[TEST] Godzilla: Destroy All Monsters Melee Remastered (Nintendo Switch 2) : Pourquoi ce remaster va autant vous énerver que vous régaler !

Godzilla: Destroy All Monsters Melee Remastered

Godzilla: Destroy All Monsters Melee Remastered débarque enfin sur Nintendo Switch 2, ranimant la flamme nostalgique de l’année 2002 où le titre original transformait nos salons sur GameCube et la première Xbox en véritables zones de catastrophe naturelle. Vingt-quatre ans après avoir permis aux joueurs d’incarner les titans les plus célèbres du cinéma japonais dans de vastes arènes urbaines à ciel ouvert, Atari et les développeurs de Pipeworks Studios ont décidé de sortir leurs créatures préférées de l’hibernation.

Proposé au tarif conseillé de 44,99 € en édition physique sur Nintendo Switch 2 (et régulièrement affiché aux alentours de 39,99 € en dématérialisé ou chez certains revendeurs), ce retour fracassant ne se contente pas d’un simple lissage paresseux. Entièrement reconstruit sous le moteur Unreal Engine 5, Godzilla: Destroy All Monsters Melee Remastered affiche l’ambition claire de moderniser radicalement sa présentation visuelle et d’intégrer des fonctionnalités de confort actuelles, tout en conservant religieusement les fondations ultra-arcade qui ont fait son succès à l’époque. Reste maintenant à vérifier, manette en main, si le roi des kaiju a toujours le souffle atomique aussi frais ou si le poids des décennies lui a fait perdre quelques chicots en chemin.

Godzilla: Destroy All Monsters Melee Remastered

🦖 Du latex haute définition qui brille de mille feux

Dès les premières secondes passées dans l’arène, le travail d’orfèvre abattu sur la modélisation des monstres force le respect. Godzilla: Destroy All Monsters Melee Remastered ne cherche pas à transformer ses créatures en bêtes photoréalistes modernes, mais sublime au contraire leur esthétique d’origine. Les douze titans profitent de textures infiniment plus riches, d’effets lumineux dynamiques et d’animations volontairement lourdes qui rendent un hommage vibrant à l’âge d’or des studios Toho. On retrouve avec un plaisir non dissimulé le grain des écailles en caoutchouc, l’aspect massif des carapaces et cette démarche chaloupée si caractéristique des cascadeurs japonais enfermés dans des costumes de cent kilos sous les projecteurs. Ce souci du détail s’étend d’ailleurs à l’ensemble de l’habillage du jeu : les menus, les écrans de chargement et les interfaces ont été intégralement redessinés dans un style très coloré, à mi-chemin entre le comics américain et les vieilles affiches de cinéma de quartier. Même les cinématiques ont fait l’objet d’une reconstruction totale, abandonnant les vieilles vidéos compressées de 2002 pour une mise en scène actuelle qui conserve tout son charme délicieusement série B.

Malheureusement, cette générosité visuelle marque sérieusement le pas dès que l’on détourne le regard des combattants pour observer leur terrain de jeu. Si les huit environnements ont bien été rebâtis sous Unreal Engine 5 et proposent des variations d’éclairage entre le jour, la nuit et quelques intempéries, leur conception trahit immédiatement leur âge. Les métropoles du monde entier, Monster Island ou le vaisseau-mère extraterrestre souffrent d’une architecture très générique où les pâtés de maisons alignés au cordeau finissent tous par se ressembler. Pire encore, la physique de destruction reste désespérément figée dans le passé. Certes, on peut toujours arracher un immeuble pour l’envoyer dans les gencives d’un adversaire ou raser un quartier entier, mais les bâtiments s’affaissent sur eux-mêmes dans un nuage de poussière bien trop sage. Pour un titre propulsé par un moteur moderne sur Nintendo Switch 2, le manque d’ampleur des explosions et des débris laisse sur sa faim. Côté bande-son, en revanche, le contrat est rempli : le doublage français est très propre, les bruitages rétro délicieusement exagérés font mouche, et si la bande originale reste globalement discrète, entendre les réorchestrations du thème mythique de Godzilla en plein combat suffit à donner le sourire.

