Le studio indépendant montréalais Paper Cult ne fait pas dans la dentelle, mais dans la cotte de mailles (déchirée, évidemment). Aujourd’hui, ils ne lancent pas des fleurs, mais une démo de leur très attendu titre, Tears of Metal, disponible dès maintenant sur Steam. Cette annonce n’est pas un murmure, mais un cri de guerre qui résonne juste avant le Steam Next Fest d’octobre. Si vous pensiez que le plus dur dans la vie était de choisir entre le thé et le café, préparez-vous à reconsidérer vos priorités.
Cette démo est votre billet d’entrée, pour un champ de bataille où la seule chose qui pleure, c’est le métal — et peut-être un peu votre fierté. Elle vous invite à plonger dans le cœur de la mêlée, à sentir la pression de l’invasion, et à découvrir si votre dextérité est à la hauteur de la bravoure légendaire (et souvent exagérée) des Écossais.

Le baptême du feu contre Gilles : Un boss au nom trop poli
Cette première incursion vous catapulte directement dans l’Acte I du jeu. Vous y prendrez les commandes du personnage de départ, un vaillant combattant écossais dont la soif de vengeance n’a d’égale que son dévouement à son pays. Armé d’une lame et d’une détermination à couper le souffle (et peut-être le vent sous un kilt), votre mission initiale est de pulvériser le boss nommé Gilles.
Gilles. Ce nom est presque insultant. On s’attendrait à un démon cornu, un dragon crachant de l’acide, mais non, on a Gilles. Ne vous y trompez pas : malgré ce prénom qui évoque plus un comptable qu’un carnage, ce gaillard est le premier véritable mur de Tears of Metal. Le vaincre est essentiel, non seulement pour le plaisir sadique de l’accomplissement, mais pour déverrouiller le véritable défi.
Une fois que vous aurez triomphé de Gilles (à moins qu’il ne vous ait fait embrasser la poussière à plusieurs reprises), vous débloquerez la fameuse boutique de défis. C’est là que Paper Cult vous regarde droit dans les yeux et vous demande si vous avez du cran. Ces défis sont conçus pour tester votre… métal, au sens le plus littéral et douloureux du terme. Que vous préfériez souffrir en solo ou partager les larmes de la défaite (ou la gloire) avec jusqu’à trois amis, cette boutique est la promesse d’une rejouabilité intense et d’une bonne dose d’humiliation si vous n’êtes pas assez affûté.



La Légende du Météore Dragon : Quand l’espace se mêle au médiéval
Tears of Metal est une proposition décomplexée : un roguelike coopératif nerveux, pur jus de hack-and-slash médiéval. Le prétexte est délicieusement épique et légèrement absurde : l’objectif est de reconquérir votre île suite à une invasion de traîtres et d’occupants. Votre outil ? Votre formidable bataillon écossais. Attendez-vous à distribuer plus de coups que de tracts, à trancher à travers des hordes d’ennemis sur de vastes champs de bataille, le tout dans une ambiance de ferveur patriotique et d’urgence tactique.
Le mystère central tourne autour du Météore Dragon, un événement cosmique qui a visiblement apporté bien plus que de jolies pierres brillantes. En plus des nuées d’envahisseurs (ces gens n’ont vraiment aucune manières), le météore a déversé des pouvoirs mystérieux et dangereux. Votre progression dans les tranchées ne sert pas qu’à vous défouler ; elle sert aussi à découvrir l’origine de cette catastrophe et les secrets de ces nouveaux pouvoirs. Vous n’êtes pas seulement un soldat ; vous êtes un archiviste de la destruction.

Le Cœur du Chaos : Combinaisons, Artefacts et Compétences Permanentes
Chaque tentative dans Tears of Metal est une nouvelle vie et une nouvelle chance de devenir un monstre de puissance imprévisible. Le jeu brille par son système d’améliorations :
Forgez votre propre désastre
Le vrai plaisir réside dans l’art de la synergie. Vous allez pouvoir combiner de puissantes améliorations avec plus d’une centaine d’artefacts uniques. C’est la cuisine du démon : mélangez un peu de ceci, beaucoup de cela, et vous obtenez un build distinctif et dévastateur. Allez-vous opter pour un chevalier qui explose à chaque roulade, ou un berserker dont les coups deviennent plus létaux à mesure que sa santé diminue ? Les multiples héros jouables possèdent chacun leur propre style, vous permettant de déchaîner des attaques de plus en plus explosives et létales depuis la ligne de front. Et plus l’action s’intensifie, plus vous vous rapprochez du pouvoir ténébreux extrait de la Pierre du Dragon.
Votre Bataillon, votre Fièrté, votre Résilience
Voici un aspect qui vous fera (presque) aimer vos compagnons d’armes : vos soldats gagnent des compétences permanentes entre les campagnes. Oui, même s’ils se font hacher menu, ils reviennent plus forts la prochaine fois. Vous devez les recruter, les améliorer et combattre à leurs côtés. Ils ne sont pas de simples sacs de PVs ; ils deviennent des atouts essentiels pour vos batailles à venir. Investir dans la formation de vos troupes, c’est investir dans votre propre survie. Après tout, qui d’autre va vous aider à transporter toutes ces loots ?


Le Village : De la destruction au développement durable
Le concept de roguelike s’enrichit ici de la dimension de gestion de colonie. Entre deux carnages, vous retournerez à votre camp de base. L’objectif est d’agrandir votre colonie pour accéder à de nouveaux magasins, acheter des améliorations permanentes (celle-là, elle ne s’en va pas à la prochaine mort !) et surtout, déverrouiller des défis ardus qui promettent de plus grandes récompenses.
Le monde de Tears of Metal ne vous livre pas tous ses secrets sur un plateau. Vous devrez accomplir des objectifs spéciaux pour découvrir de nouveaux artefacts, personnages jouables, éléments cosmétiques (parce que mourir avec style, c’est important), améliorations et combos. Les plus de 45 environnements artisanaux offrent des opportunités infinies pour des scénarios et des objectifs uniques. Il y a une tonne de secrets à déterrer dans ces champs de bataille ravagés par la guerre.

Le Calendrier de la Douleur
Si la démo vous convainc, préparez-vous à une attente qui pourrait s’apparenter à l’hibernation. Tears of Metal est attendu en Accès Anticipé (Early Access) seulement au début 2026 sur Steam. C’est loin, mais c’est la promesse d’un jeu peaufiné et riche.
La question n’est pas de savoir si vous allez verser des larmes, mais de savoir si elles seront assez solides pour être qualifiées de « métal ». Êtes-vous prêt à le découvrir ?
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