C’était une révélation inattendue, un moment suspendu où les passionnés de jeux vidéo ont retenu leur souffle : lors du récent State of Play de Sony, une pépite a fait son apparition. Présenté par Shueisha Games en collaboration avec le studio créatif DeskWorks, Chronoscript: The Endless End a immédiatement captivé l’attention. Ce titre promet de fusionner le charme nostalgique des jeux d’action-aventure 2D classiques avec une direction artistique absolument unique, plongeant les joueurs au cœur d’un manuscrit maudit. Préparez-vous à entrer dans un monde où la réalité et la fiction s’entremêlent, et où l’encre est votre meilleure amie… ou votre pire ennemie.

Le cauchemar d’un éditeur, ou le début d’une aventure
L’intrigue, digne des meilleurs contes gothiques, est aussi rocambolesque que fascinante. Nous incarnons un éditeur en 2026 qui, dans un élan de bravoure ou de désespoir financier, accepte une mission pour le moins singulière : se rendre dans un manoir isolé en pleine montagne afin de travailler sur un manuscrit. Alors que l’air vicié et l’isolement commencent à peser sur le moral, une simple piqûre de moustique va faire basculer notre protagoniste dans une autre dimension. Ou plutôt, dans une autre réalité. Il se réveille prisonnier d’un manuscrit millénaire, un récit figé dans le temps, condamné à ne jamais s’achever.
Pour mettre fin à cette malédiction et ramener le récit à son chapitre final, le joueur doit s’aventurer dans un monde encré et tortueux. L’objectif est clair : explorer, déchiffrer les mystères cachés dans les moindres détails, et surtout, confronter les êtres défigurés et corrompus qui arpentent ces pages. C’est une quête de vérité, une chasse à l’encre, qui mettra vos nerfs et vos réflexes à rude épreuve.



Un chef-d’œuvre visuel qui joue avec la perspective
La véritable force de Chronoscript réside dans sa direction artistique audacieuse. Le jeu se déroule majoritairement dans un monde 2D dessiné à la main, chaque personnage, chaque décor, chaque ennemi semblant avoir été créé avec une plume et de l’encre. Cette patte visuelle donne au jeu une vitalité presque troublante, comme si chaque image était vivante et animée.
Cependant, DeskWorks ne s’est pas contenté de cela. Des éléments 3D viennent régulièrement briser la monotonie pour dynamiser l’expérience. On les retrouve dans les cinématiques, dans les révélations spectaculaires de la carte du monde, et même lors de certaines attaques d’ennemis qui surgissent littéralement de l’arrière-plan pour nous asséner un coup. Ces moments de rupture visuelle renforcent l’idée que le danger peut venir de partout, et que les pages de ce manuscrit ne sont pas la seule chose à craindre.
Pour les plus chanceux (ou malchanceux), de brèves déchirures d’encre peuvent même vous transporter momentanément dans le monde « réel » en 3D. Ces instants éphémères rappellent au joueur la fragilité de sa situation, avant de le renvoyer, sans pitié, dans les méandres du manuscrit.



Chronoscript: The Endless End est attendu en 2026 sur PlayStation 5 et Steam, avec des localisations prévues en anglais, japonais, chinois (simplifié et traditionnel), coréen, français, italien, allemand et espagnol. Un titre à surveiller de très près si vous aimez l’aventure, le mystère, et les moustiques.
Enfin, peut-être pas les moustiques.
Share this content:
About The Author
En savoir plus sur La Pause Geek
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
