Vous pensiez que votre lundi matin coincé dans les bouchons ou devant une machine à café en panne était le summum du désespoir humain ? Détrompez-vous, le vrai supplice est bien plus esthétique, complexe et stratégique que cela. Le studio indépendant italien Tambù Digital vient de nous ouvrir les portes d’un au-delà fracturé avec le lancement de la toute première démo jouable de Beatrix. Prévu pour une sortie complète plus tard en 2026, ce titre s’annonce déjà comme l’un des roguelite board-builders les plus envoûtants de la décennie. Désormais disponible au téléchargement sur PC via Steam, cette démo est une invitation pressante à plonger dans un univers où le Tarot n’est pas là pour prédire une rencontre amoureuse, mais pour dicter si vous passerez la prochaine seconde en vie.
Si vous avez toujours rêvé de siéger au tribunal des damnés tout en optimisant le placement de vos pions sur une grille (chacun ses passions, on ne juge pas… enfin, si, justement, c’est le cœur du jeu), cet article est pour vous.
- 🏛️ Dante rencontre Othello : Le pitch qui ne rigole pas (enfin, un peu si)
- 🌊 Contenu de la démo : Bienvenue dans les Limbes (C'est gratuit, profitez-en)
- 🕯️ Pourquoi vous devriez tester Beatrix (selon nous)
- ⚖️ Le verdict final (avant celui de Beatrix)
- ❓ (FAQ) 🕯️Tout ce qu'il faut savoir avant de perdre votre âme


🏛️ Dante rencontre Othello : Le pitch qui ne rigole pas (enfin, un peu si)
Inspiré par la logique spatiale et la poésie macabre de l’Enfer de Dante Alighieri, Beatrix vous place dans les bottes (très élégantes, probablement cirées au soufre) de l’énigmatique héroïne éponyme. Votre mission est aussi simple qu’effrayante : descendre à travers les Cercles de l’Enfer pour identifier et éradiquer une « anomalie » mystérieuse qui ronge les fondations mêmes de l’Abysse. Cette pourriture métaphysique menace de désintégrer la réalité, transformant le repos éternel en un chaos sans nom. Apparemment, même chez les morts, on a des problèmes de voisinage et de gestion de propriété.
Oubliez le deckbuilding classique à la Slay the Spire où l’on se contente de vider sa main pour réduire une barre de vie. Ici, on parle de Board-Building pur et dur. Le champ de bataille est une grille vivante (souvent de 4×4, mais extensible selon les niveaux), un échiquier occulte où votre positionnement est plus vital que votre capacité à crier des incantations. Dans Beatrix, chaque mouvement est une micro-partie d’échecs à haute intensité. Un mauvais placement et vous finissez encerclé par des spectres affamés ; un mouvement calculé, et vous transformez une défaite humiliante en une démonstration de force infernale qui ferait rougir Lucifer lui-même.

🃏 Un système de combat qui va vous retourner le cerveau (et les cartes)
Le cœur du gameplay repose sur le système innovant « Surround and Flip ». Si vous avez passé vos meilleures heures de jeunesse à traquer les cartes rares dans le Triple Triad de Final Fantasy VIII ou à retourner frénétiquement des jetons à l’Othello, vous allez immédiatement comprendre le potentiel de destruction massive de ce mécanisme. L’idée est redoutable : si vous parvenez à prendre en sandwich une unité ennemie entre deux des vôtres (horizontalement ou verticalement), vous déclenchez un « Card Clash ». Chaque carte possède des valeurs de puissance sur ses quatre côtés (Nord, Sud, Est, Ouest). Si votre Potentia est supérieure sur le point de contact, vous retournez la carte adverse et saisissez le contrôle total de l’unité. C’est le retournement de situation ultime, celui qui fait rager l’IA et transpirer les démons de haut rang.
Mais la vraie profondeur réside dans les Canons. Ce ne sont pas des pièces d’artillerie classiques, mais des effets de terrain persistants et surpuissants qui redéfinissent les lois de la physique de la grille dès le début du combat. Déployer un Canon, c’est comme décider qu’à partir de maintenant, toutes les cases adjacentes infligent des brûlures ou que chaque carte posée sur une case spécifique soigne vos unités de proximité. Vous ne jouez pas seulement des cartes, vous sculptez le champ de bataille selon votre bon vouloir, créant des zones de mort ou des bastions imprenables.


