Le studio indépendant Cube of Cube, basé en Chine, vient de franchir une étape majeure en libérant la démo de son titre phare, Blade of Wiz, lors du Steam Next Fest. Préparez-vous pour un action-roguelite à la nervosité électrique où votre pire ennemi est aussi votre unique planche de salut… et il a des moustaches.
Dans un paysage vidéoludique où le genre « Hades-like » est devenu une norme de qualité, Blade of Wiz arrive avec une proposition audacieuse qui mélange mélancolie gothique et adrénaline pure. Ici, point de divinités grecques pour vous prêter main-forte avec des éclairs ou des flèches d’amour, mais un chat noir spectral au tempérament aussi sombre que ses pouvoirs dévastateurs. Développé par Cube of Cube et propulsé par l’éditeur Another Indie, le jeu nous plonge dans les tréfonds d’une cité impériale condamnée, un labyrinthe de pierre et de magie où chaque pas vers la rédemption est un pas de plus dans une cohabitation forcée pour le moins toxique.

🐈⬛ Le pitch : Une colocation spectrale qui tourne au vinaigre
L’intrigue nous fait découvrir Sera, une ancienne figure de proue de la garde impériale, dont la chute a été aussi brutale que spectaculaire. Aujourd’hui exilée, déshonorée et dépouillée de son armure étincelante, elle n’est plus que l’ombre d’elle-même. Sa particularité ? Un fardeau que beaucoup prendraient pour un don : elle ne peut plus mourir. Peu importe la violence des coups reçus, la profondeur des entailles ou la puissance des sorts qui la frappent, elle se relève inlassablement. Mais ne vous y trompez pas, ce n’est pas un privilège héroïque né d’un acte de bravoure, c’est une malédiction cynique et cruelle lancée par l’entité féline qui flotte désormais à ses côtés, indissociable, comme une ombre collante et narquoise.
Imaginez être condamnée à l’errance éternelle dans une métropole autrefois glorieuse, désormais dévastée par une corruption magique qui transforme les souvenirs en cauchemars. Votre seul compagnon de voyage est l’être même qui vous a tout arraché : votre titre, votre honneur et même le repos éternel. Le scénario joue avec brio sur ce lien ambivalent et viscéral : le chat vous méprise avec une arrogance royale, vous le détestez de toutes vos fibres, mais sans lui, vous ne seriez qu’une enveloppe vide, incapable de canaliser la moindre once de magie dans cette cité hostile. C’est un peu comme être coincé dans un ascenseur en panne pour l’éternité avec la personne qui a délibérément rayé votre voiture et mangé votre dernier yaourt, mais avec des effets de particules Pixel Art absolument sublimes et une bande-son mélancolique qui souligne chaque instant de cette tension psychologique palpable.



⚔️ Un gameplay qui a du « répondant » (et des griffes acérées)
On ne va pas se mentir : un roguelite d’action sans nervosité, c’est comme un chat sans griffes, ça ne sert à rien. Les développeurs ont fait de la précision chirurgicale leur priorité absolue avec des contrôles « snappy » (ultra-réactifs) qui rappellent les meilleures heures de Dead Cells. Que vous soyez adepte du corps à corps brutal avec des espadons lourds, des attaques à distance chirurgicales ou de la magie pure, chaque mouvement de Sera répond au doigt et à l’œil. Le système d’esquive n’est pas là pour faire joli : il nécessite une lecture parfaite des patterns ennemis sous peine de voir votre barre de vie fondre instantanément.
Le cœur de l’expérience réside dans le système de double âme, une mécanique de combat asymétrique fascinante :
- Sera s’occupe du « gros œuvre » : elle gère le flux constant du combat, le découpage à l’épée, les parades et le placement tactique. Elle est l’acier qui tranche la chair.
- Le Chat est votre arsenal magique vivant et imprévisible. Vous pouvez équiper deux capacités parmi 12 transformations uniques. Oubliez les pelotes de laine et les ronronnements : le félin devient ici des griffes titanesques qui balaient l’écran, des murs de pierre broyeurs qui écrasent les archers adverses ou des portails vers le vide pour aspirer les projectiles et les renvoyer avec intérêt.

🧪 La démo : 30 minutes de run, des heures de « theory-crafting »
Si une tentative (run) classique dans cette démo dure environ 30 minutes, la profondeur stratégique proposée est déjà monumentale, offrant une rejouabilité qui dépasse largement le cadre d’un simple essai gratuit. Pour les amateurs d’optimisation et de « broken builds » (ces combinaisons de pouvoirs tellement fortes qu’elles cassent le jeu), voici de quoi nourrir vos tableurs Excel :
- Plus de 20 armes aux comportements radicalement différents (du katana rapide à la masse dévastatrice).
- 12 compétences de transformation pour votre compagnon poilu, changeant totalement votre manière d’aborder les zones de foule.
- 50 crêtes de personnalisation pour modifier vos statistiques passives et adapter votre résistance.
- 108 bénédictions (power-ups) à découvrir et à cumuler pour créer des synergies imprévues.
- 6 systèmes élémentaires (Feu, Glace, Foudre, etc.) permettant de déclencher des réactions en chaîne massives.
Chaque mort vous renvoie au campement de fortune, le hub central du jeu. Mais ce n’est jamais un échec total : c’est l’occasion d’utiliser les précieuses ressources glanées pour débloquer des améliorations permanentes dans votre arbre de talents. Vous apprendrez à planifier votre itinéraire à travers les quartiers de la cité impériale, pesant chaque risque pour obtenir une récompense qui pourrait faire la différence face au prochain boss.


