Sortez vos épées, dépoussiérez vos grimoires et, surtout, vérifiez votre assurance vie : Dragonkin: The Banished vient de quitter son nid douillet de l’accès anticipé pour déployer ses ailes en version finale. Après une période de gestation intense sur Steam, ponctuée de mises à jour majeures dictées par les retours (parfois sanglants) des joueurs, le titre phare de NACON et Eko Software débarque officiellement sur PC, PlayStationn5 et Xbox Series X|S.
Le studio parisien Eko Software, déjà rodé à l’exercice avec Warhammer: Chaosbane, a injecté tout son savoir-faire dans cette expérience. Le résultat est un Hack’N’Slash qui respecte les fondamentaux du « cliquer-tuer-looter » tout en insufflant des mécaniques de puzzle et de gestion de cité qui bousculent les habitudes du genre. On ne se contente plus de vider des salles de monstres ; on construit un héritage dans un monde qui refuse de mourir, où chaque goutte de sang versée sert à cimenter les fondations de l’espoir.



🐲 Le Pitch : Le Monde va mal, et c’est encore la faute des Dragons
Bienvenue dans un univers médiéval-fantastique qui a clairement connu des jours meilleurs. Ici, les dragons ne sont pas de nobles créatures de légende qu’on admire de loin, mais des colosses corrompus, des entités quasi divines dont la simple présence empoisonne la structure même de la réalité. Leur sang, chargé d’une magie noire ancestrale, a souillé les rivières, transformant l’eau en poison visqueux. Leur souffle a calciné des provinces entières, et leur influence maléfique a muté la faune locale en cauchemars ambulants assoiffés de chair humaine. L’humanité n’est plus qu’une note de bas de page dans l’histoire de la chaîne alimentaire, retranchée dans ses derniers bastions de pierre et de désespoir.
Pour sauver ce qu’il reste de la civilisation (en gros, quelques survivants terrifiés et un forgeron qui a désespérément besoin de matériaux rares pour ne pas fermer boutique), vous devrez incarner l’un des quatre Chasseurs de dragons, des parias dotés de capacités extraordinaires. Votre mission est simple sur le papier, mais suicidaire en pratique : traverser des biomes hostiles et variés. Vous passerez des toundras gelées où le froid réduit votre barre d’endurance, aux ruines sous-marines d’anciennes cités englouties où l’oxygène devient une ressource aussi précieuse que l’or, pour aller expliquer aux seigneurs ailés que la récréation est terminée. L’ambiance est lourde, poisseuse, et chaque pas vers l’antre d’un dragon se mérite dans le sang et la sueur.

⚔️ Quatre Héros, Un Seul Destin (et beaucoup de butin)
Le jeu vous propose de choisir votre style de destruction parmi quatre archétypes aux compétences radicalement opposées, chacun possédant son propre arbre narratif, ses propres animations de coup de grâce et un ressenti manette unique :
- La Pisteuse : La reine du « je te touche, tu ne me vois pas ». Armée de son arc composite et d’une panoplie de pièges technico-magiques, elle transforme le champ de bataille en zone de non-droit. Elle excelle dans le contrôle des foules, capable de ralentir des hordes entières avec des flèches givrantes ou de créer des zones de déni avec des chausse-trapes empoisonnées. Son gameplay demande une gestion fine de la distance : elle est dévastatrice de loin, mais s’écroule si elle se laisse acculer.
- Le Barbare : Un poète de la subtilité. Pour lui, chaque problème est un clou et sa hache est un marteau de trois tonnes. Il ne se contente pas de frapper ; il dévaste le décor en même temps que ses ennemis. Son gameplay repose sur une mécanique de « Frénésie » : plus il tape, plus il frappe vite et fort, mais plus il devient vulnérable. C’est le personnage idéal pour ceux qui aiment vivre sur le fil du rasoir, au cœur de la mêlée, là où n’importe qui d’autre finirait en bouillie.
- L’Oracle : Pourquoi se fatiguer les muscles quand on peut manipuler les forces fondamentales de l’univers ? Elle déchaîne la foudre, le feu primordial et la glace absolue pour vaporiser des groupes entiers d’ennemis. Ses sorts ont un impact visuel saisissant, avec des effets de particules qui saturent l’écran, mais attention : sa barre de santé est aussi fine qu’un parchemin humide. Le placement et la gestion de son mana sont ici une question de vie ou de mort à chaque seconde.
- Le Chevalier : Le « Tank » par excellence, le socle inébranlable de toute équipe. Entre son bouclier massif capable de dévier les flammes draconiques les plus ardentes et son armure rutilante, il est le protecteur indispensable. Ses compétences de zone lui permettent de forcer l’attention des monstres sur lui (mécanique d’aggro), laissant le champ libre à ses alliés pour infliger des dégâts critiques sans être inquiétés.



