[TEST] XGIMI MOGO 4 🎬: le roi de la simplicité

Après avoir passé un mois complet en compagnie du nouveau Xgimi MoGo 4, le digne successeur du MoGo 3 Pro, je suis prêt à dresser le bilan. J’avais déjà eu l’occasion, il y a un an, de tester le MoGo 3 Pro. Ce nouveau modèle conserve l’ADN de la marque – le format « canette de soda premium », l’autofocus ultra-rapide et l’interface Google TV – mais il affine la formule avec une batterie enfin intégrée et un design retravaillé. Vendu autour de 600 €, le Xgimi MoGo 4 se positionne comme l’ami idéal des séances de cinéma improvisées en extérieur, à la fois champion de la simplicité et du silence, mais toujours prêt à me faire des blagues avec sa colorimétrie. Pour moi, la différence la plus marquante ne réside pas dans les lumens, mais dans le petit détail qui change tout : l’ajout d’une télécommande principale rétroéclairée et l’astucieuse deuxième mini-télécommande dédiée au nomadisme. C’est sur ces points, ainsi que sur l’image et l’autonomie, que je vais me pencher.

Le marché des projecteurs nomades est saturé de modèles qui promettent la lune pour un pique-nique, mais le MoGo 4 vise la ligue supérieure. Il s’adresse aux nomades de la toile, aux parents qui veulent transformer la chambre en planétarium, et surtout, aux procrastinateurs de l’installation, ceux qui veulent projeter sans passer 20 minutes à ajuster les quatre coins de l’image. À ce prix, le Xgimi MoGo 4 se confronte à des références comme le Samsung The Freestyle 2, en misant tout sur la fluidité logicielle et l’élimination des contraintes d’utilisation.

Design & Ergonomie : 360° et Double Télécommande 🎬✨

Le Xgimi MoGo 4 est resté fidèle à son format cylindrique et à son côté tout-en-un, facile à emballer comme une bouteille thermos de luxe. Avec un poids contenu d’environ 1,3 kg et un pied qui pivote désormais sur 360 degrés (contre 130° pour le prédécesseur), l’installation est d’une flexibilité inédite. Ce mécanisme de rotation est fluide, offrant une résistance idéale qui permet de maintenir l’angle souhaité sans effort. Il suffit de le pointer, et il s’adapte, même au plafond si l’envie me prend de regarder le dernier blockbuster en position couchée (une fonctionnalité que j’ai testée longuement, pour la science, bien sûr).

Côté design, l’appareil se la joue minimaliste avec une base revue. Elle a dit adieu à son haut-parleur pour intégrer un système de LED d’ambiance. Soyons honnêtes : le vidéoprojecteur s’est transformé en veilleuse chic. Un ajout sympathique, mais un brin gadget pour l’audiophile. J’apprécie la petite astuce de transport : on peut faire pivoter le corps pour que l’objectif soit protégé. Adieu l’angoisse des rayures !

Mais la vraie star de cette section, celle qui justifie presque à elle seule le passage au MoGo 4, c’est la gestion des commandes. Xgimi a remplacé le maudit port micro-HDMI du MoGo 3 Pro par un vrai port HDMI (compatible ARC !). C’est le genre d’amélioration qui mérite une ovation debout. Plus besoin de chercher l’adaptateur micro-HDMI au fond du sac : on branche directement la console ou l’ordinateur.

Les télécommandes, la Révolution Silencieuse Petite excentricité très appréciable : Xgimi fournit non pas une, mais deux télécommandes. C’est là que réside la plus grande différence avec le MoGo 3 Pro. La principale est désormais semi-rétroéclairée. Enfin ! Finies les crises de panique nocturnes pour trouver le bouton de réglage ou le raccourci Netflix. C’est un confort immense et un point que Xgimi a enfin corrigé. L’autre, une version mini, se fixe astucieusement au cordon de transport. Elle est idéale pour les commandes de base, le mode ambiance, ou simplement pour ne pas perdre la principale au fond du sac à dos lors d’une virée en pleine nature. Ce duo de commandes est la preuve que le fabricant écoute les retours utilisateurs, même sur les détails qui font la différence entre « bon » et « excellent ».

Qualité et Finition : Le Luxe du Minimalisme ✨🛡️

.Le MoGo 4 respire la robustesse et le souci du détail. Sa silhouette minimaliste, ses arêtes arrondies et ses surfaces mates en font un objet qui s’intègre facilement partout, contrairement aux boîtes noires disgracieuses que l’on a l’habitude de cacher. On dirait presque une bouteille thermos haut de gamme, ce qui est une qualité non négligeable pour un produit nomade et destiné à être posé sur une table basse. Les matériaux sont de qualité et l’assemblage est impeccable. L’argenté de la coque, avec sa texture sablée et anti-traces de doigts (un détail crucial pour un maniaque comme moi), confère un aspect métallique froid et durable. Je sens que ce vidéoprojecteur est fait pour encaisser quelques transports sans broncher – il a la densité rassurante d’un galet bien conçu.

