• jeu. Fév 5th, 2026

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    PLANET OF LANA II : Le Cimetière Des Robots 🤖

    Si vous aviez adoré le premier opus pour son esthétique « Ghibli sous stéroïdes » et son duo de protagonistes plus mignon qu’un panier de chatons, attachez votre ceinture de sécurité et préparez vos sels de pâmoison. Planet of Lana II: Children of the Leaf revient, et cette suite ne semble pas là pour trier les lentilles ou simplement copier-coller la recette originale avec un nouveau filtre Instagram. Wishfully Studios et Thunderful viennent de briser un silence de plomb avec une vidéo de 10 minutes de gameplay brut, non édité et sans fioritures marketing, nous offrant un regard sans filtre sur l’évolution radicale de cette saga cinématographique.

    On y découvre un monde bien plus vaste, une Lana qui semble avoir troqué ses baskets de randonnée pour des chaussures de Parkour professionnel, et une atmosphère qui bascule doucement mais sûrement vers une science-fiction plus viscérale, mystérieuse et, disons-le, franchement plus sombre. C’est une véritable épopée qui se dessine, où chaque pixel semble raconter une histoire de survie et de lien sacré.

    La vidéo nous propulse sans aucun préambule dans les Northern Wastelands de Novo. Oubliez immédiatement les prairies verdoyantes, les fleurs chantantes et les pique-niques bucoliques du premier jeu. Ici, l’ambiance est plutôt au « grand débarras de l’apocalypse mécanique ». Lana et son fidèle compagnon Mui traversent une zone désolée, transformée en une décharge infinie de robots géants dont certains font la taille d’immeubles. Le design environnemental est à couper le souffle : des carcasses de métal rouillé, véritables squelettes d’une technologie oubliée, s’étendent à perte de vue sous un ciel lourd et menaçant. C’est une poésie mélancolique où la nature tente désespérément de reprendre ses droits, grimpant le long des bras articulés inertes de machines autrefois terrifiantes. On sent le poids de l’histoire sur chaque carcasse métallique, suggérant que Novo a un passé bien plus violent qu’on ne le pensait.

    Le point culminant de cette exploration est une muraille cyclopéenne, une structure si imposante qu’elle semble diviser le monde en deux, gravée d’un symbole familier qui fera battre le cœur des fans de la première heure. Pour pénétrer dans ce bastion qui semble garder les secrets de la planète, nos héros doivent s’aventurer dans des égouts sombres et des eaux saumâtres. C’est ici que le jeu révèle sa nouvelle dimension : l’infiltration y est plus tendue, l’obscurité plus dense (on remercie la gestion de la lumière dynamique), et ce que Lana découvre à l’intérieur de ce complexe dépasse tout ce que nous avons vu sur Novo jusqu’à présent. On passe du contemplatif pur à une atmosphère de thriller technologique en quelques secondes.

    Le studio nous promet une expérience bien plus « musclée » et physique. Lana n’est plus la jeune fille un peu gauche qui fuyait maladroitement. Voici ce qu’il faut retenir des nouvelles mécaniques de mouvement qui changent radicalement la donne :

    • Agilité accrue et Verticalité : Fini les déplacements parfois un peu rigides du passé. Lana a manifestement passé du temps en entraînement intensif. Elle maîtrise désormais le wall jump (saut mural pour atteindre des hauteurs vertigineuses), le glissement (run-slide) pour passer sous des obstacles en pleine course, et affiche une fluidité de mouvement globale qui dynamise chaque phase d’exploration. On sent une réelle inertie et un poids dans ses mouvements, rendant le contrôle plus gratifiant.

    • Séquences d’action dynamiques : Ces nouvelles capacités ne sont pas là pour la frime : elles sont essentielles pour survivre à des séquences d’action bien plus nerveuses et punitives. Les réflexes seront mis à rude épreuve lors de poursuites haletantes où le moindre faux pas, le moindre saut mal timé ou une glissade oubliée signifieront une fin tragique face à des menaces mécaniques implacables.

    Le gameplay de coopération avec Mui n’est plus un simple gadget mignon servant à appuyer sur des boutons distants, c’est le cœur battant et stratégique de Planet of Lana II: Children of the Leaf.

    • Précision chirurgicale et Commandes avancées : Vous pouvez désormais guider Mui avec une précision accrue, lui ordonnant des actions plus complexes pour résoudre des puzzles environnementaux basés sur une physique très poussée (poids, contrepoids, leviers).

    • Hypnose et Domination Technologique : C’est la grande nouveauté : le duo peut maintenant hypnotiser des créatures spectaculaires locales pour utiliser leurs capacités, ou même prendre les commandes de nouveaux robots hybrides pour débloquer des passages ou neutraliser des systèmes de sécurité. C’est tactique, c’est malin, et cela demande une vraie synchronisation intellectuelle entre les deux personnages. Mui n’est plus seulement une aide, c’est une extension indispensable de Lana.

