Avis aux mains vertes intergalactiques, aux collectionneurs de spores et aux amateurs de xénobiologie de salon : le studio Space Goblin Studio vient de lever le voile sur un nouveau teaser trailer pour ASTROBOTANICA. Sortez vos truelles spatiales haute précision et vos gants en Kevlar, car l’Early Access sur Steam fleurira officiellement dès le 16 février prochain.
Si vous saturez des invasions de zombies putréfiés, des dictatures post-apocalyptiques ou de la construction de bunkers militaires dans des toundras hostiles, préparez-vous pour une approche un peu plus… organique et intellectuelle. Ici, on ne compte pas ses munitions de calibre 12, on compte ses graines de fougères bioluminescentes et ses millilitres d’engrais azoté.

Le pitch : Un botaniste, un crash et beaucoup trop d’oxygène 🚀
Imaginez la scène, digne des meilleurs (ou pires) films de science-fiction : vous incarnez un botaniste alien de renom, une sorte de sommité de la photosynthèse et de la génétique végétale, envoyé en mission désespérée pour sauver votre planète d’origine d’une extinction écologique imminente. Manque de bol, votre vaisseau décide que la Terre de l’ère Pléistocène — une époque où l’hygiène était toute relative et la mégafaune omniprésente — est l’endroit idéal pour un atterrissage forcé, brutal et définitif.
- Le cauchemar respiratoire : L’atmosphère terrestre est riche en oxygène. Pour la plupart des créatures que vous connaissez, c’est une bénédiction. Pour vos poumons d’extra-terrestre, c’est techniquement un gaz corrosif, hyper-réactif et potentiellement mortel à haute dose. Respirer sans votre masque, c’est un peu comme si un humain essayait de boire de la lave en espérant que ça passe. La gestion de votre réserve d’air sera votre premier défi, avant même de trouver à manger.
- Voisinage encombrant : La faune locale est… imposante, pour ne pas dire terrifiante. Entre les prédateurs à dents de sabre et les mammouths qui pourraient vous écraser sans même s’en apercevoir, la balade en forêt devient vite un sport extrême. Et les humains de l’époque ? Ils sont charmants, certes, mais leur concept de diplomatie et de premier contact se résume souvent à vous taper dessus avec un fémur de bison pour vérifier si vous êtes comestible ou si vous faites un bruit de pouet-pouet.
- La science comme arme : Votre survie ne dépend pas de votre capacité à vider un chargeur de fusil à plasma, mais de votre talent à faire pousser des salades préhistoriques, à analyser des sols argileux et à concocter des engrais miracles à base de composants organiques locaux plus ou moins ragoûtants. C’est la victoire du tube à essai sur la machette.


Pas de muscles, que des neurones (et beaucoup de chlorophylle) 🧪
ASTROBOTANICA se définit fièrement comme un jeu de survie « curiosity-led » (dirigé par la curiosité). Ici, on ne domine pas la nature par la violence, on l’apprivoise par l’observation clinique et l’expérimentation audacieuse. Le gameplay, que les développeurs veulent aussi relaxant que stimulant, repose sur des piliers d’une profondeur rare :
- L’expérimentation scientifique pure : Le monde est votre laboratoire. Vous devrez récolter des échantillons, les broyer, les distiller, les infuser et parfois — par pur dévouement à la science (ou par désespoir) — goûter des baies inconnues. L’objectif ? Créer des remèdes pour les locaux, des boosters pour vos propres capacités respiratoires ou des phéromones pour calmer un prédateur un peu trop collant. Chaque plante découverte est une pièce d’un puzzle biologique géant.
- L’alien-botanique de pointe : Il ne s’agit pas juste de planter une graine et d’attendre. Vous devrez bâtir un jardin digne d’un palais impérial alien au beau milieu d’une savane sauvage. Gérer le pH du sol, l’inclinaison des rayons du soleil, l’humidité ambiante et la sélection génétique sera crucial pour stabiliser votre base et produire les ressources nécessaires à votre survie à long terme. C’est du « farming » de haut vol.
- L’interaction sociale archaïque : Pas de Wi-Fi, pas de TikTok, juste vous et des Néandertaliens. Dans une dynamique unique, vous allez devoir soigner, nourrir et peut-être même éduquer ces ancêtres un peu rustres. En les aidant à surmonter les maladies ou les famines, vous pourriez devenir le « Dieu de la Racine » ou le « Grand Sorcier de la Fougère Bleue », débloquant ainsi une main-d’œuvre locale précieuse et une protection bienvenue contre les dangers extérieurs.
- L’exploration et les énigmes géologiques : La Terre d’il y a 300 000 ans n’est pas qu’un vaste champ de boue. Des mystères géologiques, des grottes aux propriétés étranges et des puzzles environnementaux complexes attendent votre logique d’analyste spatial. Pourquoi cette plante ne pousse-t-elle qu’ici ? Quel secret cache cette vallée isolée ? Votre scanner sera votre meilleur ami.

