Sortez vos agendas, préparez votre plus beau rictus sadique et dépoussiérez vos fusils à pompe : Atari et Jasozz Games viennent de confirmer que l’excellent FPS rétro CULTIC s’apprête à faire vrombir les ventilateurs de nos consoles de salon le 23 juillet prochain. De quoi animer vos soirées d’été à coups de dynamite et de chevrotine.
Si vous traînez régulièrement vos guêtres sur PC, le nom de CULTIC vous évoque sans doute de doux souvenirs de tripes pixelisées et de bruits de rechargement hyper satisfaisants. Sorti en 2022 sur Steam, le jeu s’est payé le luxe d’y décrocher une évaluation globale « extrêmement positive » (et Dieu sait que le public des « boomer shooters » est difficile à brosser dans le sens du poil). Pour les autres – ceux qui préfèrent le confort moelleux d’un canapé, la précision relative d’une manette et la lueur chaleureuse d’un grand écran de télévision –, la séance de rattrapage arrive enfin. Derrière ce joyau brut de la violence virtuelle se cache un exploit assez hallucinant : le jeu a été développé presque entièrement par un seul homme, Jason Smith (alias Jasozz Games). Pendant que des studios de 300 personnes galèrent à sortir des jeux finis à la pisse, un mec tout seul dans son coin a réussi à pondre l’un des meilleurs FPS rétro de la décennie en gérant le code, le pixel-art crasseux et une bande-son qui donne envie de traverser les murs de son salon.
Grâce à Atari (qui a définitivement le nez creux ces temps-ci pour dénicher des pépites rétro), ce chef-d’œuvre de la violence brute s’attaque enfin au marché des consoles. Notez bien la date : le 23 juillet, le titre débarque simultanément sur PlayStation 5, Xbox Series X|S et Nintendo Switch 2.
- 🪓 Le pitch : Vous, une hache rouillée, et beaucoup trop d'illuminés à recycler
- 🔫 Gameplay : Bourrin lyrique ou stratège paranoïaque ?
- 📦 La version Console : Le buffet complet à prix d'ami
- 🩸 Alors, on craque ? (Spoiler : Oui, trois fois oui)
- ❓ (FAQ) : Pour survivre au culte sans y laisser votre santé mentale


🪓 Le pitch : Vous, une hache rouillée, et beaucoup trop d’illuminés à recycler
Ne cherchez pas une narration philosophique à la Disco Elysium : le scénario de CULTIC tient sur un ticket de caisse froissé, et c’est parfait ainsi. Vous y incarnez un détective d’un calme tout relatif (comprenez : extrêmement en colère), jeté sans ménagement dans une fosse commune par une secte locale qui régit la région. Manque de bol pour eux, ils ont visiblement foiré leur cours d’anatomie et vous n’êtes pas tout à fait mort. Vous vous relevez donc d’entre les cadavres, vous époussetez la terre de votre trench-coat, vous ramassez une hache rouillée qui passait par là, et vous décidez d’aller expliquer très poliment à ces fanatiques que le recyclage des déchets est une excellente initiative citoyenne, mais que le recyclage des flics est une ligne rouge à ne pas franchir. Visuellement, le jeu rend un hommage vibrant (et très sombre) aux classiques absolus des années 90. On y retrouve l’ambiance poisseuse, crasseuse et suffocante d’un Resident Evil 4, mêlée à l’esthétique gothique et morbide du légendaire Blood.
Mais ne vous laissez pas berner par son look de jeu tout droit sorti d’une disquette 3,5 pouces poussiéreuse trouvée dans un grenier. Sous le capot, le jeu tourne sur un moteur moderne. La physique est ultra-réaliste (on y revient juste après), les effets de lumière dynamique flattent la rétine et l’interactivité avec l’environnement ferait rougir bon nombre de blockbusters actuels.

🔫 Gameplay : Bourrin lyrique ou stratège paranoïaque ?
L’une des plus grandes forces de CULTIC, c’est son incroyable flexibilité mécanique. Le jeu s’adapte totalement à votre humeur et, surtout, à votre santé mentale du moment. Pour nettoyer les zones infectées par le culte, deux approches s’offrent à vous :
- L’approche « Rambo » (Run-and-Gun) : Vous courez, vous sautez, vous glissez sur les fesses en vidant des chargeurs de pistolet-mitrailleur, et vous esquivez les projectiles à la dernière milliseconde. C’est rapide, c’est viscéral, et votre écran va rapidement se repeindre d’un rouge écarlate très réconfortant. Le feeling des armes est lourd, sec, et chaque tir de fusil à pompe donne l’impression de reculer de trois mètres.
