Ghost Hunting Journal : Quand l’exorcisme devient un cauchemar administratif à Riverrun 🏢✨

Ghost Hunting Journal

Ghost Hunting Journal est la preuve éclatante que la mort n’est pas un point final, mais plutôt le début d’un gigantesque enfer administratif. Généralement, quand on pense à la faucheuse, on imagine un truc un peu solennel : un grand voyage spirituel, un tunnel de lumière blanche réconfortant, ou au pire une traversée du Styx un peu fraîche avec un passeur mal luné qui vous taxe votre dernière pièce de monnaie. Mais pour le studio Spicy Games (un micro-studio indépendant composé de deux passionnés basés dans le Sichuan, la capitale mondiale du piment et du hot-pot) et leur éditeur Okasan’s Recipe, la réalité de l’après-vie ressemble surtout à un cauchemar de copropriété et à un bug de la CAF céleste.

C’est le point de départ de ce jeu d’aventure surnaturel qui squatte nos fils d’actualité sur X (Twitter) depuis quelques semaines à coups de gifs de gameplay d’une fluidité folle et d’illustrations 2D à tomber par terre. Et si vous attendiez le bon moment pour mettre les mains dessus, notez bien la date : une mise à jour majeure de la démo débarque sur PC via Steam le 20 juillet prochain. C’est l’occasion parfaite de se pencher sur ce projet insolite qui mélange enquête occulte à l’ancienne, humour noir bien grinçant et une sacrée dose d’épices chinoises.

🏢 Le pitch : Quand le paradis fait de la sous-traitance (et gère ses dossiers avec les pieds)

Soyons honnêtes deux minutes : si vous passiez l’arme à gauche demain matin, est-ce que vous iriez sagement faire la queue devant le guichet céleste pour vous réincarner en lombric, ou est-ce que vous tenteriez de squatter votre appartement actuel pour hanter votre propriétaire et lui voler sa connexion Wi-Fi ? Dans l’univers de Ghost Hunting Journal, la bureaucratie divine croule sous les dossiers non traités. Trop occupée à recycler les âmes à la chaîne pour faire tourner la grande machine de l’univers, elle laisse filer pas mal de « clients » entre les mailles du filet. Officiellement, le grand registre du paradis classe ces âmes rebelles dans la catégorie très polie de « Résidents Spirituels Permanents » (RSP). Officieusement, pour le commun des mortels, ce sont juste de sacrés « Squatteurs d’âmes ». Le problème, c’est qu’un spectre qui s’ennuie finit toujours par faire n’importe quoi pour s’occuper. Ça commence par des courants d’air froid, ça continue par des bruits de pas suspects à 3 heures du matin, et ça finit en légendes urbaines bien flippantes qui font s’effondrer le prix du mètre carré dans la mégalopole de Riverrun. Pour régler ce bazar sans attendre que l’administration divine ne daigne envoyer un inspecteur d’ici trois siècles, une vieille corporation reprend du service en l’adaptant à la sauce moderne : les Agents Spirituels. En gros, des huissiers de l’au-delà, mais avec beaucoup plus de gadgets et de répartie.

☯️ Joe et Jolin : Le flemmard céleste et la streameuse de l’extrême

Oubliez le cliché du détective occulte ténébreux qui fume clope sur clope sous la pluie en ressassant son passé tragique. Spicy Games nous propose ici un duo de bras cassés magnifiques, tellement dysfonctionnel qu’on se demande par quel miracle ils arrivent à payer leur propre loyer :

  • Joe, le mystique de canapé : Ce garçon possède un don inné incroyable pour manipuler l’énergie psychique pure. Le seul souci, c’est qu’il considère la sieste comme un art martial à plein temps et s’auto-proclame « gardien platonique » du canapé. Si on lui demandait de choisir entre sauver le monde ou rester sous la couette, il négocierait probablement un oreiller confortable au milieu de l’apocalypse.
  • Jolin, l’exorciste de poche : Née avec des yeux « Yin-Yang » capables de percer le voile de l’invisible, Jolin gère ses enquêtes d’une main de fer… tout en diffusant ses exorcismes en direct sur les réseaux sociaux. Oui, elle chasse les démons, mais elle a aussi un nombre d’abonnés à maintenir et un chat Twitch à modérer en plein combat spirituel. C’est l’exorcisme version 2.0, sponsorisé par les likes et les partages.

