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    [TEST] KING OF MEAT : La course aux cosmétiques commence.

    ByDomi

    Oct 3, 2025 #AVIS, #Gaming, #PS5, #TESTS

    En cette ère où le cosmétique règne en maître, où l’acquisition de skins est devenue le véritable moteur de la progression, King of Meat débarque sur PS5 (et le reste de la galaxie cross-play) pour tordre le cou aux conventions. Lancé le 2 octobre 2025 par Glowmade (un studio gorgé d’anciens de Media Molecule, les architectes de Little Big Planet) et édité par Amazon Games, ce jeu est une proposition audacieuse : un Hack & Slash / Plateforme coopératif qui vit et meurt par son Contenu Généré par l’Utilisateur (CGU) et son obsession pour les objets à collectionner.

    Imaginez l’esprit créatif et accessible des systèmes UGC de LBP, mais transposé dans un show télévisé violent, fantastique et incroyablement absurde, comme si le « Château de Takeshi » avait fusionné avec Conan le Barbare sous les yeux ébahis d’un producteur d’Amazon. Sur le papier, le mélange est déconcertant. En pratique, sur PS5, il prend un sens ludique étonnant, même si son cœur repose entièrement sur la motivation du joueur à briller… et à s’habiller. Et franchement, on adore ce côté comique qui donne énormément de charme au titre.

    Le Prix du Ticket et les Plateformes : Un Coût pour le Chaos

    Pour ceux qui veulent rejoindre la mêlée, KING OF MEAT est disponible au prix de lancement d’environ 29,99 € (Édition Standard) sur PlayStation 5, Xbox Series X|S et Steam (PC), avec le cross-play actif dès le jour J. (Le jeu est également prévu sur Nintendo Switch 2 ultérieurement.) Enfin, nous remercions sincèrement Amazon Games de nous avoir fourni un code d’accès, permettant de plonger dans le chaos délirant du Komstruct Koliseum et de réaliser cet article.


    Le Loregok : Quand la Notoriété Remplace l’Épopée et les Cosmétiques, l’Héritage

    L’« histoire » de King of Meat n’est pas une épopée, mais un épisode particulièrement déjanté de télé-réalité médiévale. Le monde de Loregok est un mélange délirant d’heroic fantasy (dragons, trolls) et de satire médiatique féroce (canards explosifs, sportifs en chair à saucisse). Vous incarnez un candidat anonyme dont l’unique objectif est de faire grimper sa notoriété au sein de l’émission du Komstruct Koliseum. Le jeu n’est absolument pas centré sur la narration — il n’y a quasiment pas d’histoire digne d’un roman, et le jeu l’assume. Son existence se résume à une succession de « donjons » créés à la main (par les développeurs ou la communauté) et d’un hub social où l’on communique et achète des babioles.

    Votre progression est une spirale d’acquisition. Battre les niveaux, obtenir le meilleur score (le top score est la nouvelle quête du Graal), et accomplir des défis typiques (ranimer des alliés, vaincre des ennemis spécifiques) vous rapporte des trophées. Ces trophées débloquent des « ligues » plus exigeantes (l’équivalent de divisions de difficulté), et surtout, de la monnaie qui sera dépensée chez les vendeurs pour des cosmétiques de nature très générale : skins, emotes, bannières, et autres vanités. Le jeu est l’exemple flagrant de la dérive des jeux en direct : vous devez être motivé par le sentiment d’acquérir de nouveaux cosmétiques pour divulguer toute forme de progression significative. Le gameplay est la sauce, mais la carotte des skins est le plat principal.


