Oyez, oyez ! Sortez vos plus beaux tabards et préparez vos réserves de viande fumée : après des années de développement intense et plus d’un million de copies vendues en accès anticipé, Going Medieval s’apprête à passer en version 1.0 le 12 mars prochain sur Steam, Epic Games Store et GOG.
C’est désormais officiel : le studio Foxy Voxel et l’éditeur Mythwright ont annoncé que leur simulateur de colonie médiévale, devenu une référence absolue du genre « survival sandbox », s’apprête à quitter ses langes de l’Early Access. Le principe fondamental reste inchangé, mais gagne une profondeur vertigineuse : vous devez reconstruire la civilisation à partir des cendres d’une peste noire ayant décimé 95 % de la population mondiale à la fin du XIVe siècle. Dans ce monde post-calamité où la nature a repris ses droits de manière sauvage et où les anciennes structures sociales se sont effondrées, vous êtes le dernier rempart contre l’oubli. Si vous avez passé les dernières années à pester contre vos colons qui oublient de manger parce qu’ils sont trop occupés à prier pour le salut de leur âme, ou à voir votre donjon de trois étages s’écrouler lamentablement faute de poutres de soutien adéquates, sachez que le véritable test de survie commence maintenant. La 1.0 n’est pas qu’un numéro de version, c’est l’avènement d’une simulation totale.


🏰 Un succès massif forgé dans le sang et la boue
Atteindre la barre symbolique du million d’unités vendues avant même la sortie officielle est un exploit qui place Going Medieval dans le panthéon des jeux de gestion aux côtés de géants comme RimWorld. Ce succès ne doit rien au hasard. Le jeu a su séduire par la liberté totale offerte par ses outils de construction voxel : ici, on ne se contente pas de poser des préfabriqués. La verticalité est la clé. On creuse des caves profondes et voûtées pour conserver la nourriture au frais durant l’été caniculaire, on érige des remparts crénelés sur plusieurs niveaux pour offrir des angles de tir optimaux à vos archers, et on dessine des bibliothèques labyrinthiques dont les étagères touchent le plafond.
Mais attention, derrière l’aspect gratifiant du « LEGO médiéval » se cache une simulation impitoyable et organique. Chaque colon possède sa propre personnalité générée aléatoirement, ses compétences spécifiques (extraction, menuiserie, botanique) et ses traumas profonds. Vous devrez jongler avec leurs besoins physiologiques élémentaires (sommeil, alimentation, régulation thermique) mais aussi leur santé mentale. Un colon qui voit ses amis mourir ou qui dort dans une pièce humide finira par faire une dépression nerveuse, refusant de travailler ou pire, s’attaquant à ses pairs. Et pendant que vous essaierez de décider si frère Bernard mérite une chambre individuelle pour ses services rendus à l’église locale, des raids de bandits de plus en plus organisés, équipés de béliers et de trébuchets, viendront tester la solidité de chaque pierre de vos meurtrières.

⚔️ Quoi de neuf pour la 1.0 ? (Spoiler : On ne va pas s’ennuyer)
La mise à jour du 12 mars est loin d’être un simple patch de confort ou une correction de bugs mineurs. Elle introduit des systèmes systémiques qui modifient en profondeur la boucle de gameplay habituelle, apportant enfin une structure de « fin de jeu » (end-game) et une dimension géopolitique à votre humble bourgade qui n’était jusqu’ici qu’un îlot isolé dans la forêt.
🏆 1. La Renommée (Renown) : Devenez la légende du XIVe siècle
Le système de Renommée est sans doute l’ajout le plus ambitieux de cette version finale. Il ne s’agit plus seulement de survivre jour après jour dans une autarcie morose, mais de faire rayonner votre colonie à travers les âges et les frontières. Ce système de statistiques mondiales suit vos performances dans des domaines variés et interconnectés :
- Commerce : Votre capacité à produire des surplus (vêtements, armes, alcools) et à dominer les marchés locaux via les caravanes.
- Militaire : Votre efficacité à massacrer les importuns, à fortifier vos positions et la puissance brute de votre garnison.
- Intellect : La vitesse à laquelle vos savants redécouvrent les technologies perdues de l’Antiquité et du Haut Moyen Âge.
Chaque décision a désormais un poids politique. Un acte de générosité, comme accueillir des réfugiés affamés en plein hiver, boostera votre aura diplomatique et attirera de nouveaux talents, tandis qu’une exécution publique ou un régime autoritaire pourrait calmer les ardeurs de vos dissidents mais ternir durablement votre image auprès des autres factions. C’est une véritable gestion de réputation qui influencera dynamiquement la fréquence des marchands itinérants, la férocité des attaques ennemies et les opportunités d’alliances stratégiques.
🚩 2. Les Grands Objectifs : Une véritable raison d’être
Jusqu’ici, le « end-game » de Going Medieval consistait souvent à attendre que l’ordinateur s’essouffle ou qu’un incendie accidentel ravage vos stocks de blé. La version 1.0 apporte enfin des conditions de victoire concrètes via les Grands Objectifs. Une fois que vous atteignez le sommet de la Renommée dans un domaine spécifique, vous débloquez une quête monumentale qui servira de point final (ou de nouveau départ) à votre campagne. Il en existe six au lancement : vous pourriez par exemple viser à transformer votre village en un Sanctuaire mondialement reconnu, devenant une terre sainte attirant des pèlerins de toute la carte, ou en une Puissance Commerciale capable de dicter ses prix aux royaumes voisins et de manipuler l’économie régionale. Ces objectifs offrent enfin une conclusion narrative et stratégique satisfaisante à vos dizaines d’heures d’efforts acharnés.
📜 3. Experts de métier et architecture de prestige
Pour soutenir ces ambitions de grandeur, vos colons montent en grade et en spécialisation. Vous pourrez désormais assigner des rôles officiels assortis de bonus passifs et de responsabilités uniques :
- Le Bibliothécaire : Gardien sacré du savoir, il booste la vitesse de recherche et la préservation des manuscrits.
- Le Courtier : Indispensable pour négocier des contrats avantageux et repérer les meilleures opportunités chez les marchands.
- Le Sergent d’armes : Il veille à la discipline, entraîne les recrues et s’assure que vos archers ne s’endorment pas sur les remparts lors des veilles nocturnes.
Ces rôles s’accompagnent de pièces dédiées aux exigences spécifiques :
- La Salle d’entraînement : Un espace rempli de mannequins et de râteliers d’armes pour transformer vos paysans en machines à tuer d’élite.
- La Trésorerie : Une salle hautement sécurisée (et de préférence souterraine) pour admirer vos tas d’or et vos reliques précieuses.
- La Bibliothèque des Compagnons : Un lieu de savoir nécessaire pour débloquer les ultimes paliers technologiques de la Renaissance.
🐺 4. Scénarios de départ : À chaque joueur son enfer personnel
Pour renouveler l’expérience et offrir une rejouabilité quasi infinie, Going Medieval propose désormais quatre scénarios aux modifications de gameplay drastiques :
- A New Life : Le départ classique. Trois colons, quelques provisions et un espoir fragile. Parfait pour redécouvrir les bases avec les nouveaux systèmes.
- Pioneer : Vous commencez avec plus de ressources et de colons, mais les défis environnementaux (tempêtes, maladies) sont bien plus rudes dès le début.
- Peaceful : Pour les architectes et les esthètes qui veulent bâtir des cathédrales sans voir leurs vitraux pulvérisés par des catapultes après trois heures de travail.
- Lone Wolf : Le scénario « hardcore » par excellence. Un seul survivant, aucun backup, et une survie qui dépend entièrement de votre micro-gestion. Chaque blessure peut être fatale si personne n’est là pour vous soigner.