🌊 Contenu de la démo : Bienvenue dans les Limbes (C’est gratuit, profitez-en)
La démo vous projette sans préambule dans le premier Cercle de l’Enfer : Les Limbes. C’est le terrain d’entraînement idéal, un lieu de mélancolie éternelle baigné dans une brume grisâtre où vous apprendrez à ne pas mourir bêtement. Vous y découvrirez les premiers fils d’une narration sombre et riche, portée par des dialogues qui pèsent le poids d’un millier d’âmes.
Voici le menu détaillé de ce que vous trouverez dans cet avant-goût sur PC :
- 35 Canons : Des capacités de modification de plateau à activer stratégiquement. C’est ici que se joue la « pré-planification » de votre victoire. Certains Canons automatisent vos attaques tandis que d’autres bloquent les mouvements ennemis.
- 22 Arcanes Majeurs : Les cartes de Tarot centrales. Elles représentent vos unités et vos sorts majeurs. Apprendre à équilibrer votre main entre puissance brute et utilité tactique est la clé pour ne pas finir en tas de cendres.
- 15 Reliques : Ces artefacts oubliés offrent des bonus passifs permanents pour votre « run ». Une bonne combinaison de reliques peut transformer une stratégie bancale en une machine de guerre imparable capable de nettoyer le plateau en un tour.
- 3 Types d’ennemis et 2 variantes Élite : Les habitants des Limbes ne sont pas là pour faire de la figuration. Les élites possèdent des passifs gênants, comme l’immunité au retournement immédiat, vous forçant à ruser pour les déloger.
- Le boss final : Charon. Le passeur le plus célèbre du Styx (et celui qui a probablement le pire service client de l’univers) vous attend pour un combat climatique en tant que Custos Limbi. Il manipule le plateau de manière agressive, et le vaincre demande une maîtrise parfaite de la grille.
- 3 Événements narratifs : Des rencontres aléatoires avec des âmes perdues. Vos choix influenceront votre moralité et vos récompenses. Allez-vous faire preuve de clémence ou de pragmatisme cruel pour obtenir cette relique tant convoitée ?

🕯️ Pourquoi vous devriez tester Beatrix (selon nous)
- Une esthétique viscérale et réactive : La direction artistique est un hommage vibrant aux gravures médiévales de Gustave Doré et aux visions cauchemardesques de Jérôme Bosch, mâtinée d’une modernité sombre évoquant le style « comics » gothique haut de gamme à la Mike Mignola. Chaque élément visuel est au service de l’immersion : les bordures de la grille semblent palpiter comme de la chair corrompue, et le plateau n’est jamais figé. À mesure que l’anomalie gagne du terrain, les textures des cases se désagrègent en temps réel, révélant un vide spectral. L’ambiance sonore, quant à elle, évolue de manière procédurale ; le silence oppressant des Limbes laisse place à des chœurs dissonants et des craquements organiques dès que la tension monte, rendant chaque affrontement physiquement palpable.
- L’archétype du « Genius » : Au début de chaque tentative de descente, vous devez invoquer votre « Genius », une entité tutélaire qui sert de boussole métaphysique à votre run. Ce n’est pas qu’un simple choix de classe ; c’est le socle qui définit la structure de votre deck de Tarots et la nature des synergies que vous pourrez bâtir. Un « Genius » orienté vers la « Domination » vous permettra de renforcer votre Potentia pour des retournements brutaux, tandis qu’un esprit lié à la « Manipulation » vous offrira des outils pour décaler les unités adverses ou modifier la géométrie de la grille à votre avantage. Ce choix initial restreint ou élargit le bassin de Reliques et de Canons que vous croiserez, forçant le joueur à une spécialisation poussée pour survivre aux cercles les plus profonds.
- Le Verdict du Juge : Dans Beatrix, la défaite d’un adversaire n’est que le prologue à un choix bien plus lourd de conséquences. Après avoir terrassé un gardien de cercle (le Custos), vous endossez votre rôle de magistrat suprême de l’Abysse pour passer sentence. Ce « Verdict » est le moteur de progression non-linéaire du jeu. Allez-vous condamner le gardien à l’oubli pour renforcer immédiatement vos capacités offensives, ou faire preuve d’une clémence calculée pour débloquer de nouveaux chemins narratifs et des types de cartes inédits ? Vos jugements modifient de façon permanente la configuration de votre arbre de compétences « Major Arcana » et déterminent la difficulté des cercles suivants (Lust, Gluttony, Greed, etc.), vous permettant d’imposer votre propre vision de l’ordre éternel sur un enfer en pleine déliquescence.