🥊 Des patates de forain et un strabisme aigu

Sur le plan du gameplay, Godzilla: Destroy All Monsters Melee Remastered assume pleinement son héritage de jeu de baston purement arcade, accessible en quelques secondes. Chaque monstre dispose d’une palette de coups complète mêlant frappes lourdes, balayages, prises de catch improbables, rayons énergétiques à distance et attaques spéciales dévastatrices en mode Rage. La variété du casting se ressent immédiatement dans les sticks de la Nintendo Switch 2 : là où certains colosses misent tout sur une force brute terrifiante et une carapace blindée au détriment de leur vitesse de déplacement, d’autres privilégient la mobilité aérienne et le harcèlement rapide. Les arènes entretiennent d’ailleurs un chaos permanent très divertissant, rythmé par l’intervention des forces armées humaines qui pilonnent le joueur causant le plus de dégâts matériels, tandis que des soucoupes volantes survolent la zone pour larguer de précieux bonus de soin ou de recharge d’énergie.

Pourtant, une fois l’euphorie des premières minutes dissipée, la mécanique bien huilée commence à grincer sévèrement. Le coupable numéro un se nomme le système de verrouillage automatique, dont la fiabilité frôle parfois la faute professionnelle. Même lors d’un duel classique en un contre un dans une rue dégagée, notre kaiju décide régulièrement de frapper le vide intersidéral ou de tourner subitement le dos à sa cible au moment de déclencher son attaque spéciale. Le réglage manuel des tirs énergétiques ne sauve pas davantage la mise tant la visée manque de souplesse. Ce défaut devient carrément infernal dès que l’on passe à des affrontements à trois ou quatre monstres. Dans ces mêlées générales, la moindre attaque reçue interrompt net votre animation : si deux adversaires décident de s’acharner sur vous, le combat tourne à la punition injuste où votre monstre se fait balader d’un bout à l’autre de la carte sans pouvoir placer une seule parade. Ajoutez à ce tableau une caméra souvent capricieuse qui peine à cadrer l’action près des bordures, des monstres qui se bloquent bêtement entre deux immeubles et quelques lourdeurs de réponse dans les commandes, et la nostalgie laisse parfois place à une vraie crispation.

Godzilla: Destroy All Monsters Melee Remastered

🧪 Le G-Force Lab au secours de la durée de vie

Côté contenu, cette édition remastérisée souffle le chaud et le froid. Si l’on retrouve avec plaisir les douze monstres d’époque, l’absence totale de créatures inédites au casting fait figure d’occasion manquée pour célébrer cet anniversaire. L’offre solo s’articule autour de quatre piliers : le mode Aventure (qui nous oppose aux monstres manipulés par les envahisseurs extraterrestres Vortaak à travers plusieurs paliers de difficulté), le mode Destruction (où il faut raser un maximum de structures en temps limité), le mode Survie (des vagues d’ennemis à la chaîne) et l’indispensable mode Entraînement. Bien que la formule paraisse copieuse sur le papier, on réalise très vite que tous ces modes reposent sur la même boucle répétitive : entrer dans l’arène, cogner jusqu’à ce que tout le monde tombe, et recommencer.

Pour éviter que la lassitude ne s’installe au bout de deux heures, Pipeworks Studios a eu l’excellente idée d’intégrer le G-Force Lab. Véritable tour de contrôle de votre progression, ce laboratoire transforme chaque victoire en points de recherche. Au lieu de débloquer le contenu de manière linéaire et rigide, vous choisissez librement quels projets scientifiques financer pour obtenir de nouveaux kaiju, des arènes supplémentaires, des cinématiques ou des archives dans la galerie. Mieux encore, Godzilla: Destroy All Monsters Melee Remastered introduit une dimension RPG légère : chaque monstre accumule de l’expérience au fil de ses combats, ce qui permet d’améliorer ses statistiques de base et de déverrouiller des compétences inédites. Sans révolutionner le gameplay en arène, ce système offre une carotte très efficace pour les collectionneurs, complétée par un sympathique mode photo pour capturer ses plus beaux rugissements. Enfin, si le multijoueur local jusqu’à quatre sur le même écran reste le cœur battant du titre pour des soirées endiablées, le tout nouveau mode duel en ligne n’a malheureusement pas pu livrer son verdict, les serveurs étant encore déserts durant notre phase de test en amont du lancement officiel.

🛠️ Une destruction sans dégâts collatéraux sur la console

En matière d’optimisation pure sur Nintendo Switch 2, Godzilla: Destroy All Monsters Melee Remastered livre une prestation technique extrêmement solide. Que vous choisissiez de raser Tokyo confortablement installé devant votre téléviseur ou en mode portable dans les transports, le moteur Unreal Engine 5 tourne avec une fluidité exemplaire. Même lorsque quatre colosses s’échangent des rayons atomiques au milieu des tirs de l’armée et des immeubles qui s’effondrent, le framerate ne bronche pas d’un iota et aucun ralentissement ni plantage n’est venu perturber nos sessions de jeu.