Les joints sont ajustés au micron près ; ici, pas de jeu, pas de grincement, on a l’impression que l’objet a été sculpté dans un bloc unique et non assemblé à la va-vite. Le poids contenu (1,3 kg) renforce cette sensation d’un produit pensé pour être manipulé et non laissé dans un coin, ce qui est essentiel pour un appareil que je trimbale du salon à la terrasse. Le pas de vis standard pour trépied, bien intégré sous le support rotatif, est un autre petit détail qui témoigne de cette finition soignée et de cette volonté de faciliter l’usage en extérieur. Enfin, le mécanisme de rotation qui protège l’objectif n’est pas seulement esthétique : il agit comme un capuchon d’objectif qui ne se perd jamais, garantissant la survie de la lentille face aux clés et aux miettes dans mon sac à dos de testeur.

Xgimi MoGo 4

L’Image : 450 Lumens et le Spectre des Couleurs 🌈📉

Le Xgimi MoGo 4 utilise une source LED de 450 ISO lumens – une valeur similaire à celle de son prédécesseur – projetant une image Full HD (1920 x 1080p). Pendant mon mois de test, j’ai constaté que l’image séduit par sa netteté et la précision des contours, d’autant plus que le MoGo 4 gère très bien le downscale des sources 4K.

Attention, cependant : ne comptez pas en profiter dans une pièce un tant soit peu éclairée par la lumière du jour ! Le MoGo 4 est un projecteur d’obscurité. Ses 450 lumens sont honorables pour une source LED compacte, mais ils pâlissent face à la moindre lumière naturelle.

  • Contraste : 315:1. C’est dans la moyenne basse des projecteurs LED portables. Si vous voulez des noirs abyssaux, passez votre chemin. Ici, les noirs sont, par définition, gris foncé délavé. L’expérience s’appelle « Le Cinéma au Crépuscule ». Pour profiter de l’expérience, l’obscurité totale est obligatoire, et même là, les scènes sombres manqueront de détails (un phénomène bien connu sur ce segment). Ce faible contraste rend l’image moins « punchy » qu’un projecteur sédentaire haut de gamme.

  • Delta E (SDR) : 7,16. L’enfant colorie largement en dehors des lignes (le seuil de perfection est 3). J’ai donc noté des dérives de couleurs notables. Le rendu est naturel, mais pas fidèle. Les tons chair peuvent être légèrement exagérés, et le rouge un peu trop saturé.

  • Température des couleurs : 6890 K. C’est légèrement trop froid par rapport à la référence (6500 K). Le MoGo 4 a une légère tendance à voir la vie en bleu, mais le mode Utilisateur permet de corriger cela pour les puristes.

Le Xgimi MoGo 4 surpasse ses rivaux compacts par sa netteté générale, mais il demande des compromis sur la fidélité colorimétrique pour conserver son format. En clair : il est parfait pour un film de vacances, moins pour une séance d’étalonnage. Regarder des films ou des séries sur grand écran reste toujours aussi merveilleux, à condition d’avoir fait le noir complet !

Installation & Silence : L’Intelligent Screen Alignment ⚙️🤫

L’installation est le point fort absolu du MoGo 4 grâce à son système ISA (Intelligent Screen Alignment) de dernière génération. Oubliez l’époque où je devais passer dix minutes à aligner l’image et ajuster l’autofocus manuellement, tel un archéologue fouillant pour un angle parfait. Ici, le MoGo 4 est un magicien qui travaille en un clin d’œil. Je peux le placer n’importe où — même de biais sur un tas de magazines chèrement accumulés ou désaxé sur l’accoudoir du canapé — allumer (en tirant sur le pied rotatif), et le projecteur se charge de tout. Le système opère un autofocus fulgurant, une correction du trapèze quasi miraculeuse et un alignement intelligent de l’écran en quelques secondes. Il détecte même les obstacles et les contours de l’écran ou du mur pour s’y adapter parfaitement. C’est plus rapide que de déballer un trépied et de consulter un niveau à bulle, et oui, ça fonctionne même si vous projetez au plafond pour un moment de pur farniente. Le gain de temps est colossal, surtout quand je change d’endroit, passant du salon au jardin. L’ISA élimine la « friction » de l’installation, ce qui, pour un appareil nomade, est une qualité qui vaut son pesant d’or technique.

En matière de discrétion, c’est le grand vainqueur de sa catégorie. Le bruit mesuré est de 29 dB à un mètre, ce qui, honnêtement, est à peine plus fort que le ronronnement d’un chat endormi (et bien moins irritant). C’est un murmure, le projecteur est quasiment inaudible, ce qui vous permet enfin d’entendre distinctement les dialogues chuchotés ou, plus important, le son satisfaisant de votre pop-corn croqué, plutôt que le bruit lancinant du ventilateur. Il est nettement plus silencieux que son prédécesseur, ce qui est essentiel pour une immersion totale dans une petite pièce ou en pleine nature, où le silence est d’or.

Nomadisme, Autonomie & Audio : La Session Courte 🔋🎶

La batterie intégrée est la meilleure nouvelle pour le vrai nomadisme, une fonctionnalité qui n’était pas présente sur le MoGo 3 Pro.