⚖️ Le verdict final (avant celui de Beatrix)
Beatrix s’annonce comme une véritable bouffée d’air frais (ou de soufre, c’est selon) dans un paysage vidéoludique parfois embourbé dans les redites du genre roguelite. En plaçant la spatialité, la géométrie et la tactique pure au centre de l’expérience, le studio Tambù Digital ne livre pas seulement un jeu de cartes, mais un défi intellectuel rafraîchissant, diablement addictif et visuellement superbe. C’est une œuvre qui respecte l’intelligence tactique du joueur tout en l’immergeant avec brio dans une ambiance d’une noirceur exquise, où chaque victoire se mérite au prix d’une réflexion intense.
Le titre complet est attendu sur PC (et potentiellement sur d’autres plateformes) pour le courant de l’année 2026. Mais n’attendez pas que le Styx gèle pour vous forger une opinion : le parvis des enfers est déjà ouvert. Nous vous recommandons chaudement de télécharger la démo sur Steam dès aujourd’hui. Prenez place devant la grille, invoquez votre Genius, et commencez à bâtir votre propre légende judiciaire au cœur de l’Abysse.
Alors, parviendrez-vous à purifier les Cercles de leur corruption, ou finirez-vous comme un simple pion retourné, oublié sur l’échiquier gelé de la Trahison ? La sentence approche, et en Enfer, une seule certitude demeure : si vous ne maîtrisez pas les lois de la grille, ce sont elles qui finiront par vous broyer sans le moindre remords.
❓ (FAQ) 🕯️Tout ce qu’il faut savoir avant de perdre votre âme
Sur quelles plateformes Beatrix sera-t-il disponible ? Pour le moment, le jeu est confirmé sur PC via la plateforme Steam. Les développeurs de Tambù Digital n’ont pas encore officiellement annoncé de versions consoles, mais restez à l’écoute pour de futures mises à jour en 2026.
Quel est le genre exact du jeu ? Beatrix est un roguelite board-builder. Il mélange la progression permanente et le caractère aléatoire du roguelite avec une mécanique de jeu de plateau tactique inspirée du Tarot et de jeux de stratégie classiques comme Othello.
La démo est-elle gratuite ? Oui, la démo de Beatrix est entièrement gratuite et accessible à tous sur Steam. Elle permet de parcourir l’intégralité du premier cercle de l’Enfer (les Limbes) et de se confronter au premier boss majeur.
Faut-il connaître l’Enfer de Dante pour apprécier le jeu ? Absolument pas. Bien que le jeu s’inspire de la structure et de l’iconographie de l’œuvre de Dante, il propose sa propre mythologie et son propre système de narration. C’est un plus pour les amateurs de littérature, mais le gameplay se suffit largement à lui-même.
Combien de temps dure une partie (run) dans Beatrix ? Dans la version finale, la durée d’une descente complète variera en fonction de vos choix et de votre stratégie, mais les développeurs visent des sessions intenses et rejouables à l’infini. La démo, quant à elle, offre environ 30 à 60 minutes de jeu pour une première exploration réussie des Limbes.
Qu’est-ce que le système de « Canons » ? Les Canons sont des effets de zone passifs que vous déployez sur la grille. Contrairement aux cartes de Tarot qui agissent ponctuellement, les Canons modifient durablement les règles du champ de bataille (bonus de dégâts, soins, pièges) pour vous aider à automatiser votre victoire.
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