    La Direction Artistique et Technique sur PS5 : Un Chef-d’Œuvre du Kitsch à Haute Fréquence

    L’expérience visuelle sur PS5 est un atout indéniable. La direction artistique est charmante, colorée et intentionnellement exagérée. Mais au-delà des graphismes cartoon et des designs burlesques, c’est l’intelligence de la mise en scène qui impressionne :

    • L’Immersion Télévisuelle est Absolue : Le HUD (l’interface utilisateur) est conçu pour ressembler à une superposition d’émission en direct, les tutoriels sont présentés sous forme de courts extraits vidéo animés et animés à la manière de séquences télévisées (snippets), et les interruptions de gameplay imitent les coupures publicitaires ou les analyses de l’émission. C’est un concept génial qui réussit à vous immerger totalement dans cette parodie de Game Show. Ce côté comique et décalé est une source de plaisir constante, conférant au jeu un charme absolument unique.

    • Performance Technique Infaillible : La PS5 gère ce chaos visuel avec une stabilité parfaite. Le moteur, hérité de l’expertise de vétérans du CGU, est robuste, permettant une fluidité constante à 60 images par seconde (ou plus). Ce haut framerate est essentiel pour les phases de plateforme et de combat exigeantes. Les temps de chargement, une faiblesse récurrente des jeux à structure de donjons, sont raisonnables, permettant un enchaînement rapide des sessions de jeu.

    Le Gameplay et l’Héritage UGC : Le Château de Takeshi Rencontre Little Big Planet

    C’est ici que l’héritage Media Molecule prend tout son sens. Si l’on excepte la course aux cosmétiques, la conception des niveaux et les donjons proposés sont remarquablement bien conçus.

    • L’Art du Level Design : Les niveaux, qui durent généralement 10 à 30 minutes (selon l’exploration et la complexité), sont développés avec un système logique profond qui leur permet de cacher de nombreux secrets supplémentaires. On parle de niveaux où le défi est réel, où l’on alterne entre des séquences de combat contre des trolls, squelettes et autres sportifs en charcuterie, et des moments de plateforme ultra-précise sous la menace de scies circulaires et de marteaux géants.

    • Le Système UGC (CGU) : L’Évolution de LBP : King of Meat est l’évolution naturelle des systèmes de LBP, mais focalisé sur l’action. Le système mis au point par Glowmade est facile à utiliser au début, mais offre assez de profondeur pour devenir difficile à maîtriser, ce qui est parfait pour une communauté visant à créer des défis complexes. Ce système n’est pas là pour donner vie à « vos rêves les plus fous » (comme Dreams), mais pour fournir les outils nécessaires à la construction de donjons diaboliques et fonctionnels.

    • Le Combat Rudimentaire mais Efficace : Le gameplay est un mélange d’action-RPG et de plateforme. Les mécanismes de combat sont plutôt rudimentaires de prime abord (une ou deux attaques, un dash, des Glory Moves), mais sont complétés par un large éventail d’armes utilisables et de mécanismes supplémentaires (capacités spéciales) qui viennent ajouter de la profondeur. Il faut plus que simplement masher le bouton d’attaque ; il faut analyser l’environnement et utiliser le bon équipement.

    La Jouabilité : Le Multijoueur est Roi (Mais le Solo est le Bouffon)

    Bien qu’il soit techniquement jouable en solo, permettant bien entendu de récupérer de la monnaie et des skins pour alimenter la progression cosmétique, King of Meat est un titre avant tout pensé pour être joué en multijoueur. Le mode solo permet de s’entraîner et de s’immerger dans les défis, mais il révèle vite la rudesse des mécaniques de base du combat et de la plateforme, qui ne sont pas assez profondes pour soutenir l’expérience sur la durée sans la dynamique sociale.

    C’est en coopération (jusqu’à quatre joueurs) que le jeu prend toute sa mesure. La jouabilité est pensée pour la convivialité. C’est l’échange avec ses coéquipiers, les cris de frustration face à une erreur commune, l’entraide forcée pour activer un levier ou ressusciter un allié (souvent à un moment critique) qui transforme une série de donjons en une expérience mémorable et hilarante. Le titre est une brillante vitrine de la maxime « plus on est de fous, plus on rit » (surtout quand on se pousse dans un fossé rempli de piques).