- L’approche « Piégeur du dimanche » (Tactique) : Vous préférez la sécurité d’un bon vieux muret en béton ? CULTIC vous permet de poser des pièges mortels, d’attirer les cultistes dans des goulots d’étranglement étroits, ou encore de vous amuser à faire dévier leurs tirs pour qu’ils s’entretuent dans une joyeuse confusion théologique. Vous pouvez même saisir des objets du décor (comme des lanternes enflammées ou des barils de TNT) pour les leur envoyer directement sur le coin de la figure.
Quelle que soit votre approche, gardez en tête que le combat est aussi rapide qu’impitoyable. Un seul tir bien ajusté de la part de l’ennemi peut vous renvoyer fissa à votre dernier point de sauvegarde. Heureusement, votre arsenal composé d’armes du milieu du XXe siècle et d’explosifs artisanaux devrait vous aider à pacifier la zone… à condition de presser la détente en premier.


📦 La version Console : Le buffet complet à prix d’ami
Pour cette sortie très attendue sur consoles, pas de micro-transactions douteuses, pas de passes de combat saisonniers inutiles, ni de DLC distribués au compte-gouttes. Pour seulement 19,98 $ (un tarif presque indécent compte tenu du nombre de vies virtuelles que vous allez abréger), vous aurez droit à l’expérience intégrale de CULTIC :
- CULTIC: Chapter One : La campagne initiale comprenant 10 cartes d’une intensité rare, où vous ferez vos premiers pas sanglants dans le territoire du culte.
- CULTIC: Chapter Two : L’extension majeure et complète pour finir le travail proprement et éradiquer la menace jusqu’au dernier hérétique.
- La carte narrative Interlude : Un niveau de transition parfait pour lier les deux chapitres en douceur… enfin, une douceur toute relative, à base de dynamite et de cris d’agonie.
- Un total de 23 cartes gigantesques, labyrinthiques, bourrées de passages secrets à découvrir, de munitions à glaner et de fanatiques masqués à démembrer.
- Le mode Survie : Un mode de jeu basé sur des vagues d’ennemis de plus en plus féroces. C’est le terrain d’entraînement idéal pour tester vos réflexes, parfaire vos lancers de dynamite et évacuer la frustration d’une dure journée de labeur une fois la campagne principale bouclée.




🩸 Alors, on craque ? (Spoiler : Oui, trois fois oui)
Si vous êtes du genre à vibrer pour les pixels aussi gros que des briques de Lego et les ambiances poisseuses où l’on sent presque l’odeur de la poudre et de la rouille, CULTIC n’est pas qu’une simple recommandation pour votre été : c’est une prescription médicale d’urgence. Visuellement, le jeu assume un parti pris esthétique radical. C’est du pixel art granuleux qui tache les rétines, baigné dans une palette de couleurs ultra-réduite (que vous pouvez d’ailleurs personnaliser avec différents filtres rétro) qui donne l’impression de jouer à un jeu MS-DOS oublié, retrouvé dans les archives d’un tueur en série. Les animations de mort des ennemis sont d’un sadisme jovial, chaque explosion envoyant voler des morceaux de sprites 2D dans un moteur physique 3D qui gère les débris à la perfection. Mais le véritable chef-d’œuvre de CULTIC, c’est son environnement sonore. Le sound design des armes à feu ne se contente pas de faire du bruit : il fait littéralement trembler vos murs et vibrer vos tympans. Chaque coup de fusil à pompe résonne avec une lourdeur métallique effrayante, tandis que le « clic-clac » métallique du rechargement est si satisfaisant qu’on se surprend à recharger après avoir tiré une seule cartouche, juste pour le plaisir de l’entendre. À cela s’ajoutent les bruits d’impact organiques des tirs dans la chair, les cris stridents des fanatiques qui vous traquent dans la pénombre, et une bande-son industrielle sombre, oppressante, qui vous maintient sous perfusion d’adrénaline du début à la fin.