🛠️ Qualité de vie : Le Moyen Âge enfin ergonomique
Foxy Voxel n’a pas oublié de huiler les rouages de la machine pour rendre l’expérience moins frustrante et plus stratégique. Le panneau de gestion a été totalement repensé pour éviter la « maladie du clic » : vous pouvez désormais gérer les priorités de travail de manière globale et intuitive. Les systèmes de stockage sont plus intelligents, permettant de définir des types de ressources par zone avec une précision chirurgicale (fini le charbon entreposé à côté des tartes aux pommes). La préparation des repas a également été affinée pour permettre une gestion fine de la nutrition et éviter le gaspillage criminel en période de disette. Enfin, le nouveau tutoriel est une bénédiction : il vous guide sur une carte dédiée pour apprendre les rudiments de la maçonnerie et de l’agriculture, garantissant que votre premier hiver ne ressemble pas à une hécatombe tragique.
🏹 Le mot de la fin
Stuart Morton, Publishing Director chez Mythwright, a exprimé son immense gratitude envers les joueurs dont les retours, parfois virils mais toujours constructifs, ont permis de transformer un concept prometteur en un pilier incontournable de la gestion médiévale. Le studio assure que ce lancement 1.0 n’est que le début d’une nouvelle ère et que le monde de Going Medieval continuera de s’étendre bien après le 12 mars.
Marquez vos calendriers : le 12 mars, préparez-vous à reprendre possession de l’histoire et à graver votre nom dans la pierre sur Steam, Epic Games Store et GOG. La couronne de la reconstruction vous attend, ne la laissez pas tomber dans la boue de l’oubli.
Et souvenez-vous : un bon colon est un colon qui a un toit solide, une pinte de bière fraîche, et qui ne finit pas comme plat principal pour les loups au premier dégel de printemps.
❓ FAQ : Tout savoir sur le lancement de GOING MEDIEVAL 1.0
Quelle est la date de sortie officielle de la version 1.0 ? Le jeu sort officiellement de l’accès anticipé le 12 mars 2026.
Sur quelles plateformes le jeu sera-t-il disponible ? Vous pourrez retrouver le jeu sur Steam, Epic Games Store et GOG.
Mes sauvegardes de l’accès anticipé seront-elles compatibles avec la 1.0 ? Bien que les développeurs fassent leur possible pour assurer la compatibilité, il est fortement recommandé de recommencer une nouvelle partie pour profiter pleinement des nouveaux systèmes comme la Renommée et les Grands Objectifs qui sont intégrés à la progression dès le début.
Y aura-t-il une augmentation de prix à la sortie ? Le prix peut varier lors du passage en 1.0. Il est souvent conseillé de l’acquérir avant la sortie officielle si vous souhaitez bénéficier du tarif de l’accès anticipé.
Le jeu propose-t-il un mode multijoueur ? Non, Going Medieval est une expérience purement solo axée sur la gestion de colonie et la simulation systémique.
Quels sont les nouveaux « Grands Objectifs » ? Il s’agit de six quêtes de fin de jeu déblocables via votre réputation. Elles permettent de donner une conclusion officielle à votre campagne, qu’elle soit religieuse, militaire ou commerciale.
Est-ce que le jeu tourne sur Steam Deck ? Le jeu a reçu de nombreuses optimisations durant l’Early Access pour améliorer l’interface et les contrôles à la manette, le rendant tout à fait jouable sur les consoles portables PC.
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