Si vous êtes un adepte de la gestion de ville sur PC, vous connaissez probablement ce dilemme cruel qui hante nos nuits blanches et détruit nos cycles de sommeil depuis des décennies. D’un côté, vous avez le mastodonte Cities: Skylines (et sa suite) : un chef-d’œuvre de complexité technique, mais aussi une source intarissable de stress. C’est le genre de jeu où vous passez trois heures réelles à ajuster l’inclinaison d’un rond-point à triple voie pour éviter que vos citoyens virtuels ne meurent de faim, bloqués dans un embouteillage infini. Tout cela en surveillant frénétiquement le sens du courant de votre fleuve pour que les égouts ne viennent pas empoisonner l’eau potable de la clinique de cardiologie que vous venez de construire à crédit. Un véritable second travail, le salaire en moins.
De l’autre côté de l’échiquier, vous avez Townscaper : un projet poétique, adorable et visuellement somptueux. C’est l’expérience zen par excellence. Le problème ? On se rend vite compte qu’après vingt minutes de clics aléatoires pour générer de jolies façades colorées et regarder des mouettes virtuelles se poser sur des toits, il n’y a plus grand-chose à faire à part contempler son écran en buvant une camomille tiède. C’est beau, mais c’est le vide sidéral en matière de gameplay. C’est exactement dans ce fossé grand comme le Grand Canyon que le studio BigCodersPlanet s’engouffre avec une proposition qui pourrait bien être le « juste milieu » parfait tant attendu : Empluna. Ce city builder bac à sable au style low-poly coloré et chaleureux vient d’annoncer sa sortie prochaine sur PC via Steam. Pour les plus impatients, une démo gratuite est d’ores et déjà disponible à l’approche du Steam Next Fest (qui débutera le 15 juin). Sortez vos casques de chantier, vos outils de modélisation et votre meilleure dose de second degré, on décortique le projet.
- 🥣 Le syndrome de Boucles d'or : Quand le City Builder trouve sa température idéale
- 📐 Ici, vous êtes l'architecte (et vous dessinez même les toilettes)
- 👥 Une population exigeante (mais gérable) pour animer vos quartiers
- 🏗️ Prêt à poser la première pierre ?
- 🧐 FAQ : Les questions (très) sérieuses des urbanistes en charentaises


🥣 Le syndrome de Boucles d’or : Quand le City Builder trouve sa température idéale
Empluna ne cherche pas à vous donner un ulcère à l’estomac à cause d’un budget municipal dans le rouge, ni à vous endormir devant votre écran. Il s’installe confortablement dans la « Goldilocks zone » (la zone Boucles d’or) : là où la créativité la plus totale s’exprime sans être étouffée par des feuilles de calcul Excel déguisées en jeu vidéo, mais où vos neurones sont tout de même sollicités pour faire tourner la machine. Ici, pas de simulation économique punitive. Si vous décidez de dépenser l’équivalent du PIB d’un petit pays pour construire un parc d’attraction géant juste à côté d’une piste de Formule 1 en plein centre-ville, le jeu ne va pas déclencher une émeute fiscale ou une faillite immédiate. Sa philosophie est claire, nette et extrêmement rafraîchissante : l’économie, la société et les ressources sont là pour soutenir vos décisions de design, pas pour leur mettre des bâtons dans les roues.
En clair, le jeu adopte une posture de facilitateur. Il vous murmure à l’oreille : « C’est une idée complètement absurde sur le plan urbanistique, patron, mais ça va être magnifique. Voyons comment on gère la logistique ensemble ! » plutôt que de vous assommer d’un écran de Game Over rouge vif.

📐 Ici, vous êtes l’architecte (et vous dessinez même les toilettes)
La véritable révolution d’Empluna, celle qui le démarque instantanément de la concurrence, c’est son système de construction modulaire et ultra-personnalisable. Dans 99 % des city builders traditionnels, votre rôle se limite à celui d’un maire fainéant : vous cliquez sur un menu, vous sélectionnez « Caserne de pompiers de niveau 2 », vous la posez sur le bord de la route, et voilà. Vous vous retrouvez avec la même caserne grise que votre voisin de pallier. Dans Empluna, vous quittez le costume de maire pour enfiler celui d’architecte en chef, avec un niveau de contrôle presque indécent :
- Une conception pièce par pièce : Vous ne posez pas un bâtiment, vous le concevez de A à Z. C’est vous qui décidez de la forme des pièces, de la hauteur des plafonds, de la disposition interne et de la structure globale. Vous voulez créer un studio d’artiste bohème biscornu suspendu au-dessus d’une falaise ? C’est possible. Un complexe industriel tentaculaire au look cyberpunk ? C’est possible aussi. Chaque mètre carré porte votre signature.
- Le système de blueprints (sauvegarde de plans) : Parce que concevoir le chef-d’œuvre de vos rêves peut prendre du temps, les développeurs ont eu la riche idée d’intégrer un système de plans. Vous avez passé deux heures à peaufiner la villa low-poly parfaite, avec un équilibre architectural digne des plus grands cabinets de design ? Sauvegardez-la en un clic. Vous pourrez ensuite la dupliquer à volonté pour créer le quartier résidentiel le plus harmonieux (ou le plus monotone, c’est votre choix) de la région.
- Un terrain sculptable façon pâte à modeler : La génération procédurale de la carte ne colle pas avec votre vision d’une mégapole symétrique ? Pas de panique. Le jeu met à votre disposition des outils de terraformation extrêmement puissants. Vous pouvez aplatir des montagnes d’un revers de souris, creuser des canyons pour y faire passer des rivières, ou modeler des collines surélevées pour y percher vos plus beaux monuments. Le paysage s’adapte à vos plans, et non l’inverse.