C’est un jeu de tir qui sait être extrêmement exigeant – ici, pas de régénération automatique de santé derrière un pilier, il faut fouiller les moindres recoins pour trouver des trousses de soins et des armures de fortune –, mais chaque victoire à l’arraché, chaque arène nettoyée alors qu’il ne vous restait plus qu’un seul point de vie, procure un sentiment de puissance d’une rare intensité. La question n’est donc pas de savoir s’il faut y jouer, mais plutôt sur quoi vous allez y jouer le 23 juillet prochain :
- La version « Grand Écran » : Confortablement enfoncé dans votre canapé, face à votre TV OLED de 65 pouces branchée sur PlayStation 5 ou Xbox Series X|S. Il y a une ironie absolument délicieuse à faire tourner un jeu qui ressemble à un titre de 1996 en résolution 4K native à 120 images par seconde, tout en profitant du retour haptique de la manette pour ressentir chaque explosion de dynamite directement dans la paume de vos mains.
- La version « Nomade » : Glissé dans votre sac de voyage sur la Nintendo Switch 2. C’est l’option idéale pour découper du sectateur sous le parasol ou pendant vos trajets quotidiens. Attention tout de même : le jeu est si immersif et réserve de telles poussées de panique (notamment quand un ennemi masqué surgit d’un coin sombre avec une hache levée) que vous risquez fort de pousser un hurlement d’effroi en plein milieu d’une rame de métro bondée. On vous aura prévenu.
Peu importe votre camp de prédilection, le rendez-vous est pris pour le 23 juillet. L’été s’annonce caniculaire, extrêmement sombre, et particulièrement généreux en hémoglobine.
❓ (FAQ) : Pour survivre au culte sans y laisser votre santé mentale
Parce que nous savons que vous avez des questions existentielles (et que vous hésitez peut-être encore à dépenser vos précieux deniers durement gagnés), voici notre guide de survie sous forme de questions-réponses. Garanti sans lavage de cerveau sectaire.
Q : Est-ce que CULTIC fait vraiment peur ? R : Tout dépend de votre tolérance aux gens qui courent vers vous dans le noir complet en agitant des haches. Disons que ce n’est pas un jeu d’horreur pur jus qui mise tout sur les screamers gratuits, mais l’ambiance poisseuse, la brume constante et les bruits de pas derrière votre dos vous feront régulièrement jeter un coup d’œil inquiet derrière votre canapé.
Q : 19,98 $, c’est pas un peu cher pour des graphismes qui ressemblent à ma première Game Boy ? R : Déjà, respectez la nostalgie, s’il vous plaît. Ensuite, à ce prix-là, vous avez la campagne intégrale (les chapitres 1 et 2 réunis), le niveau de transition, un mode Survie hyper addictif et pas moins de 23 cartes de pure tension. Compte tenu du fait que des blockbusters vendus 80 $ vous occupent parfois moins longtemps et avec beaucoup moins de générosité, on est plutôt sur l’affaire du siècle. Vos yeux s’habitueront aux pixels, mais votre cœur, lui, s’en rappellera.
Q : Faut-il avoir fait Polytechnique pour s’en sortir ? Je suis un joueur plutôt « calme ». R : Rassurez-vous, le jeu propose différents niveaux de difficulté et s’adapte à de nombreux profils d’accessibilité. Si vous aimez prendre votre temps, vous pouvez aborder CULTIC comme un jeu d’infiltration/tactique : posez des pièges, attirez les ennemis un par un, et ajustez vos tirs depuis une planque confortable. Si vous préférez foncer dans le tas en mode panique générale, c’est possible aussi, mais prévoyez un stock de caféine et d’excellents réflexes.
Q : Le jeu est-il agréable à jouer à la manette sur PlayStation 5, Xbox Series X|S ou Nintendo Switch 2 ? R : L’ergonomie a été soignée pour cette transition console. Évidemment, rien ne remplacera jamais totalement le combo clavier-souris pour un tir à la tête au pixel près, mais l’aide à la visée et la réactivité des sticks ont été calibrées pour que vous ne passiez pas votre temps à tirer dans le plafond. C’est fluide, nerveux, et surtout, vous pouvez enfin jouer allongé sur votre lit en position fœtale après une défaite frustrante.
Q : Dois-je avoir joué à un autre jeu pour comprendre l’histoire ? R : Absolument pas. L’histoire se résume globalement à : « Ils vous ont jeté aux ordures, allez leur faire bouffer leurs dents. » Vous n’avez pas besoin d’avoir lu toute la mythologie de Lovecraft pour apprécier le doux bruit d’un baril de TNT qui explose au milieu d’un groupe d’hérétiques.
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