WANE a frappé un grand coup lors de son annonce le 20 septembre 2026 au PC Gaming Show Tokyo Direct. Fruit d’une collaboration renouvelée entre le studio Metis Creative et l’éditeur Shoreline Games, ce titre s’annonce comme un véritable ovni vidéoludique. Jusqu’ici célébré pour la qualité visuelle et la profondeur narrative de ses jeux de plateau primés, le studio Metis a décidé de repousser ses propres limites créatives en s’attaquant à un tout nouveau médium numérique, sous les encouragements de Keith Kawamura, PDG de Shoreline, visiblement fan de leur « imagination débordante ».
Et on le comprend aisément : oubliez les univers d’heroic fantasy remplis de gobelins souriants et de preux chevaliers. Ici, on plonge la tête la première dans un RPG occulte au tour par tour, le tout enrobé d’une direction artistique « noir industriel » aussi poisseuse que fascinante. Si vous avez toujours rêvé d’associer l’archéologie de terrain, la psychanalyse de comptoir et le capitalisme de brocante, préparez-vous bien. Ce titre, prévu notamment sur PC, risque de sérieusement jouer avec vos nerfs tout en flattant votre intellect.

🧠 Bienvenue dans la tête de Declan (spoiler : c’est un sacré bazar labyrinthique)
Dans WANE, vous incarnez Declan Wayne, un archéologue sur le déclin dont la mémoire part littéralement en lambeaux, le tourmentant et effaçant peu à peu son identité. Mais au lieu de faire des mots croisés pour s’entretenir, Declan fait ce que tout héros de jeu vidéo sensé ferait : il plonge physiquement à l’intérieur de lui-même.
Ce royaume mental, appelé Ravelle, n’est pas un joli parc printanier où l’on se promène en sifflotant. C’est un dédale mouvant et oppressant, forgé par ses traumatismes les plus sombres, ses obsessions inavouées et ses regrets amers. La mécanique brillante (et terrifiante) ici, c’est que la carte est la mémoire de Declan. Elle se transforme, se remodèle et s’effondre au gré de ses souvenirs défaillants. Les couloirs que vous empruntez sont dessinés par ses moments fondateurs, mais ils sont farouchement gardés par des entités nées de ce qu’il refuse de laisser partir. Autant dire que si votre héros a oublié où il a rangé un souvenir rassurant, l’exploration risque de se solder par un cul-de-sac mortel.
⚔️ Baston sur Quadrillage : L’Art (et la douleur) de la Tactique et de l’Usure
Puisqu’on ne règle pas ses traumatismes d’enfance avec un simple thé à la camomille, il va falloir se battre. Pour ce faire, vous devrez recruter des aventuriers (apparemment assez fous pour accepter un CDD dans un esprit torturé) afin de former un groupe de trois âmes égarées.
Le jeu propose des combats tactiques au tour par tour sur grille d’une exigence redoutable. Le placement millimétré, la gestion minutieuse de la couverture et le calcul des lignes de vue sont au cœur du gameplay. Mais attention, WANE introduit une dimension d’usure psychologique et physique : vos ressources s’épuisent au fil des rencontres aléatoires bien avant même d’atteindre les impitoyables combats de boss. Le tout est régi par une loi implacable : l’incertitude des pourcentages de réussite. Préparez-vous psychologiquement à rater ce fameux tir critique affichant « 99% de chance de toucher » alors que votre archéologue est à un pixel de la crise cardiaque. Rien de tel pour créer vos propres traumatismes tout en essayant de soigner ceux de Declan !
🏪 Le Bon Coin de l’Antiquité : Gérez votre Boutique et votre Santé Mentale
Parce que fouiller les méandres de l’esprit ne paie ni le loyer ni l’équipement, WANE intègre une excellente surcouche de gestion commerciale. Entre deux expéditions éprouvantes dans le subconscient, vous retournez dans le monde réel, au sein de votre chaleureuse (et légèrement poussiéreuse) boutique d’antiquaire.