    L’une des grandes révélations de ce gameplay concerne les nouveaux chapitres sous-marins, qui transforment radicalement notre perception de Novo. Explorer les profondeurs abyssales de la planète promet d’ajouter une dimension verticale et claustrophobique inédite. Contrairement à d’autres titres où les phases aquatiques sont souvent anecdotiques, ces séquences ne seront pas de simples transitions « jolies » ou contemplatives. Il s’agit de véritables segments de survie, d’infiltration et de puzzle-solving à haute tension.

    Dans ces eaux troubles, la visibilité est drastiquement réduite par les particules en suspension et la corrosion des anciennes machines noyées, créant une atmosphère où le danger peut surgir de n’importe quel recoin sombre ou d’une crevasse oubliée. Lana doit composer avec une gestion de l’oxygène oppressante qui dicte le rythme de l’exploration. L’ambiance sonore y devient étouffée, centrée sur les battements de cœur de l’héroïne et les bruits sourds de la technologie sous-marine qui grince sous la pression, renforçant ce sentiment d’isolement total et de vulnérabilité. Vous devrez apprendre à utiliser la faune bioluminescente pour vous repérer, tout en évitant les prédateurs mécaniques qui patrouillent dans le silence des fonds marins. C’est une prise de risque bienvenue qui diversifie énormément le rythme du jeu, alternant entre la fuite éperdue en surface et une exploration lente, méthodique et presque hypnotique sous l’eau.

    Impossible de parler de Planet of Lana II: Children of the Leaf sans évoquer sa partition sonore, qui n’est plus seulement un accompagnement mais un véritable personnage à part entière. Le compositeur Takeshi Furukawa est de retour pour nous achever émotionnellement avec une partition qui semble encore plus ambitieuse que la précédente. Si vous n’avez pas eu de frissons en écoutant l’OST du premier jeu, je vous suggère de vérifier si vous n’êtes pas vous-même un robot défectueux. Sa musique est désormais « intelligente » : elle s’adapte en temps réel à l’intensité de l’action via un système de couches dynamiques, soulignant les moments de bravoure avec des envolées orchestrales déchirantes, ou s’effaçant brusquement derrière des sonorités électroniques minimalistes et dérangeantes lors des révélations les plus sombres.

    Cette profondeur sonore soutient un scénario qui s’annonce bien plus mature et psychologique. Le jeu ne se contente plus d’une menace extérieure ; il n’hésite pas à explorer les traumatismes profonds et les démons intérieurs de Lana. Face à la destruction systématique de son monde, nous découvrirons une héroïne plus vulnérable mais aussi plus déterminée, confrontée à des choix moraux qui dévoileront les secrets les plus noirs de la planète Novo. La narration environnementale, couplée à ces nappes sonores hypnotiques, promet une immersion totale dans cette saga de science-fiction où le silence en dit souvent bien plus que de longs discours.

    Planet of Lana II: Children of the Leaf semble cocher toutes les cases de la suite idéale : plus d’ambition narrative, une technique irréprochable qui pousse les consoles dans leurs retranchements, et une volonté de ne pas rester sur ses acquis en proposant un gameplay plus varié. C’est beau à s’en décoller la rétine, c’est poétique à souhait, mais c’est aussi un vrai jeu de plateforme-aventure qui s’annonce bien plus exigeant et complexe que son prédécesseur.

    Plateformes : PC, Xbox Series X|S (disponible sur le Xbox Game Pass dès le jour J !), PlayStation 5, PlayStation 4, Nintendo Switch 2 et Nintendo Switch.

    Note pour plus tard : Prévoyez un stock de mouchoirs pour l’histoire et commencez vos exercices d’assouplissement des pouces pour les phases de plateforme.

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    By Domi

    Accro à la pop culture et armé d'un humour aussi affûté qu'un sabre laser, je suis votre guide dans l'univers fascinant de La Pause Geek. 🕹️👾Des dernières sorties de jeux vidéo aux théories les plus folles sur vos séries préférées, je décortique tout avec un œil aiguisé et une plume légère. Attendez-vous à des analyses approfondies, des critiques honnêtes et une bonne dose de second degré. 🤓Ma mission ? Vous informer, vous divertir et vous faire sourire, même quand votre personnage préféré meurt (encore une fois). Parce que la vie est trop courte pour ne pas prendre une pause geek de temps en temps. 😉Alors, installez-vous confortablement, prenez une boisson énergisante (ou un thé, si vous êtes plutôt du genre hobbit) et plongez dans l'univers de La Pause Geek. L'aventure ne fait que commencer ! 🚀

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