SOMBRAS: negative frames est en passe de devenir le nouveau cauchemar de vos nuits, et pour une fois, ce n’est pas parce que vous avez binge-watché une série médiocre jusqu’à 4h du matin ou procrastiné sur ce dossier urgent que votre patron attend depuis mardi dernier. Après nous avoir fait verser des larmes de nostalgie — et peut-être un peu de morve — avec l’excellent Last Time I Saw You, les développeurs de chez Maboroshi Artworks semblent avoir décidé que la douceur, c’était devenu franchement mainstream. Adieu la poésie mélancolique, bonjour les sueurs froides et la paranoïa aiguë : le studio troque ses pinceaux oniriques pour des projecteurs de salle noire, nous promettant un virage à 180 degrés qui risque fort de faire grimper votre tension artérielle plus vite qu’une alerte mail un dimanche soir.
Oubliez la photographie numérique « propre », les filtres Instagram qui lissent vos pores et vos complexes, et le confort ouaté de votre smartphone. Dans ce jeu, chaque déclenchement est une question de vie ou de mort. Vous croyez savoir ce qu’est un « cadre » ? Attendez de voir ce qui se cache dans le viseur quand l’objectif n’est plus votre seul allié, mais votre seule arme. Préparez vos flashs, vos batteries de rechange et vos nerfs d’acier, car ce titre, attendu pour le quatrième trimestre 2026 sur PS5, Switch, Xbox Series S/X et PC, ne se contente pas de vous faire sursauter bêtement avec un bruit de porte qui grince. Il s’immisce dans votre psyché avec la subtilité d’un coup de pied dans le tibia, transformant votre fidèle appareil photo — cet objet que vous utilisiez jusqu’ici pour capturer des photos floues de votre chat ou le contenu de votre assiette — en votre unique rempart contre une crise existentielle… littérale.



Une plongée dans le miroir de l’âme 🪞
L’histoire suit Shiomi Alterio, une étudiante en photographie hispano-japonaise dont la vie vient de subir un crash en règle. Après le divorce mouvementé de ses parents, elle est brutalement déracinée de son cocon européen pour atterrir dans une petite ville japonaise… qui, disons-le, est le genre d’endroit où l’on ne vient pas pour faire la fête. Si l’adaptation culturelle était déjà un défi de taille — entre le décalage horaire et le choc thermique — l’intrigue décide de passer à la vitesse supérieure lorsqu’une nuit, la réalité se fissure.
Shiomi est alors engloutie dans une dimension parallèle qui ressemble à s’y méprendre à son quotidien, mais en version « miroir obscur ». C’est un monde où les lois de la physique sont allées prendre des vacances définitives et où les rues familières se transforment en labyrinthes de cauchemar. Imaginez-vous déambuler dans un quartier connu, mais peuplé d’ombres affamées qui ne demandent pas votre autorisation pour apparaître sur la pellicule, et de distorsions architecturales qui défient toute logique.
Mais le véritable frisson vient d’ailleurs : vous allez y croiser des versions alternatives de vous-même. Et autant vous prévenir, elles n’ont rien de rassurant. Ici, le concept d’identité prend une dimension viscérale. Vous ne vous contentez pas de survivre à un monde hostile ; vous affrontez les morceaux épars de votre propre psyché. Chaque fragment que vous récoltez est un pan de votre histoire, un trauma ou un secret que vous auriez préféré laisser dans l’ombre. Dans SOMBRAS: negative frames, vous n’affrontez pas seulement des monstres, vous affrontez votre propre reflet. Et parfois, c’est le pire ennemi que l’on puisse avoir.

Un gameplay qui développe vos nerfs (et vos photos) 🎞️
Oubliez les fusils à pompe, les battes de baseball cloutées ou les pouvoirs magiques pour vous défendre contre des monstres qui, de toute façon, ne craignent pas les balles. Dans SOMBRAS: negative frames, votre arsenal se résume à un fidèle objectif 50mm, une cellule photoélectrique capricieuse et une réserve de courage qui diminue plus vite que votre batterie de smartphone en hiver. Ici, le système de jeu est une véritable ode à la photographie argentique, cette discipline où chaque déclenchement est un engagement. Chaque cliché que vous capturez dans ce monde liminal n’est pas une simple œuvre d’art pour votre profil social, c’est une clé cryptographique vitale pour décoder les règles absurdes de cet univers. Vous ne jouez pas à un jeu d’action, vous jouez à une enquête de survie où l’appareil photo est votre seul lien avec une réalité qui s’effiloche.
Pour avancer, vous devrez traquer des anomalies visuelles, résoudre des énigmes qui exigent l’œil d’un faucon et, surtout, accepter de vous enfermer dans le silence étouffant de la chambre noire. Oui, vous avez bien lu : le développement de vos pellicules est le cœur battant du gameplay. Ce n’est pas qu’un mini-jeu pour faire joli ; c’est un rituel. Vous devrez doser chimiquement vos bains de révélateur, surveiller le temps d’immersion sous une lumière rouge anxiogène, et espérer que l’image qui surgit du néant ne soit pas celle d’une horreur qui vous observe de trop près. C’est dans ce huis clos étriqué que vous améliorerez votre équipement, glanerez des indices occultes et comprendrez que la vérité, tout comme vos négatifs, a besoin de temps et de patience pour apparaître. Le jeu exige une rigueur méthodique, presque chirurgicale, là où ses concurrents préfèrent vous forcer à sprinter dans les couloirs en hurlant. Ici, on ne court pas : on observe, on cadre, on déclenche… et on prie pour ne pas être soi-même le sujet de la prochaine photo.


