Vous pensiez avoir enfin terminé votre thérapie après avoir succombé 400 fois dans les Enfers grecs ? Dommage. David Marquardt Studios s’apprête à ouvrir les vannes de l’hémoglobine avec Cursed Blood, un roguelike qui s’annonce aussi addictif qu’une fin de soirée qui dégénère. Préparez vos pansements et votre patience, car ici, la mort n’est qu’un prélèvement obligatoire.
Si vous faites partie de ces gens qui trouvent que la vie est trop paisible et que votre barre d’espace n’est pas assez maltraitée, réjouissez-vous. Alors que la sortie sur Steam approche à grands pas, Cursed Blood se dévoile comme une plongée profonde et brutale dans les entrailles d’un système sans pitié. On ne nous propose pas seulement un jeu d’action, mais une véritable épopée de survie où chaque micro-décision de build peut faire de vous un dieu de la boucherie ou un simple tas de viande sur le sol d’une usine désaffectée.
Le titre est conçu pour les joueurs qui ne vivent que pour la boucle parfaite : mourir, apprendre, s’équiper, et recommencer. Avec son univers « Bloodpunk » unique — une esthétique crasseuse où le métal rouillé des usines côtoie les fluides organiques incandescents — il pousse la formule du roguelike moderne dans ses derniers retranchements.


💉 Le Sang, c’est la Vie (et le DPS massif)
Dans Cursed Blood, le sang n’est pas juste un effet de particules rouges qui tache votre joli kimono en soie ; c’est une ressource multifonctionnelle qui alimente absolument tout, de votre jauge de santé à votre arbre de compétences passives. Le jeu introduit un système de mutations mondiales évolutives absolument vicieux : le monde lui-même est une entité organique qui réagit à votre succès. Plus vous progressez, plus les biomes — des fonderies hurlantes aux cathédrales de chair — développent des défenses immunitaires contre vous. Les arènes se parent de pièges environnementaux toxiques et les ennemis de base mutent pour acquérir des boucliers cinétiques ou des attaques de zone qui saturent l’écran de projectiles hématiques.
Le sang sert également de monnaie d’échange pour les « Blood Boosts ». Ces mutations s’achètent mid-run auprès de fontaines impies ou s’obtiennent par des pactes risqués, modifiant radicalement votre gameplay. Vous pouvez choisir de devenir un « Berserker de Sang », augmentant votre vitesse d’attaque et votre portée à chaque blessure reçue, ou un « Mage Hématique » capable de manipuler les flaques au sol pour les transformer en mines explosives ou en tentacules de retenue. La liberté d’expression à travers la violence n’est pas qu’un slogan marketing, c’est une nécessité tactique pour survivre aux vagues de plus en plus denses.

⚔️ Katana, Shuriken et… Fusil à Pompe ?
Le système de combat au katana est le cœur battant de l’expérience, offrant une précision chirurgicale basée sur le timing et le momentum. Ce n’est pas seulement une question de frapper fort, mais de danser entre les lames. Chaque katana débloqué au fil de votre progression possède son propre « poids » physique, influençant votre vitesse de déplacement, ainsi que des combos aériens dévastateurs et une capacité ultime unique capable de nettoyer une pièce en un instant. Certains sabres favorisent les saignements lents mais mortels, tandis que d’autres sont conçus pour briser les gardes les plus lourdes en un seul coup bien placé.
Mais là où Cursed Blood brise réellement les codes du genre, c’est dans sa philosophie de « violence improvisée ». Le jeu encourage un mélange hybride et irrévérencieux entre l’art noble du sabre et la bagarre de rue la plus sale, créant un rythme de combat d’une intensité rare sur Steam. Imaginez la scène : vous foncez dans le tas avec un dash tranchant qui laisse une traînée de plasma derrière lui, vous déviez une salve de tirs de mitrailleuse grâce à une parade parfaite qui remplit instantanément votre jauge de pouvoir, puis vous ramassez le fusil d’assaut d’un garde qui n’en a plus besoin.
Vous videz le chargeur à bout portant sur un groupe d’ennemis, projetez l’arme vide au visage du dernier survivant pour l’étourdir, avant de l’achever d’un coup de dague électrique ou d’un shuriken chargé à bloc. La transition entre ces outils de mort est d’une fluidité exemplaire, vous permettant de passer d’un duelliste gracieux à un boucher pragmatique en une fraction de seconde. Chaque objet ramassé au sol, chaque arme de jet et chaque capacité de sang s’imbriquent pour transformer chaque rencontre en un ballet sanglant et hautement spectaculaire.


