Mauvaise nouvelle pour les impatients de la lame, les fans de barbes tressées et les amateurs d’hydromel tiède : Gunnar va devoir affûter son acier un peu plus longtemps que prévu. Tripwire Presents et le studio Arctic Hazard viennent de jeter un froid polaire en annonçant que NORSE: Oath of Blood, leur RPG tactique au tour par tour très attendu, repousse sa date de sortie officielle. On fait le point sur ce repli tactique et sur ce qui nous attend réellement dans les fjords impitoyables de la Norvège médiévale.
Si vous aviez déjà préparé vos peintures de guerre et commencé à insulter vos voisins pour vous mettre dans l’ambiance, rangez vos boucliers : la vengeance est un plat qui se mange froid, et visiblement, les développeurs d’Arctic Hazard ont décidé de le laisser au congélateur quelques semaines de plus. Initialement prévu pour cet hiver, NORSE: Oath of Blood débarquera finalement sur PC (Steam, GOG, Epic Games Store) le 17 février, tandis que les joueurs sur PlayStation 5 et Xbox Series X|S devront attendre le printemps pour s’étriper joyeusement dans la boue.



🛠️ Pourquoi ce délai ? (Spoiler : pour ne pas rater son coup de hache)
L’équipe de développement a été très claire : ils veulent s’assurer que l’odyssée de Gunnar soit aussi tranchante qu’une épée d’Ulfberht fraîchement forgée. Dans le jargon poli des éditeurs, cela signifie « polir l’expérience utilisateur », mais dans la langue des Vikings, on comprend surtout qu’ils préfèrent sortir un jeu stable plutôt qu’une version buggée où votre guerrier traverserait le sol du Valhalla en plein milieu d’un raid.
Ce temps supplémentaire servira à peaufiner l’intelligence artificielle — pour éviter que vos ennemis ne soient aussi stupides qu’un mouton égaré — et à équilibrer les arbres de compétences. Prendre un mois supplémentaire pour éviter un naufrage technique, c’est finalement une décision plus sage qu’une prophétie de l’Oracle. L’idée est d’offrir la meilleure expérience tactique possible dès la première seconde où vous poserez le pied sur le sol norvégien.

🪓 Le pitch : La vengeance, la gestion immobilière et les traîtres à éliminer
Pour ceux qui auraient raté le drakkar de l’annonce initiale, NORSE: Oath of Blood vous plonge dans la peau de Gunnar. Et disons que la vie de Gunnar ne ressemble pas exactement à un catalogue de vacances : son père, le Jarl Gripr, a été froidement assassiné par Steinarr « Lance-Lointaine ». Steinarr ne s’est pas arrêté là, puisqu’il a usurpé le trône, les terres, et probablement les meilleures tasses à café du clan.
Votre mission, si vous acceptez de porter la fourrure, se divise en trois piliers fondamentaux :
- Rebâtir un village de zéro : Votre aventure commence dans les ruines. Il ne s’agit pas juste de poser trois planches. Vous devrez ériger des structures stratégiques : des forges pour améliorer l’équipement, des greniers pour survivre aux hivers rigoureux et des maisons de longère pour loger votre population croissante. Chaque bâtiment débloque des bonus cruciaux pour votre warband.
- Recruter des alliés hétéroclites : La vengeance en solo, c’est bon pour les ballades des scaldes, mais dans le grand Nord, on a besoin de bras. Vous devrez parcourir la Norvège, convaincre d’autres clans et recruter des mercenaires ou des guerriers solitaires. Attention cependant : chaque allié a ses propres motivations et son propre caractère.
- Réclamer justice et honneur : Le jeu propose une narration profonde où chaque décision pèse. Allez-vous privilégier la diplomatie pour économiser vos hommes ou laisser le sang couler pour asseoir votre autorité ? Vos choix façonneront les relations avec vos alliés et définiront l’issue de cette saga familiale épique.


⚔️ Ce qui rend le jeu plus sexy qu’un casque à cornes (qui n’existaient pas, rappelons-le encore une fois)
NORSE: Oath of Blood ne se contente pas d’être un énième jeu de massacre. Il propose une profondeur tactique qui ferait passer une partie d’échecs pour un jeu de dames :
- Combat Tactique au tour par tour : Le système de combat est le cœur battant du jeu. Oubliez l’idée de foncer tête baissée. Le jeu prend en compte des variables complexes : le positionnement par rapport au vent pour les archers, la gestion de l’élévation du terrain (attaquer depuis les hauteurs est vital) et le timing des capacités spéciales. Chaque guerrier de votre troupe a un rôle spécifique : porteur de bouclier, berserker ou archer. Une erreur de placement et votre champion finira en passoire avant même d’avoir pu dire « Skàl ! ».
- Gestion de Colonie & Ressources : La logistique est le nerf de la guerre viking. Il faudra superviser la croissance du village de Gunnar, gérer les stocks de nourriture, de bois et d’acier. Un mauvais hiver sans réserves de viande et vos troupes seront trop affaiblies pour tenir un bouclier. Si vos forgerons manquent de fer, vos épées se briseront sur les armures adverses.
- Une immersion historique (et littéraire) de haut vol : On ne plaisante pas avec l’ambiance. Le scénario est ciselé par Giles Kristian, auteur de best-sellers et expert reconnu de l’ère Viking. Le monde est sombre, rugueux et authentique, loin des clichés fantastiques. Ajoutez à cela une bande-son originale signée Dan Wakefield et le groupe de néo-folk païen Galdorcræft, et vous obtenez une atmosphère si prenante que vous pourriez finir par sentir l’odeur du feu de camp et de la mer salée dans votre salon.


Bien que ce retard soit un petit coup de bouclier derrière la nuque, l’ambition de NORSE: Oath of Blood justifie amplement l’attente. La combinaison entre la gestion de village profonde et les combats tactiques à la XCOM (les lasers en moins, la fureur en plus) promet une expérience riche et addictive. On apprécie particulièrement l’effort mis sur la véracité historique et la qualité de l’écriture.
On se donne donc rendez-vous le 17 février sur PC (et plus tard sur PlayStation 5 et Xbox Series X|S) pour voir si Gunnar a bien profité de son rab de temps pour parfaire sa technique de combat. D’ici là, gardez vos épées au sec et votre hydromel au frais !
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