🎨 Pourquoi on l’attend de pied ferme sur Steam ?
Au-delà de son système de combat addictif, Blade of Wiz brille par son identité visuelle unique et son souci du détail presque obsessionnel. La direction artistique exploite un Pixel Art vibrant et extrêmement détaillé, capable de transformer la moindre explosion magique en un feu d’artifice de couleurs aussi lisible qu’esthétique. Chaque pixel semble avoir été placé pour servir l’action : les effets de lumière dynamique et les ombres portées dans la cité impériale renforcent l’immersion dans cet univers à la fois sombre et merveilleux. Les animations, d’une fluidité déconcertante, confèrent une véritable sensation de poids à chaque arme, rendant chaque coup porté physiquement satisfaisant pour le joueur.
La narration ne reste pas en retrait et évite les longs tunnels de textes ennuyeux. Elle s’appuie sur des planches de bandes dessinées dynamiques qui s’insèrent avec élégance entre les phases d’exploration intense. Ces moments de respiration narrative renforcent l’attachement (et l’agacement réciproque) entre Sera et son spectre de compagnie, donnant une véritable âme et une épaisseur psychologique à ce qui pourrait n’être qu’un simple jeu d’action. On sent une réelle volonté d’explorer la psyché d’une guerrière déchue, ses regrets et sa colère, à travers des dialogues ciselés et des révélations distillées au fil des morts.
Le jeu complet, prévu sur la plateforme Steam, promet une aventure épique de plus de 10 heures pour une première traversée, étalée sur trois chapitres massifs. Cette version finale introduira de nouveaux personnages secondaires entièrement doublés, des quêtes annexes scénarisées et une exploration beaucoup plus sombre de l’origine de la malédiction. Les développeurs promettent également des modes de difficulté avancés et des défis de fin de jeu pour tester les builds les plus extrêmes des joueurs, garantissant ainsi une longévité digne des plus grands noms du roguelite.



🏁 Bilan : Un coup de griffe magistral dans le genre
Si vous avez poncé Hades jusqu’à la corde, exploré chaque recoin du Tartare et que vous cherchez désespérément votre nouvelle dose de dopamine roguelite, la démo de Blade of Wiz est bien plus qu’une simple curiosité : c’est le rendez-vous incontournable de ce Steam Next Fest. Le titre parvient à capturer l’essence même du genre — cette boucle de gameplay hypnotique où « une dernière run » se transforme invariablement en une nuit blanche — tout en y injectant une personnalité propre grâce à son duo asymétrique.
C’est vif, c’est exigeant et visuellement impeccable, proposant un défi technique qui ravira les puristes du skill tout en offrant assez de profondeur systémique pour les théoriciens du build. Cette démo prouve que Cube of Cube a compris la recette secrète : un mélange de feedback visuel percutant, de progression gratifiante et d’une narration qui donne envie de découvrir la suite. Enfin, cela nous rappelle une vérité universelle que tout propriétaire d’animal connaît : au fond, nous sommes tous les serviteurs de nos chats, surtout quand ils ont le pouvoir de nous ressusciter à l’infini pour continuer à subir leurs caprices magiques.
La démo est disponible dès maintenant sur Steam !
❓ FAQ : Tout savoir sur Blade of Wiz
Sur quelles plateformes le jeu sera-t-il disponible ? Pour le moment, le jeu est confirmé sur PC via la plateforme Steam. Des portages sur consoles pourraient être annoncés ultérieurement selon le succès du titre.
Quelle est la durée de vie du jeu complet ? Les développeurs prévoient environ 10 heures de contenu pour terminer l’histoire principale à travers les trois chapitres, mais la rejouabilité infinie propre au roguelite et les modes de difficulté avancés multiplieront ce chiffre pour les complétistes.
Le jeu est-il difficile ? Oui, Blade of Wiz se veut exigeant. Cependant, comme dans tout bon roguelite, la progression permanente (achats d’améliorations au camp) permet de faciliter les runs suivantes à mesure que vous gagnez en puissance.
Peut-on jouer en coopération ? Actuellement, Blade of Wiz est conçu comme une expérience purement solo, centrée sur la synergie entre Sera et son chat spectral contrôlés par un seul joueur.
Où puis-je télécharger la démo ? La démo est accessible gratuitement sur la page officielle du jeu sur Steam durant le Steam Next Fest.
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