Fullbright, le studio réputé pour avoir transformé la promenade en expérience cathartique avec Gone Home et Tacoma, revient en 2026 avec une nouvelle promesse narrative : Springs, Eternal. Ce n’est plus l’exploration d’une maison vide ou d’une station spatiale fantôme, mais une plongée nocturne et poétique dans un lieu où l’eau est chaude et l’ambiance glaciale. Annoncé pour PC, ce titre s’annonce comme un « narrative compact » qui prouve que les plus grands mystères se cachent souvent là où l’on est censé se détendre. Oubliez les châteaux et les vaisseaux ; cette fois, l’enjeu est émotionnel, et la seule chose plus trouble que l’eau du bain, c’est votre propre passé.

Perdues à Stillwater Springs : Bienvenue au Spa de l’Angoisse 🔦🧖♀️
Le décor est planté : Stillwater Springs, un lieu isolé, brumeux, et fondamentalement inquiétant. L’ambiance est celle d’un rêve éveillé : un peu de beauté, beaucoup de brouillard, et cette sensation persistante que vous avez oublié d’éteindre le gaz avant de partir.
Notre rôle de joueur est donc de s’aventurer dans ce paysage forestier « dreamlike and eerie » (onirique et étrange), une lampe de poche à la main. Le studio nous promet une exploration à la première personne qui nous invite à perdre pied. Le chemin est dit « omineux », mais le véritable danger, nous dit-on, est l’introspection. Fullbright joue sur la corde sensible en demandant : « vous ne pouvez pas mourir… pouvez-vous ? » Une question qui nous fait comprendre que le pire qui puisse arriver n’est pas une mort subite, mais une crise existentielle irréversible. De plus, à mesure que vous explorerez, la carte s’étendra, révélant de nouvelles découvertes : bassins secrets, cavernes étranges et autres « odd attractions ». Si le lieu est un centre de retraite, il semble surtout être une collection d’épreuves psychologiques déguisées en commodités.



L’Amour est dans l’Eau (ou pas) : Récits et Regrets 💔💧
Au-delà du folklore de la source chaude, Springs, Eternal est, avant tout, une quête de mémoire. Notre objectif central : reconstituer la relation romantique qui nous a menés jusqu’à ce point. Le jeu utilise des flashbacks pour peindre un portrait de deux personnes, de leur vie commune, et de ce qu’ils deviendront. Il ne s’agit pas de trouver des notes vocales ou des journaux intimes comme dans les titres précédents, mais de revivre la série de souvenirs, une méthode beaucoup plus… immersive (et potentiellement embarrassante).
Le ton « heartfelt and haunting » (sincère et obsédant) est la signature de Fullbright. Ils excellent à prendre le banal (une dispute sur un pot de moutarde, peut-être) et à le transformer en révélation cosmique. En somme, vous venez chercher un peu de détente dans un bain de vapeur nocturne, et vous repartez avec le bilan complet de votre vie sentimentale sur un écran pixélisé.

Le Casting des Âmes Égarées : Ces Gens au Mieux Excentriques 🔮🗣️
Ce qui distingue Springs, Eternal est son accent mis sur les dialogues à embranchements. C’est une première pour le studio, qui était connu pour son approche de la narration environnementale pure. Ici, nous allons devoir parler aux gens, une activité beaucoup plus risquée qu’explorer un placard vide. Le casting, composé de plus d’une douzaine d’âmes uniques, est le cœur battant du mystère.
Qui allez-vous rencontrer ?
- Les philosophes : Engagés dans un débat si profond et si long qu’il pourrait être la source de la brume elle-même.
- Le tatoueur : Un artiste patient, prêt à vous graver un futur… ou peut-être une prophétie. On espère juste que son aiguille est aussi « lo-fi » que le jeu.
- Les vieux messieurs, la veuve, les jeunes amants… : Une collection d’histoires personnelles qui s’entremêlent. Le génie du jeu réside dans la mécanique où ce que vous apprenez d’une personne peut débloquer de nouvelles pistes de dialogue chez une autre. Votre pouvoir d’observation n’est plus juste pour trouver la clé cachée, mais pour faire le lien entre la veuve et le jeune amant, et découvrir ainsi les secrets que Stillwater Springs garde pour elle.


L’Esthétique : Le Vintage Nostalgique (et Croustillant) 💾✨
Fidèle à son ambiance rêveuse et à son ton décalé, Springs, Eternal adopte une esthétique visuelle lo-fi lunaire qui nous ramène directement à la fin des années 90. Les graphismes sont « shimmering pixels and dithered fog » — des pixels chatoyants et du brouillard tramé. Le rendu est intentionnellement « crunchy » (croustillant), évoquant ces jeux PC et consoles qui n’avaient pas encore la puissance de rendre des textures lisses.
Ce style n’est pas une paresse, mais un choix artistique puissant. Il transforme le lieu en un souvenir flou, mais intense, renforçant l’idée que tout ce qui se passe à Stillwater n’est peut-être qu’une projection de votre esprit. C’est l’essence même d’un lieu hanté : ce n’est pas le fantôme qui fait peur, c’est l’ambiance du lieu lui-même qui semble altérer votre perception du réel.

Verdict à chaud (et à froid) : Le Récit Compact 🕰️✅
Avec une durée de vie annoncée de 2 à 3 heures pour une complétion totale, Springs, Eternal s’inscrit dans la tradition des expériences courtes, mais mémorables. C’est le format « compact narrative exploration game » : parfait pour une soirée sans engagement, mais avec garantie de réflexion post-générique.
Fullbright nous propose une nouvelle fois un refuge étrange, mais attirant. Un lieu où l’on ne vient pas tant chercher l’eau curative, mais la vérité sur ce que l’on est. Springs, Eternal est prévu pour PC en 2026 et est disponible sur Steam.
PS : N’oubliez pas votre maillot de bain. L’immersion narrative, c’est bien, mais le savoir-vivre, c’est mieux. Et non, les philosophes ne paient pas pour leurs sessions de thérapie aquatique.
Share this content:
About The Author
En savoir plus sur La Pause Geek
Subscribe to get the latest posts sent to your email.