Pour progresser dans les ruelles verticales et labyrinthiques de la cité montagneuse de Riverrun, vous devrez jongler en temps réel entre ces deux personnages. L’un voit ce que l’autre ne peut pas toucher, l’autre cogne là où l’autre ne peut que négocier. Leurs dialogues s’annoncent déjà comme un festival de mauvaise foi et de vannes bien senties qui désamorcent constamment la tension des scènes d’horreur.

🛠️ Des enquêtes à l’ancienne et du bricolage occulte farouche

Le gameplay de Ghost Hunting Journal s’éloigne intelligemment des sentiers battus du jeu d’horreur classique à base de jump scares faciles et de bruits de violon stridents qui vous percent les tympans. On est ici sur un vrai jeu d’enquête, d’observation, de puzzles et de collecte d’indices. Pour débusquer et pacifier ces locataires indésirables, il faudra fouiller les moindres recoins de la ville en empruntant le métro aérien, interroger les voisins un peu trop bavards et concevoir vos propres outils de détection. Oubliez la haute technologie d’un Phasmophobia de multinationale : ici, on est sur de l’artisanat spirituel. Vous allez devoir fabriquer, tester et ajuster vos propres pièges et détecteurs selon la personnalité et l’histoire du fantôme. Car derrière chaque hantise se cache une tragédie humaine, un meurtre mystérieux, un regret ou une de ces colères qu’il faudra d’abord comprendre avant de pouvoir l’exorciser. C’est cette bascule constante entre éclats de rire absurdes, dialogues cyniques et mélancolie pure qui donne au jeu tout son sel.

🎨 Une direction artistique dessinée à la main qui a une sacrée gueule

Si le jeu a généré autant d’engouement sur X (Twitter) ces derniers mois, ce n’est pas par hasard. Visuellement, le titre est une énorme baffe de fraîcheur. Pourtant, sur le papier, quand on entend que le projet est développé sous RPGMaker, on s’attend tous à un énième jeu d’horreur rétro pixelisé en vue du dessus, avec des éléments d’interface génériques vus et revus mille fois. Mais Spicy Games a pris ce moteur historique, l’a complètement débosselé, désossé, et lui a injecté des stéroïdes graphiques pour le pousser dans ses retranchements les plus extrêmes. Le résultat ? On oublie totalement les limites techniques habituelles. Le jeu arbore une direction artistique intégrale en 2D entièrement dessinée à la main. Le moteur ne sert plus qu’à lier des tableaux visuels sublimes, où chaque dialogue déclenche des fenêtres pop-up façon manga, des bulles de BD stylisées et des illustrations de personnages hyper expressives qui s’animent avec une fluidité bluffante. C’est simple, par moments, on a l’impression d’interagir directement avec un Webtoon ou un anime à gros budget.

Cette esthétique chaleureuse et colorée crée d’ailleurs une merveilleuse dissonance cognitive chez le joueur. D’un côté, on a des personnages au design pop, presque « mignons », des ruelles lumineuses et des décors urbains truffés de détails charmants tirés du quotidien chinois moderne (les petits commerces de quartier, les néons usés par la pluie, l’humidité moite des bas-fonds de Riverrun inspirée de la légendaire ville verticale de Chongqing). De l’autre, le jeu vous plonge sans prévenir dans des ambiances froides, poisseuses et mélancoliques dès qu’il s’agit d’inspecter l’appartement d’un défunt. Le contraste saisissant entre les scènes de vie adorables et l’apparition soudaine d’illustrations d’esprits particulièrement dérangeantes et superbement détaillées fonctionne à merveille. Chaque changement de plan, chaque animation de métro aérien qui glisse entre deux immeubles donne immédiatement envie de spammer la touche de capture d’écran pour en faire son prochain fond d’écran.

📅 Cochez le 20 juillet dans votre agenda (et foncez sur Steam !)

La grosse mise à jour de la démo prévue pour le 20 juillet va apporter un sérieux coup de polish à l’expérience globale. Les développeurs ont écouté la communauté locale et internationale pour corriger les petits défauts de jeunesse de la première démo. Au programme : une meilleure ergonomie générale (notamment pour la navigation dans l’inventaire), des ajustements de rythme dans les phases d’enquête, une meilleure gestion des textes, et surtout de nouveaux points de sauvegarde automatiques bienvenus (notamment après l’entrée dans le bureau ou juste avant de devoir provoquer l’esprit de Xiao Hui), ce qui évitera de devoir retaper toute une phase de traque en cas de mort subite ou de mauvaise manipulation de vos outils paranormaux.