    La Durée de Vie : La Communauté comme Seule Assurance-Vie

    La longévité de King of Meat est un cas d’école dans l’univers du jeu en direct.

    1. Le Contenu de Base vs. Le CGU : Le contenu initial du développeur est conséquent et permet de s’amuser pendant de bonnes dizaines d’heures. Cependant, la durée de vie du jeu est littéralement et entièrement entre les mains des joueurs. Le mode Création est l’unique garantie d’un flux de contenu frais. Tant que la communauté créera, partagera et mettra à jour ses donjons, le jeu aura une durée de vie potentiellement illimitée.
    2. Le Doute de la Rétention : C’est là que réside la plus grande faiblesse. Le journaliste s’interroge : est-ce que le gameplay de base, malgré ses moments de génie coopératif, sera assez fort pour motiver les joueurs à revenir encore et encore pour compléter les passes de combat, les défis et la chasse aux cosmétiques ? Il n’y a pas la pression compétitive d’une battle royale pour pousser les joueurs à revenir. Si les joueurs arrêtent de consommer des cosmétiques ou de créer des niveaux, l’intérêt du titre s’épuisera rapidement. C’est un pari risqué de la part de Glowmade.
    3. Le Piège du Prix : Faire payer le jeu (un peu plus de 20 £/€) est contre-intuitif avec sa structure Free-to-Play (F2P). Un droit d’entrée limite le nombre de joueurs qui l’essaieront, ce qui est fatal à un jeu totalement dépendant de sa communauté. Un modèle F2P aurait sans doute assuré une base de joueurs plus large pour alimenter la création de donjons.

    Conclusion : Un Joli Gâchis Potentiel, qui Vaut le Détour en Coop

    King of Meat est un jeu brillant. Glowmade a réussi à créer un monde délicieux, porté par un humour fin et une direction artistique audacieuse. On adore particulièrement son côté comique, qui lui confère un charme irrésistible et le distingue de la concurrence. Il est techniquement solide sur PS5 et son système UGC est une merveille d’accessibilité et de profondeur. Il est évident que les vétérans de Glowmade ont mis toute leur expérience dans ce projet. Pourtant, la structure Live Service appliquée à un jeu non compétitif, et son prix d’entrée, créent une friction qui pourrait nuire à la rétention des joueurs. Jouable seul, mais conçu pour la cohue, il est un incontournable du fun entre amis. On souhaite sincèrement qu’on nous prouve le contraire, car le jeu mérite d’être joué… surtout en coop.


    L’Addition Salée-Sucrée : Bilan d’un Spectacle Déjanté

    1. Héritage LBP et Système UGC Innovant : L’éditeur de donjons est le meilleur que l’on ait vu dans un jeu d’action depuis longtemps, garantissant une rejouabilité potentiellement infinie.
    2. Direction Artistique, Comique et Humour au Top : Un concept visuel de satire médiévale burlesque, soutenu par un humour omniprésent et réussi, qui confère au titre un charme irrésistible.
    3. Immersion Game Show Parfaite : Le HUD, les tutoriels vidéo et les commentaires transforment chaque partie en un épisode télévisé captivant et sarcastique.
    4. Performance PS5 Impeccable : 60 FPS ultra-stables pour gérer le chaos, même en multijoueur, avec des temps de chargement rapides.
    5. Gameplay Coop Fun et Exigeant : Un mélange réussi de plateforme ultra-précise et de hack & slash qui rend l’échec aussi amusant que la victoire.
    1. Modèle Économique Douteux : La structure Live Service (cosmétiques, défis) est peu adaptée à un jeu payant, ce qui risque de limiter la taille de la communauté.
    2. Manque de Rétention à Long Terme en Solo : Le jeu n’est pas taillé pour le joueur loup solitaire, son intérêt s’épuisant rapidement sans le moteur social.
    3. Dépendance Absolue à la Communauté : L’intérêt du jeu est conditionné au succès de son mode UGC, qui nécessite un afflux constant de joueurs pour prospérer.
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