🤜🤛 Coopération : L’Union fait la force (et le chaos total)
L’un des plus gros arguments de vente est le mode coop jusqu’à 4 joueurs, parfaitement intégré en ligne ou en local. Contrairement à d’autres titres où le multi n’est qu’un ajout cosmétique, ici le jeu adapte dynamiquement l’intelligence artificielle, la santé des ennemis et la densité des foules pour maintenir un défi constant qui ne faiblit jamais. À quatre, le chaos est total, mais il est orchestré. Jouer à plusieurs permet des stratégies complexes de spécialisation : un joueur peut « tanker » et attirer l’attention (l’aggro) via des cris de guerre ou des armures lourdes, pendant qu’un autre prépare un rituel de sang complexe pour soigner l’équipe en zone ou lancer une attaque orbitale massive alimentée par leurs jauges combinées.
La coopération transforme radicalement la « Progression de Maîtrise ». On y découvre le Sanctuaire Vermillon, un hub central lugubre et majestueux où l’on sacrifie les têtes des boss vaincus pour débloquer des paliers de puissance permanents valables pour toute l’escouade. C’est ici que l’on comprend la véritable profondeur des synergies : un joueur spécialisé dans le gel peut ralentir les ennemis pour permettre à un allié expert en explosions de sang de maximiser ses dégâts de zone. La communication vocale ou textuelle devient une arme à part entière, chaque run à plusieurs se transformant en une expérience tactique renouvelée où la coordination des « ultimes » fait la différence entre le triomphe et l’extinction collective. En cas de chute, le système de réanimation devient un mini-jeu de tension pure, où un allié doit canaliser son propre sang pour vous ramener à la vie sous le feu nourri des ennemis.


👹 Des Boss qui refusent de mourir
Les boss sont les véritables stars de ce monde cruel, conçus pour être des murs de difficulté mémorables qui testent non seulement vos réflexes, mais aussi votre sang-froid. Ils ne se contentent pas d’avoir une grosse barre de vie ; ils possèdent des phases de mutation mid-fight terrifiantes qui transforment radicalement l’arène. Une machine de guerre industrielle, comme le redoutable « Héritier de l’Acier », peut soudainement se déchirer sous vos coups pour révéler une horreur organique tapie à l’intérieur, assoiffée de sang. Cette transformation n’est pas qu’esthétique : elle modifie instantanément ses patterns d’attaque, sa vitesse de déplacement et ses vulnérabilités élémentaires. Un boss qui était sensible au gel sous sa forme mécanique pourrait devenir immunisé sous sa forme de chair, vous forçant à revoir votre stratégie de build à la volée.
La victoire nécessite une coordination parfaite ou une maîtrise individuelle absolue du « parry ». Dans Cursed Blood, la parade n’est pas optionnelle, elle est le moteur du combat : parer une attaque démentielle est souvent le seul moyen de générer assez de sang pour déclencher vos capacités ultimes. En coopération, la tension monte d’un cran : si vos alliés tombent, la difficulté ne baisse pas. Vous devrez alors porter le fardeau seul, jonglant entre l’esquive de lasers et de tentacules, ou tenter une réanimation risquée alors que l’arène s’effondre sous une pluie de projectiles et de radiations « Bloodpunk ».
Une fois le monstre enfin terrassé, le combat ne s’arrête pas tout à fait. Vous devez arracher physiquement la tête de votre ennemi et la rapporter au Sanctuaire Vermillon. Ce sacrifice sanglant est le seul moyen de débloquer de nouveaux biomes encore plus hostiles, de forger des katanas maudits et de progresser sur votre chemin de vengeance. C’est un cycle de violence gratifiant qui fait de chaque affrontement un véritable événement.


⏳ Verdict en attendant avril 2026
Cursed Blood se profile comme l’expérience « Bloodpunk » définitive, mêlant le poli d’une production majeure à la fureur brute d’un titre indépendant sans compromis. C’est un monde où l’esthétique des machines rouillées et de la technologie interdite rencontre la brutalité des rituels occultes. Avec sa sortie prévue en Early Access en avril 2026 sur Steam, le jeu a déjà tout d’un futur classique pour ceux qui cherchent un défi à la hauteur de leurs ambitions après avoir retourné Hades.
Ce qu’il faut retenir :
- Axe de Gameplay : Précision millimétrée du katana mêlée à un chaos d’armes improvisées totalement jouissif.
- Profondeur : Des mutations mondiales adaptatives et des builds de synergies (Blood Boosts) offrant une rejouabilité infinie.
- Coop : 1 à 4 joueurs, avec une gestion dynamique de la difficulté et un système de réanimation tactique.
- Plateforme : Une sortie très attendue sur Steam.
Si vous avez une dent contre les divinités mécaniques, les biomes hostiles ou votre propre santé mentale, gardez un œil très attentif sur ce titre. De notre côté, on retourne aiguiser nos lames et collecter des têtes pour le Sanctuaire.
❓ Foire Aux Questions (FAQ) 🩸
Sur quelles plateformes le jeu sera-t-il disponible ? Le jeu est actuellement confirmé pour une sortie sur Steam (PC). Des versions consoles sont envisagées après la phase d’Early Access.
Le jeu est-il jouable entièrement en solo ? Absolument. Bien que la coopération à 4 soit un pilier du jeu, la difficulté s’ajuste dynamiquement pour offrir un défi corsé mais équitable aux joueurs solitaires.
Quelle est la durée d’une partie (run) ? Une run réussie dure généralement entre 30 et 45 minutes, selon votre style de jeu et la rapidité avec laquelle vous éliminez les boss.
Y a-t-il de la progression permanente ? Oui. Via le Sanctuaire Vermillon, vous débloquez des améliorations de statistiques, de nouveaux types de katanas et des objets utilitaires qui restent acquis d’une partie à l’autre.
Peut-on jouer en coopération locale ? Oui, Cursed Blood supporte le jeu en coopération locale sur le même écran, ainsi que le jeu en ligne.
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