Un lancement sous de bons auspices (et un soleil radieux) ☀️
Le projet arrive sur Steam avec un vent de fraîcheur (et une forte odeur d’humus) dans les feuilles. Après une campagne Kickstarter qui a germé bien plus vite que prévu et une démo qui s’est payé le luxe de se hisser dans le Top 100 du dernier Steam Next Fest, le studio a déjà conquis plus de 83 000 listes de souhaits. C’est dire si les joueurs ont faim de légumes spatiaux et de calme olympien.
L’équipe de Space Goblin Studio, basée à Varsovie, n’a pas chômé durant l’hiver. En écoutant religieusement (et parfois avec une pointe d’effroi) les milliers de retours de la communauté, ils ont déjà implémenté des changements majeurs avant même le lancement :
- Inventaire 2.0 : Entièrement repensé pour éviter la frustration. Parce que même un botaniste alien avec quatre bras (hypothétiquement) ne peut pas jongler avec 40 citrouilles géantes, des pierres taillées et des flacons de toxines sans un système de rangement digne de ce nom.
- Direction Artistique Sublimée : Les paysages préhistoriques ont reçu un coup de polissage impressionnant. Les effets de lumière à travers la canopée et la modélisation des plantes rendent l’exploration aussi contemplative qu’immersive.
- Optimisation de l’ADN technique : Le jeu a été optimisé pour tourner de manière fluide sur une large gamme de matériel. Que vous possédiez une machine de guerre dernier cri ou un ordinateur de bureau qui semble dater de la même époque que les mammouths du jeu, vous devriez pouvoir jardiner sans encombre.



Pourquoi on a hâte de s’y mettre ? 🌿
Parce qu’entre deux sessions de rempotage intensif et de gestion de compost alien, ASTROBOTANICA propose une narration émergente fascinante. Vous pouvez même approfondir l’univers du jeu en lisant la bande dessinée officielle, Sprout Out!, disponible sur Webtoons. C’est extrêmement rare qu’un jeu de survie nous propose de troquer l’anxiété permanente et l’adrénaline des combats contre une approche relaxante, colorée, presque zen, mais toujours intellectuellement gratifiante.
L’Early Access sur Steam n’est que la première graine d’un projet ambitieux. Space Goblin Studio a déjà une feuille de route (ou plutôt un plan de culture) bien remplie : extension de la carte, introduction de mécaniques météorologiques extrêmes (glaciations, orages super-cellulaires) et évolution du scénario en collaboration directe avec les joueurs via leur serveur Discord officiel.
Le verdict ? Si vous avez toujours rêvé de constituer un herbier exhaustif tout en portant un casque hermétique pour éviter de succomber à une overdose d’air pur, rendez-vous d’urgence sur la page Steam d’ASTROBOTANICA pour l’ajouter à votre wishlist. La Terre n’a jamais été aussi accueillante… et aussi dangereuse pour un jardinier de l’espace.
Note de la rédaction : Aucun humain préhistorique n’a été maltraité (physiquement) durant la rédaction de cet article. En revanche, notre stagiaire a tenté de reproduire une recette de soupe à la fougère bleue vue dans le trailer ; il parle désormais couramment en binaire et ses cheveux brillent dans le noir. Tout va bien, c’est pour la science.
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