis le lancement initial de The Falconeer, bâtissant au fil des années une relation de confiance rare entre un développeur solo visionnaire et son éditeur. Pour sceller cette entente et prouver qu’ils croient dur comme fer à cette philosophie de création libérée, les deux partenaires viennent tout juste d’officialiser la signature d’un tout nouveau contrat d’édition s’étalant sur les sept prochaines années. Engagement d’une longévité exceptionnelle dans le paysage actuel, ce partenariat sur le long terme garantit à Tomas Sala une tranquillité d’esprit totale et une liberté créative absolue pour continuer d’étendre, de façonner et d’enrichir le vaste univers de la Grande Ursee, à son rythme et sans jamais devoir faire de concessions face à des impératifs financiers à court terme.
« ShipShaper, c’est Tomas dans tout ce qu’il sait faire de mieux : c’est créatif, imprévisible et ça ne ressemble à rien d’autre sur le marché », conclut Leo Zullo, CEO de Wired Productions. « L’Accès Anticipé, c’est l’endroit parfait pour mettre le jeu entre les mains des joueurs et les laisser expérimenter. On soutient Tomas depuis le début et on n’est pas près d’arrêter. Aujourd’hui, le message est simple : ShipShaper est disponible. Allez construire des trucs formidables. »
💰 Tarif et offre de lancement
ShipShaper est disponible dès maintenant sur Steam au tarif particulièrement accessible de 8,99 $. Pour fêter cette arrivée sur les étals virtuels, une remise de lancement de 10 % est appliquée durant toute la première semaine commercialisation. Que vous ayez l’âme d’un modéliste chevronné, le besoin de modèles 3D pour vos projets ou simplement l’envie de concevoir des embarcations fantastiques le dimanche après-midi, c’est le moment parfait pour plonger dans l’aventure !
❓ FAQ (et aux marins d’eau douce)
- Faut-il avoir un diplôme d’ingénieur naval pour utiliser ShipShaper ?Absolument pas. L’interface a été pensée pour être aussi fluide et accessible qu’un pinceau virtuel. Que vous cherchiez à reproduire une frégate historique ou à créer une monstruosité maritime totalement irréaliste, le logiciel s’adapte à vos envies sans jamais vous bloquer avec des contraintes physiques complexes.
- Peut-on réellement utiliser ses créations en dehors du jeu ?Oui, et c’est l’un des gros points forts du titre. Vous pouvez exporter vos modèles au format FBX pour les intégrer dans vos propres projets 3D (sur Blender ou Unity par exemple) ou les passer dans un logiciel de découpe (slicer) pour les imprimer directement en 3D chez vous.
- La licence commerciale est-elle vraiment gratuite ?Tout à fait. Tomas Sala offre une licence commerciale complète sans surcoût. Vous êtes libre d’utiliser les navires conçus dans ShipShaper pour vos propres jeux vidéo, vos jeux de rôle ou vos créations graphiques, y compris pour des projets destinés à la vente.
- Mon bateau peut-il couler si je conçois une coque absurde ?Aucun risque de voir votre travail finir par le fond. Le jeu dispose d’un mode de mise à l’eau pour observer la flottabilité et le comportement de votre navire sur les vagues, mais il n’inflige aucune sanction ni destruction. C’est un pur bac à sable créatif et contemplatif.
- Quel est le lien exact avec l’univers de Bulwark et The Falconeer ?ShipShaper se déroule dans le même univers poétique de la Grande Ursee. Si vous jouez à Bulwark: Falconeer Chronicles, vous pouvez directement y importer vos navires personnalisés pour habiller vos cités et vos routes commerciales.
- Où le jeu est-il disponible et à quel prix ?Le titre est disponible en Accès Anticipé sur Steam au prix de 8,99 $, avec une réduction de lancement de 10 % durant la première semaine.
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