Votre mission quotidienne ? Expertiser avec soin et vendre aux enchères les reliques parfois glauques ramenées de vos voyages introspectifs. C’est ici que l’économie du jeu prend tout son sens : l’argent âprement récolté grâce à ces artefacts servira à améliorer les installations de votre boutique et à financer vos prochaines « thérapies » mortelles. C’est le cycle cynique de la vie moderne : on affronte ses démons intérieurs pour faire tourner sa petite entreprise et gonfler son chiffre d’affaires.
🔁 Un Jour Sans Fin : La Boucle Narrative et la Règle de Trois
Structuré autour d’une boucle de gameplay roguelike très addictive, WANE applique ce qu’il appelle la « Règle de Trois ». Votre escouade devra tenter de survivre à une descente aux enfers à travers trois biomes distincts, chacun profondément lié au passé fracturé de notre héros et à l’histoire trouble de Ravelle : le terrifiant Sanatorium Ravellien, les fastes décadents du Palais d’Arvanshah, et le très accueillant Pèlerinage de la Mort vers Erabel (des destinations de vacances que l’on recommande chaudement). Mais la véritable force de WANE réside dans sa narration. Le récit se dévoile organiquement par la répétition. La mort n’est pas une fin, c’est un outil narratif. À chaque échec et chaque nouvel essai de la boucle roguelike, l’histoire de Declan progresse et ses personnages secondaires se révèlent. Vous découvrirez de nouveaux raccourcis salvateurs, débloquerez des synergies dévastatrices entre vos recrues et obtiendrez des buffs (améliorations) permanents. De quoi rendre vos prochaines descentes dans la folie un peu plus gérables… jusqu’au prochain boss.
En résumé, avec WANE, Metis Creative s’offre une transition numérique avec une ambition folle, prouvant que leur savoir-faire narratif s’exporte parfaitement au-delà du jeu de plateau. C’est sombre, c’est diablement intelligent, et ça a l’air redoutablement addictif.
❓ FAQ : Questions Fréquentes (et Angoisses Légitimes avant la consultation)
Q : Concrètement, WANE, c’est un jeu de tactique ou un simulateur de psychanalyse ? R : Un peu des deux ! C’est avant tout un RPG tactique au tour par tour mâtiné de mécaniques roguelike. Vous explorez les souvenirs enfouis et les pires traumatismes d’un archéologue pour y affronter des monstres et ramener des antiquités à revendre. Une thérapie tout à fait classique, en somme.
Q : Sur quelles plateformes pourrai-je ruiner ma santé mentale ? R : Pour le moment, l’exploration du cerveau de Declan a été annoncée sur PC. Pensez à investir dans une souris robuste : elle risque de faire un vol plané à travers le bureau après un tir raté qui affichait « 99% de chances de toucher ».
Q : Qui est Declan Wayne ? Est-ce qu’il va bien ? R : Declan est un archéologue sur le déclin dont l’esprit et l’identité s’effritent à vue d’œil. Et pour répondre à la deuxième question : non, il ne va pas bien du tout. Au lieu de prendre des vacances au soleil, il plonge littéralement dans son propre subconscient labyrinthique (Ravelle) pour se battre contre ses regrets. Chacun ses hobbies.
Q : Est-ce que le jeu est difficile ? J’ai une tolérance très basse à la frustration. R : La douleur fait partie du processus de guérison ! Le jeu propose des combats sur quadrillage très exigeants où la gestion de vos ressources et la chance jouent un rôle crucial. Mais pas de panique : grâce à la boucle roguelike, chaque décès (et il y en aura) vous permet de faire évoluer votre boutique d’antiquaire et de débloquer des améliorations permanentes. Vous allez mourir souvent, certes, mais vous mourrez de plus en plus riche et puissant.
Q : C’est quoi cette histoire de gestion de boutique d’antiquaire ? R : Dans WANE, on ne fait pas que pleurer sur son passé, on le capitalise ! Entre chaque expédition mortelle, vous retournez dans votre boutique pour expertiser et vendre aux enchères les reliques glauques trouvées dans votre esprit. L’argent récolté finance vos futurs traumatismes. Le parfait équilibre entre introspection sombre et capitalisme d’entreprise.
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