👥 Une population exigeante (mais gérable) pour animer vos quartiers
Bâtir des rues parfaites et des bâtiments originaux, c’est bien, mais une ville sans âme n’est qu’un tas de polygones sans vie. Heureusement, votre œuvre d’art urbaine va rapidement attirer toute une faune de citoyens virtuels, répartis en différents groupes démographiques bien distincts :
- Les artisans et les familles : Eux cherchent le calme, les écoles de quartier, la sécurité et un petit bout de verdure pour faire des pique-niques le dimanche.
- Les professionnels et les chercheurs : La matière grise de votre cité. Ils s’installeront chez vous si vous leur proposez des centres d’innovation, des bureaux modernes et des infrastructures de pointe.
- Les artistes et les touristes : Les amateurs de vie nocturne, de culture et de sensations fortes. Ils sont là pour faire briller votre ville et, accessoirement, vider leur compte en banque dans vos commerces.
Chaque groupe débarque avec son propre cahier des charges, ses désirs et ses exigences. Pour les satisfaire, le catalogue de construction s’annonce particulièrement varié et original : des classiques hôpitaux et écoles aux remontées mécaniques pour vos stations de ski improvisées, en passant par des parcs d’attractions géants et des circuits de course automobile. Pour lier tout ce beau monde, vous devrez tout de même connecter vos quartiers via un réseau routier et ferroviaire complet. Une dose d’économie de ressources (gestion des stocks, chaînes de production locales, importations et exportations de marchandises) vient pimenter le tout. C’est juste ce qu’il faut de logistique pour vous donner l’agréable sensation d’être un génie de la planification, sans la migraine administrative associée aux impôts locaux ou à la gestion des déchets ménagers.

🏗️ Prêt à poser la première pierre ?
Si l’idée de concevoir votre propre métropole sur mesure, sans la pression constante de voir votre budget s’effondrer au premier hiver rigoureux, réveille votre âme de bâtisseur, vous n’avez pas besoin d’attendre la sortie officielle.
La démo gratuite d’Empluna est d’ores et déjà téléchargeable sur Steam. C’est l’opportunité parfaite de tester l’ergonomie des outils de création et d’expérimenter vos premiers designs architecturaux avant que le grand rush du Steam Next Fest ne commence le 15 juin.
Alors, quelle sera votre première création ? Une station balnéaire idyllique et écoresponsable pour touristes fortunés, ou une mégapole industrielle absurde traversée par des montagnes russes et des circuits de course ? Les outils sont prêts, il ne manque plus que votre imagination.
🧐 FAQ : Les questions (très) sérieuses des urbanistes en charentaises
Q : C’est quoi la différence majeure entre Empluna et les autres city builders du marché ?
R : Pour faire simple : dans les autres jeux, vous êtes un maire stressé qui gère des ronds-points et des canalisations d’eaux usées en faisant des calculs d’apothicaire. Dans Empluna, vous êtes un artiste-architecte qui décide si la chambre d’ami d’une villa low-poly aura une baie vitrée orientée vers une piste de karting ou vers un canyon creusé à la main. C’est l’esthétique et l’imagination d’abord, la logistique ensuite.
Q : Le jeu est-il prévu sur consoles (PlayStation, Xbox, Switch) ?
R : Pour le moment, Empluna est annoncé exclusivement sur PC. Les développeurs se concentrent sur la version Steam afin d’offrir la meilleure prise en main possible pour les outils de terraformation et de modélisation (qui s’annoncent tout de même bien plus agréables avec un duo clavier/souris qu’avec des sticks analogiques).
Q : Est-ce que la construction personnalisée prend trois plombes pour chaque cabane ?
R : Seulement si vous souffrez d’un perfectionnisme aigu ! Si vous voulez passer trois heures sur les moulures du salon, vous pouvez. Mais si vous voulez aller vite, le système de blueprints (sauvegarde de plans) vous permet de concevoir un modèle parfait une bonne fois pour toutes, puis de le dupliquer à volonté dans toute votre métropole en un seul clic.
Q : À quel point l’économie est-elle simplifiée ? Est-ce qu’on peut perdre ?
R : Vous ne ferez pas faillite parce qu’un hiver a été un peu trop rude ou parce que vous avez construit un parc d’attractions géant non rentable. Les ressources, la production et l’économie d’Empluna sont là pour donner un but à vos constructions (attirer des touristes, satisfaire des scientifiques, etc.), et non pour vous punir avec un écran de Game Over brutal au moindre faux pas budgétaire.
Q : Combien coûte la démo et quand se déroule le Steam Next Fest ?
R : La démo est 100 % gratuite et téléchargeable dès maintenant ! Le Steam Next Fest commencera officiellement le 15 juin, mais vous pouvez déjà prendre une longueur d’avance en testant les outils créatifs dès aujourd’hui.
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