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    PLANET OF LANA II : Le Voyage Musical de Takeshi Furukawa 🎻

    Planet of Lana II: Children of the Leaf

    Quand un compositeur nommé aux BAFTA, responsable des frissons auditifs de The Last Guardian et Avatar: The Last Airbender, s’enferme dans un studio à Budapest avec un orchestre complet, on ne s’attend pas à une petite comptine au pipeau. Takeshi Furukawa est de retour pour Planet of Lana II: Children of the Leaf, et le premier carnet de bord des développeurs prouve que nos oreilles ne sont pas prêtes pour ce déferlement de lyrisme et de puissance symphonique.

    Si vous avez joué au premier opus, vous savez que Planet of Lana n’était pas juste un jeu, c’était une aquarelle interactive capable de vous faire verser une petite larme sur le destin d’une créature noire et poilue nommée Mui. Pour la suite, le studio Wishfully et l’éditeur Thunderful ont décidé de passer à la vitesse supérieure, transformant l’essai intimiste en une épopée orchestrale d’une envergure monumentale. Et qui dit « vitesse supérieure » dit « plus de violons, un chœur complet, des arrangements complexes et probablement beaucoup plus de café pour Takeshi Furukawa ». Ce nouveau carnet de bord nous plonge au cœur des sessions d’enregistrement, où l’on voit le maestro diriger avec une précision chirurgicale des dizaines de musiciens d’élite, capturant chaque nuance de ce nouveau monde où la beauté bucolique se frotte à une menace technologique implacable.

    Dans ce premier carnet de développeur (le premier d’une série qui s’annonce passionnante), on suit Furukawa en Hongrie, véritable terre sainte de la musique de film. Pourquoi Budapest ? Parce que c’est là que se trouvent certains des meilleurs ensembles symphoniques et chœurs au monde, capables de transformer une partition complexe en une émotion pure, viscérale et organique. On y découvre les coulisses fascinantes de l’enregistrement, où le compositeur explique avoir dû « muscler » radicalement son écriture pour répondre aux ambitions démesurées de cette suite. La vidéo nous montre l’interaction entre le chef d’orchestre et ses musiciens, cherchant ce son parfait, à la fois ample et intime, qui caractérise l’identité sonore de la licence.

    L’objectif de ce nouveau projet est clair : l’échelle du jeu a changé, et le budget sonore a suivi. Planet of Lana II: Children of the Leaf se veut plus vaste, plus épique, plus dramatique, et la musique doit suivre cette expansion territoriale et émotionnelle. On ne parle plus seulement d’accompagner une balade contemplative sous les pins, mais de retranscrire le destin tragique d’un monde déchiré par la cupidité et le pouvoir, où les différentes tribus luttent pour leur identité face à un progrès technologique dévastateur. Furukawa mélange ici l’orchestre symphonique traditionnel avec des instruments traditionnels et des influences musicales suédoises (folk, percussions en bois, mélodies modales) pour ancrer l’identité visuelle du jeu dans ses racines scandinaves profondes. C’est un mariage audacieux entre le faste d’Hollywood et la mélancolie mystique du folklore nordique : le résultat est une nappe sonore vivante qui semble littéralement respirer au rythme de la jungle et des vagues.

    Rappelons que Planet of Lana II: Children of the Leaf conserve ce qui a fait le succès critique du premier : une narration environnementale pure, sans aucun dialogue parlé. Dans un univers où personne ne s’exprime par le langage verbal, la musique devient le scénario lui-même, remplaçant les lignes de dialogue par des thèmes mélodiques. Tout passe par le regard, l’interaction, et — vous l’aurez compris — la partition de Furukawa qui sert de voix, de conscience et d’interprète aux personnages. Chaque montée en puissance des cuivres ou chaque murmure de harpe nous raconte ce que Lana et Mui ressentent au plus profond d’eux-mêmes.

    Dans cette suite, Lana a grandi. Elle n’est plus la petite fille timide du début ; elle est plus agile, plus assurée, et son lien avec Mui a mûri. Elle peut désormais utiliser l’environnement avec une dextérité accrue : sauts muraux, glissades dynamiques et mouvements fluides à travers des biomes variés, des marais toxiques aux pics enneigés. La musique doit donc être le « traducteur » officiel de cette évolution. Furukawa explique comment il a retravaillé les thèmes de camaraderie pour qu’ils gagnent en complexité à mesure que les mécaniques de coopération se multiplient. Les énigmes, basées sur l’observation et le timing, sont désormais rythmées par des compositions qui soulignent la tension ou le soulagement. Quand l’orchestre s’emballe avec des percussions tribales et des cordes frénétiques, vous savez que le danger est immédiat. Quand une flûte solitaire ou un violoncelle mélancolique s’élève dans le silence d’une grotte, c’est une invitation à la réflexion et à la contemplation de la beauté tragique de leur foyer menacé.

    ✨ Une odyssée sensorielle en préparation

    Outre la partition magistrale enregistrée à Budapest, Planet of Lana II: Children of the Leaf nous promet une expérience totale, un véritable film d’animation dont vous êtes le héros :

    • Une aventure cinématographique totale : Un voyage narratif d’une fluidité exemplaire, mêlant exploration contemplative et séquences d’action intenses où l’immersion est la priorité absolue.
    • Un monde peint à la main en pleine mutation : La direction artistique, toujours aussi sublime, montre une nature luxuriante entrant en collision frontale avec des machines froides et géométriques, créant des contrastes visuels saisissants.
    • Une agilité renouvelée : Le gameplay gagne en verticalité et en vitesse, permettant à Lana de traverser les dangers avec une grâce qui n’était pas possible dans le premier épisode.
    • Une narration universelle par le silence : L’histoire, d’une durée estimée de 6 à 8 heures, se dévoile sans barrière de langue, uniquement par la force de l’image et l’impact du son.

    Si Takeshi Furukawa insuffle autant de magie, de sueur et de larmes dans cette bande-son que dans ses chefs-d’œuvre précédents (The Last Guardian reste une référence absolue), Planet of Lana II: Children of the Leaf pourrait bien s’imposer comme le plus beau voyage sensoriel de l’année, voire de la décennie. Le jeu est attendu très prochainement sur PC, Xbox Series X|S (disponible sur le Xbox Game Pass dès le premier jour), PlayStation 5, PlayStation 4, Nintendo Switch et il est même optimisé pour la Nintendo Switch 2.

    En attendant de pouvoir enfin poser vos mains sur la manette, nous vous recommandons chaudement de visionner la vidéo de gameplay de 10 minutes publiée récemment pour prendre la mesure du travail accompli. Et surtout, préparez votre meilleur matériel audio : il serait criminel de réduire le travail titanesque de tout un orchestre symphonique aux simples petits haut-parleurs de votre téléviseur ou de votre smartphone. Ce jeu mérite une immersion acoustique digne des plus grandes salles de concert.

    Restez aux aguets pour les prochains épisodes de ce journal de bord. On murmure que les prochaines vidéos exploreront les secrets de la direction artistique ou les mystères entourant les origines de Mui. D’ici là, laissez-vous porter par la mélodie !

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