Le studio indépendant Dusty Box a dévoilé son premier titre, Cult of Blood, et l’ambiance est déjà plus glaciale qu’une bière oubliée en Sibérie. Oubliez les vacances à la grecque, les plages ensoleillées et la Feta. Ce jeu vous catapulte dans une aventure d’horreur de survie qui renoue avec la tension viscérale de la vieille école, tout en y injectant une dose massive de rituels sombres et de magie noire. L’histoire, inspirée par un fait divers réel — mais tordue jusqu’à l’os par le surnaturel — vous place dans la peau d’un officier de police qui pensait n’avoir affaire qu’à une routine administrative.
Erreur ! Il se retrouve très vite le pion principal, et malheureusement, le sacrifice final, d’une prêtresse déterminée à décrocher un statut de déesse par un rituel sanglant. Si vous cherchiez un jeu où vous êtes le héros musclé, passez votre chemin. Ici, vous êtes le dernier ingrédient de la recette.


Le Cadre et la Mise en Scène : Le Retour Glorieux de la Claustrophobie
Le village sans nom au cœur de Cult of Blood n’est pas un endroit où l’on prend plaisir à se promener. Le trailer annonce la couleur : rues noyées par le brouillard, chambres éclairées à la bougie où les ombres dansent de manière suspecte, et des ruines marécageuses qui sentent le pourri et le danger. L’équipe de Dusty Box n’a pas lésiné sur l’atmosphère, mélangeant des cinématiques au rendu soigné avec l’urgence du gameplay.
Mais le plus grand vecteur de tension, c’est le choix radical opéré par le studio : l’utilisation des angles de caméra fixes. C’est un retour assumé aux racines, où l’on ne voit jamais vraiment ce qui se cache au coin du couloir. Couplé aux commandes de type « tank » (qui, rassurons les plus jeunes, ont été modernisées pour rendre l’aiming et l’esquive moins punitifs, évitant de mourir lamentablement parce que vous avez raté un virage à 90 degrés), le jeu parvient à recréer cette dread propre aux classiques comme Resident Evil ou Silent Hill, tout en infusant sa propre horreur rituelle et grecque.

La Mécanique de Survie : Entre Pénurie et Négociation avec la Mort
Si vous entrez dans Cult of Blood en pensant être Rambo, vous allez rapidement devenir le zombie de Rambo. Le cœur de l’expérience, c’est la tension et la gestion des ressources. La philosophie est simple : l’ennemi est partout, l’aide est nulle part.
- Le Combat Désespéré : Les munitions sont non seulement limitées, elles sont sacrées. Chaque balle compte comme si vous la payiez vous-même en carte bleue. Les affrontements se transforment souvent en mêlées brutales et risquées où vous devez compter sur un couteau ou une arme de fortune. Se retrouver face à une nuée d’ennemis grotesques sans une cartouche, c’est le moment idéal pour regretter toutes les fois où vous avez gaspillé des balles sur une mouche.
- Les Âmes de Sang et l’Upgrade : La survie n’est pas gratuite. Pour améliorer vos maigres armes ou acquérir un nouvel équipement (qui, soyons honnêtes, sera à peine suffisant), vous devrez collecter des âmes de sang. Ces âmes représentent l’énergie vitale arrachée aux victimes du culte. C’est un système cruel : pour devenir plus fort, il faut littéralement se nourrir de l’horreur.
- Les Boss Sadiques : Votre descente dans le village maudit vous mènera inévitablement à des affrontements de boss particulièrement brutaux. Ces créatures, issues de la folie et du rituel, ne se contentent pas de vous attaquer ; elles vous humilient. L’apothéose sera un combat final en plusieurs phases contre la reine elle-même. Préparez-vous : ce sera long, douloureux, et très sale.


Le Scénario : Quand le Fait Divers Dégénère en Ascension Divine
Le postulat de départ est d’un cynisme délicieux. Un policier (le malchanceux du jour) est envoyé pour une enquête de routine. Il découvre un village coupé de tout, sous l’emprise d’un culte voué à une prêtresse cherchant l’ascension. La différence majeure, et narrativement fascinante, est que les villageois ne sont pas des morts-vivants classiques : ce sont des humains dépouillés de leur âme, réduits à une existence d’esclaves dévoués.
L’inspiration, tirée d’une histoire vraie mais largement réinterprétée par l’horreur surnaturelle, pose la question de l’éternel combat entre le Bien et le Mal. Mais surtout, le jeu force le joueur à la décision finale : parviendrez-vous à détruire le culte et sa reine, ou serez-vous submergé, devenant l’élément manquant du rituel, permettant à la prêtresse d’atteindre le statut de déesse ? Comme le souligne Angelo Axiotis, co-fondateur du studio : « Ce n’est pas juste un combat pour la survie, c’est une descente dans un cauchemar où vous êtes la clé de l’ascension obscure d’un culte. »
Cult of Blood s’annonce comme une bouffée d’air vicié et d’hémoglobine dans le paysage du survival horror. Il est actuellement en développement et prévu pour une sortie sur PC, PlayStation et Xbox l’année prochaine. Les joueurs peuvent d’ores et déjà souhaiter bon courage au flic en ajoutant le jeu à leur liste de souhaits Steam.
Après tout, il faut bien quelqu’un pour fournir le sang.
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