  • Autonomie : En mode de luminosité maximale (Performance), comptez environ 1 h 48 min. C’est parfait pour un épisode de série, mais l’autonomie fond à vue d’œil. Heureusement, en basculant en mode Éco, l’autonomie grimpe jusqu’à 3 heures (confirmé lors de mes tests), permettant enfin de regarder un long-métrage complet sans stress. La gestion de l’énergie est intelligente, basculant automatiquement en mode éco sur batterie.

  • Audio : Le système sonore Harman Kardon (2 x 6 W) délivre un son ample et relativement bien équilibré pour un appareil de cette taille. Les dialogues sont clairs, les effets sonores bien restitués, mais les graves sont inexistants. La signature sonore est claire et privilégie les fréquences moyennes et hautes. Le MoGo 4 prend en charge le Dolby Audio et le Dolby Digital Plus, garantissant une compatibilité optimale. C’est suffisant pour un usage en intérieur, mais pour la bande-son épique de Dune, préférez brancher une enceinte Bluetooth. Il a aussi l’avantage de pouvoir être utilisé comme enceinte Bluetooth seule, ajoutant une couche de polyvalence.

Gaming : Toujours le Cauchemar du Joueur (et pourtant…) 🎮🐌

Vous êtes un gamer et vous pensez pouvoir brancher votre console ? Oubliez.

Le retard à l’affichage (input lag) mesuré en mode Jeu est de 55 ms. C’est mieux que les 61 ms de la version précédente, mais cela reste trop élevé pour le jeu compétitif. Passer de 61 ms à 55 ms, c’est comme passer de l’escargot à la limace : c’est un progrès, mais vous ne gagnez toujours pas la course. Le MoGo 4 est un projecteur de films, pas un moniteur de jeu. Les jeux exigeants en réflexes, comme les FPS ou les jeux de combat, vont clairement souffrir de ce décalage.

Cependant, et c’est là que la magie opère, jouer sur le MoGo 4 à des titres moins exigeants en timing, comme Donkey Kong Bananza, Mario Kart World sur Nintendo Switch 2, ou même à des jeux d’aventure comme Star Wars Outlaws le soir, reste un pur plaisir. Le grand écran et la simplicité de l’installation compensent largement le retard technique pour ces sessions de jeu décontractées. L’immersion est là. C’est la différence entre l’analyse technique (la limace) et le plaisir brut de l’utilisateur (le sourire béat). Si vous recherchez la performance e-sport, passez votre chemin. Si vous recherchez le fun immédiat sur grand écran, le MoGo 4 fait l’affaire.

Conclusion : L’Ami du Weekend 🌟💸

Le Xgimi MoGo 4 est un appareil cohérent qui assume ses faiblesses d’image pour mieux briller par son ergonomie. Il corrige ses gros défauts (batterie intégrée, vrai HDMI) et garde ses qualités (Google TV, correction automatique ISA ultrarapide, silence de fonctionnement). La double télécommande est l’amélioration la plus significative au quotidien, rendant l’expérience nomade réellement intuitive.

À 599 €, je dois reconnaître que ce vidéoprojecteur est cher pour ses performances d’image pures. J’ai constaté que les noirs sont pâles et les couleurs perfectibles. Néanmoins, ce prix n’est pas celui de la simple projection, mais celui de la liberté totale. C’est le coût pour ne plus avoir à se soucier d’un câble d’alimentation (pendant trois heures, en mode Éco) ni de l’alignement de l’image. C’est un excellent compagnon portable pour ceux qui privilégient la facilité d’usage et le silence sur la fidélité absolue de l’image. Le MoGo 4 s’achète moins pour ses spécifications brutes que pour l’expérience qu’il offre : le cinéma sans contrainte logistique. Clairement, pour ma part, le MoGo 4 est 100% validé !

En Bref : Les Points Clés

✅ Points Positifs (4)

  • Ergonomie et Simplicité (ISA 360°): L’installation est instantanée et la rotation complète sur 360° est extrêmement pratique.
  • Silence de Fonctionnement: Avec 29 dB mesurés, le projecteur est quasi inaudible.
  • Double Télécommande Améliorée: La télécommande principale rétroéclairée et la mini-télécommande apportent un grand confort d’usage nocturne et nomade.
  • Connectivité et Batterie: L’intégration d’une batterie et d’un vrai port HDMI ARC corrige les défauts majeurs du prédécesseur.

❌ Points Négatifs (2)

  • Qualité d’Image Technique: Contraste faible (315:1) et colorimétrie peu fidèle (Delta E > 7).
  • Input Lag et Luminosité: Le lag (55 ms) limite le jeu compétitif et la luminosité est insuffisante en plein jour.

Le MoGo 4 est le vidéoprojecteur idéal pour ceux qui veulent projeter n’importe où, n’importe quand… sans se soucier des couleurs, ni du trépied, ni du bruit. Un vrai plaisir d’immersion, mais uniquement quand le soleil est couché.

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By Domi

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