Si vous avez envie de voir ce que donne cette colocation forcée avec l’au-delà, vous n’avez même pas besoin d’attendre le 20 juillet. La démo gratuite actuelle est déjà téléchargeable sur PC via Steam. Allez y jeter un œil, testez vos premiers rituels avec Joe et Jolin, et surtout n’oubliez pas d’ajouter Ghost Hunting Journal à votre Liste de souhaits (Wishlist) sur Steam. C’est le meilleur moyen de donner de la force à ce projet indépendant qui s’annonce comme l’une des pépites narratives les plus drôles, grinçantes et touchantes de l’année.

👉 Découvrir la démo et ajouter Ghost Hunting Journal à votre liste de souhaits sur Steam

Et n’oubliez pas : si votre grille-pain se met à léviter ou si votre miroir vous fait des clins d’œil au réveil, ce n’est pas forcément un démon millénaire… c’est peut-être juste un voisin décédé qui refuse de lâcher son Wi-Fi !

📋 Bureau des réclamations : La FAQ (presque) légale pour squatteurs et vivants

Q : C’est un jeu qui fait peur ou c’est juste rigolo ?

R : C’est un peu des deux, et c’est tout le génie du truc. Disons que le jeu respecte le folklore de l’épouvante asiatique (les fantômes ne rigolent pas tous avec votre santé mentale), mais l’ambiance globale est constamment rattrapée par les réparties de nos deux héros. Vous allez sursauter, puis souffler du nez de rire deux secondes après. Un parfait remède contre les crises cardiaques.

Q : Le jeu tourne sur d’autres plateformes que le PC ?

R : Pour l’instant, le rendez-vous est calé uniquement sur PC via Steam. Si l’administration céleste débloque des fonds d’ici là et que les ventes décollent, qui sait ? Peut-être que les consoles auront aussi droit à leur formulaire d’exorcisme. Mais pour le moment, c’est le clavier et la souris (ou la manette PC) qui priment.

Q : C’est quoi la différence entre un fantôme normal et un « Squatteur d’Âme » (RSP) ?

R : Un fantôme normal a la décence de ficher le camp après avoir reçu ses prières. Un « Squatteur d’Âme » (ou RSP pour les intimes) a techniquement dépassé son visa terrestre mais refuse de bouger parce qu’il a encore des trucs inachevés à faire sur Terre (comme finir sa série préférée ou surveiller si son ex galère sans lui). C’est eux que vous traquez.

Q : C’est vraiment fait sur RPGMaker ? On dirait un dessin animé !

R : Oui, et c’est là le plus gros choc visuel de Ghost Hunting Journal. Spicy Games a tellement bidouillé le moteur qu’ils ont éliminé tous les vieux clichés du logiciel. Oubliez les gros pixels baveux : ici, tout est illustré à la main avec une fluidité de mouvements assez bluffante. C’est de l’orfèvrerie technique.

Q : La mise à jour du 20 juillet est-elle gratuite ?

R : Absolument. C’est une mise à jour de la démo gratuite déjà disponible sur Steam. Vous téléchargez, vous mettez à jour, et vous jouez sans débourser un seul centime céleste ou terrestre.

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By Domi

Accro à la pop culture et armé d'un humour aussi affûté qu'un sabre laser, je suis votre guide dans l'univers fascinant de La Pause Geek. 🕹️👾Des dernières sorties de jeux vidéo aux théories les plus folles sur vos séries préférées, je décortique tout avec un œil aiguisé et une plume légère. Attendez-vous à des analyses approfondies, des critiques honnêtes et une bonne dose de second degré. 🤓Ma mission ? Vous informer, vous divertir et vous faire sourire, même quand votre personnage préféré meurt (encore une fois). Parce que la vie est trop courte pour ne pas prendre une pause geek de temps en temps. 😉Alors, installez-vous confortablement, prenez une boisson énergisante (ou un thé, si vous êtes plutôt du genre hobbit) et plongez dans l'univers de La Pause Geek. L'aventure ne fait que commencer ! 🚀

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