L’horreur, c’est aussi une question d’esthétique 📸
Au-delà de la peur pure, SOMBRAS: negative frames ne se contente pas de vous faire crier dans le noir. Le jeu s’aventure sur des terrains plus glissants, explorant des thèmes viscéraux avec une maturité qui force le respect. On y dissèque la douloureuse transition vers l’âge adulte, ce moment où l’on réalise que les monstres ne sont pas sous le lit, mais dans les non-dits d’une famille dysfonctionnelle. Shiomi est une héroïne en quête de repères, ballottée entre deux cultures, une identité mixte qui, loin d’être un atout, devient une faille béante où s’engouffrent ses propres doutes. C’est une exploration brutale du déracinement culturel, où le sentiment d’être « l’étrangère » partout est poussé jusqu’au paroxysme horrifique.
Tout cela est magnifiquement, et étrangement, enrobé dans l’esthétique nostalgique des années 2000. Une époque bénie, ou totalement maudite, selon votre tolérance au design de l’époque : celle des téléphones briques dont l’unique fonction était de vous permettre de battre votre record sur Snake et d’un Internet encore sauvage, peuplé de forums obscurs et d’une esthétique liminale qui sent bon la nostalgie poussiéreuse. C’est cette dualité — le confort rassurant d’un passé technologique révolu confronté à l’angoisse moderne — qui donne au jeu sa saveur unique.
Le studio Maboroshi Artworks avait déjà frappé fort avec son précédent titre, prouvant qu’ils possédaient une plume capable de naviguer dans les zones grises de l’âme humaine. Avec ce nouveau projet, ils passent à la vitesse supérieure, injectant une dose d’occulte et ce qu’ils appellent eux-mêmes le « grotesque beau ». Ne vous attendez pas à des jumpscares bas de gamme : on est ici dans une horreur qui s’infiltre sous la peau, faite de détails dérangeants et d’une ambiance qui vous demande si vous êtes vraiment le héros de votre propre histoire ou simplement le témoin impuissant de votre propre effondrement. Que vous soyez ici pour le frisson pur, pour philosopher sur le poids de vos ancêtres ou juste pour collectionner des bibelots occultes dans un monde qui semble avoir pris la décision de vous effacer, le voyage s’annonce mémorable. Mais soyons honnêtes : préparez-vous à sortir de cette aventure avec une vision bien différente de votre propre reflet dans le miroir.
- Titre : SOMBRAS: negative frames
- Développeur : Maboroshi Artworks
- Éditeur : Entalto Publishing
- Plateformes : PS5, Switch, Xbox Series S/X, PC
- Sortie : Q4 2026
Alors, êtes-vous prêts à affronter vos terreurs réprimées et à tenter de ne pas devenir folle au passage ? Rendez-vous en fin d’année 2026 pour découvrir si vous avez réellement l’œil du photographe (et le cœur bien accroché).
❓ FAQ (pour les joueurs anxieux)
C’est pour quand cette joyeuseté ? Le jeu est prévu pour le quatrième trimestre 2026. Cela vous laisse largement le temps d’apprendre à développer vos propres photos dans votre salle de bain.
Sur quelles machines je pourrai trembler ? SOMBRAS: negative frames sera disponible sur PS5, Switch, Xbox Series S/X et PC. Bref, personne ne pourra échapper au cauchemar.
C’est une suite directe à Last Time I Saw You ? Non, il s’agit d’une nouvelle licence. Mais on retrouve la patte narrative de Maboroshi Artworks, avec juste beaucoup plus de sueurs froides cette fois.
Est-ce que je vais vraiment avoir peur ? Disons que si vous fixez trop longtemps votre reflet dans le miroir après avoir joué, on ne garantit pas la qualité de votre sommeil.
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