🧩 L’innovation qui pique : La Grille Ancestrale et les Dragonnets
Là où Dragonkin: The Banished se démarque réellement de la concurrence, c’est par sa profondeur de personnalisation quasi infinie qui ferait passer les autres RPG pour des jeux d’enfants. Oubliez les arbres de talents classiques où vous suivez bêtement une ligne droite préétablie. Ici, on parle de la Grille Ancestrale.
C’est un système de « puzzle » révolutionnaire : au lieu de gagner de simples points de statistiques, vous récoltez des Fragments sur les cadavres fumants de vos ennemis (os de dragon, écailles corrompues, cœurs de monstres). Chaque fragment a une forme géométrique précise (façon Tetris) et des propriétés uniques. Vous devez ensuite les agencer manuellement sur votre grille. Le placement est crucial : certains fragments possèdent des connecteurs qui boostent les pièces adjacentes, multipliant les dégâts critiques ou réduisant les temps de recharge. C’est la rencontre parfaite entre un RPG d’action et un jeu de réflexion stratégique, permettant de créer des builds « cassés » et ultra-puissants.
Et pour ajouter une couche de complexité (et de fun), vous pouvez apprivoiser des Dragonnets. Ces bébés dragons (Feu, Glace, Poison ou Foudre) ne sont pas là pour faire joli. Ils agissent comme une véritable sous-classe évolutive avec leur propre mini-grille. Ils vous accompagnent, attaquent à vos côtés de manière autonome et modifient radicalement la nature de vos propres sorts. Imaginez un Barbare dont les ondes de choc déclenchent désormais des explosions de poison grâce à son dragonnet de venin : les possibilités de théory-crafting sont étourdissantes.
🤝 La Coopération : Parce qu’il est plus fun de mourir entre amis
Le mode coopération est le véritable cœur battant de Dragonkin: The Banished. Vous pouvez unir vos forces jusqu’à 4 joueurs en ligne ou savourer le chaos à 2 en local (écran partagé) pour les puristes du canapé qui aiment se crier dessus en direct.
L’aspect tactique prend une tout autre dimension à plusieurs. Eko Software a intégré un système de « Rattrapage » intelligent qui adapte les récompenses et la puissance des ennemis en fonction du joueur le plus faible, tout en récompensant le joueur le plus fort. Cela permet de jouer avec n’importe qui, n’importe quand. La synergie est le maître-mot : la Pisteuse peut marquer les cibles pour que le Barbare leur inflige des dégâts quadruplés, tandis que l’Oracle gèle les ennemis sur place pour que le Chevalier puisse les achever avec une charge dévastatrice.


🏛️ Montescail : Une Cité qui respire selon vos exploits
Votre progression ne se limite pas aux statistiques de votre héros. Vous êtes le protecteur, le financeur et le bâtisseur de la cité de Montescail, votre hub social et stratégique. Contrairement à d’autres jeux où le village est une simple zone de menus, Montescail est un organisme vivant qui évolue visuellement et fonctionnellement en fonction de vos succès :
- Expansion des PNJ : Sauvez des artisans perdus dans des donjons pour qu’ils ouvrent boutique. Un alchimiste sauvé pourra vous concocter des potions de résistance au feu indispensables pour le prochain boss.
- Améliorations de Quartiers : En investissant vos pièces d’or et vos ressources rares, vous pouvez reconstruire les remparts (pour des bonus de défense), la bibliothèque (pour des bonus d’expérience) ou la forge (pour accéder aux paliers d’équipement supérieurs).
- Vie Sociale et Partage : C’est le lieu idéal pour échanger des fragments de grille avec vos amis, inspecter les builds les plus exotiques de la communauté et planifier votre prochaine expédition punitive vers les pics montagneux.
💀 Un Endgame pour les survivants de l’extrême
Une fois la campagne principale terminée (comptez une bonne vingtaine d’heures pour un premier run), le véritable « grind » commence. Le contenu de haut niveau de Dragonkin: The Banished a été pensé pour les amateurs de défis insurmontables et de butin parfait :
- Bestiaire de Cauchemar : Le jeu déploie plus de 70 types de monstres de base, mais le endgame introduit des variantes « Banished » dotées d’affixes aléatoires (aura de soin, explosions à la mort, chaînes de foudre) qui changeront totalement votre approche tactique.
- Les 10 Grands Dragons : Ces boss de raid sont des puzzles à part entière. Ils disposent de plusieurs phases, de zones de combat qui évoluent (le sol qui s’effondre, par exemple) et demandent une coordination parfaite. Un seul joueur qui rate son placement peut causer la mort de tout le groupe.
- Purification de Donjons : Des instances générées de manière procédurale où vous pouvez choisir des modificateurs de difficulté (plus de dégâts subis mais plus de loot). C’est ici que vous dénicherez les fragments de grille « Ancestraux » et les cosmétiques les plus rares pour briller en ville.




🚩 Faut-il craquer ?
Si vous êtes en quête d’un Hack’N’Slash viscéral et nerveux, capable de vous tenir en haleine grâce à une direction artistique sombre et une ambiance sonore oppressante, Dragonkin: The Banished est la réponse à vos prières. Le titre d’Eko Software ne fait aucun cadeau : ici, l’intelligence de jeu et la réflexion stratégique sur votre Grille Ancestrale priment sur le simple spam de touches. C’est un titre d’une générosité rare, conçu pour une rejouabilité quasi infinie grâce à ses systèmes de classes hybrides et son évolution de cité.
La force majeure du jeu réside dans sa flexibilité temporelle. Que vous soyez un joueur pressé disposant de seulement 20 minutes pour vider un petit donjon procédural et glaner quelques ressources, ou un acharné prêt à investir 5 heures pour coordonner un siège titanesque contre un dragon millénaire avec son escouade, chaque session se conclut par un sentiment gratifiant de progression. On en ressort toujours avec un fragment plus puissant, une nouvelle aile de cité débloquée ou l’adrénaline d’un combat épique. En bref, c’est l’investissement parfait pour tout amateur de loot qui se respecte.
Dragonkin: The Banished est disponible dès maintenant sur PC, PlayStation 5 et Xbox Series X|S.
Préparez vos potions, optimisez chaque millimètre de votre grille ancestrale, et n’oubliez pas : dans ce monde, soit vous êtes le chasseur, soit vous finissez en amuse-bouche carbonisé.
❓ FAQ : Tout ce qu’il faut savoir sur Dragonkin: The Banished
Sur quelles plateformes le jeu est-il disponible ? Le jeu est désormais disponible en version 1.0 sur PC (Steam), PlayStation®5 et Xbox Series X|S.
Peut-on jouer en coopération locale ? Oui ! Le jeu supporte la coopération locale jusqu’à 2 joueurs (écran partagé) et la coopération en ligne jusqu’à 4 joueurs.
Le jeu est-il accessible si mes amis ont un niveau plus élevé ? Absolument. Grâce au système de « Rattrapage », la puissance des ennemis et les récompenses s’adaptent pour que des joueurs de niveaux différents puissent s’amuser ensemble sans déséquilibre majeur.
Combien de temps faut-il pour terminer l’histoire principale ? Comptez environ 20 à 25 heures pour terminer la campagne principale, mais la durée de vie est virtuellement infinie grâce au contenu endgame et aux multiples classes à essayer.
Faut-il obligatoirement une connexion internet pour jouer ? Une connexion est requise pour le multijoueur en ligne, mais vous pouvez profiter de l’intégralité de l’aventure en solo ou en coop locale hors ligne.
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