Cette belle propreté technique n’empêche toutefois pas quelques petits accrocs de finition de pointer le bout de leur museau. On sourira notamment devant l’écran de victoire en solo qui oublie carrément la dernière lettre pour nous féliciter avec un magnifique « GAGN » en lettres capitales — notre kaiju ayant visiblement dévoré le « É » final dans la bagarre — ou devant quelques rares débris qui clignotent brièvement avant de disparaître du sol. Des broutilles visuelles totalement inoffensives en pleine action, mais qui illustrent bien ce contraste permanent entre le grand soin apporté à la refonte et de petites maladresses résiduelles.

⚖️ Le Verdict de la rédaction

Les 5 points positifs :

  • ✅ La refonte visuelle sous Unreal Engine 5 : des kaiju magnifiquement remodélisés et des cinématiques refaites à neuf qui honorent l’esprit des films de la Toho.
  • 🎨 L’habillage artistique ultra soigné : des menus, des interfaces et des écrans de chargement au style comics rétro vraiment réussis.
  • 👊 Le plaisir arcade immédiat : douze monstres aux gabarits et aux styles de combat bien distincts pour un défouloir accessible à tous.
  • 🧪 L’ajout du G-Force Lab : un système de recherche libre et une montée en expérience des monstres qui relancent efficacement l’intérêt en solo.
  • 🚀 La stabilité sur Nintendo Switch 2 : une fluidité irréprochable en salon comme en portable, sans aucune chute de performance.

Les 3 points négatifs :

  • 🎯 Le ciblage automatique catastrophique : une visée capricieuse qui fait régulièrement frapper dans le vide, même en plein duel.
  • 🎥 La caméra et les combats à plusieurs frustrants : des angles de vue parfois pénibles, des blocages dans le décor et un acharnement vite ingérable en mêlée.
  • 🏙️ Le manque d’ambition sur les décors et le contenu : des arènes datées aux destructions timides, une boucle de jeu répétitive et aucun nouveau kaiju au programme.

Godzilla: Destroy All Monsters Melee Remastered sur Nintendo Switch 2 est la définition même d’une restauration généreuse mais prisonnière de son propre passé. Pipeworks Studios n’a clairement pas pris les joueurs pour des pigeons : entre la refonte intégrale des monstres, le nouvel habillage visuel plein de charme et l’excellente idée du G-Force Lab pour dynamiser la progression, le titre enterre sans mal la majorité des remasters paresseux du marché. Pour autant, le passage sous Unreal Engine 5 n’a pas suffi à gommer les rides profondes d’un gameplay vieux de vingt-quatre ans. Entre son ciblage automatique aux abonnés absents, sa caméra rebelle et une répétitivité qui s’installe vite en solo, le roi des monstres demande une bonne dose d’indulgence. Vendu autour de 44,99 €, ce retour s’adresse avant tout aux amoureux inconditionnels de la Toho et aux nostalgiques de l’ère GameCube prêts à pardonner ses vieilles rigidités pour le simple plaisir de balancer un immeuble à la figure d’un ami.

Une belle lettre d’amour aux géants d’antan, rugissante mais encore un peu rouillée aux entournures.

❓ FAQ aux Monstres : Vos questions brûlantes (sans rayon atomique)

Quel est le prix de Godzilla: Destroy All Monsters Melee Remastered sur Nintendo Switch 2 ? Le jeu est proposé au tarif officiel conseillé de 44,99 € pour son édition physique en boîte sur Nintendo Switch 2. Si vous préférez le format dématérialisé ou que vous fouillez chez les revendeurs habituels, il est régulièrement affiché aux alentours de 39,99 €.

Y a-t-il de nouveaux kaiju jouables dans cette version remastérisée ? Malheureusement non, aucun monstre inédit n’a rejoint l’affiche pour cet anniversaire. Godzilla: Destroy All Monsters Melee Remastered reprend fidèlement le casting original de 2002 avec ses douze créatures emblématiques de la Toho, qu’il faudra en grande partie débloquer à la sueur de vos écailles via le nouveau laboratoire G-Force Lab.

Le jeu est-il fluide sur Nintendo Switch 2 en mode portable comme sur téléviseur ? C’est un grand oui ! La reconstruction sous Unreal Engine 5 fait des merveilles sur Nintendo Switch 2. Que vous détruisiez des métropoles sur votre grand écran de salon ou au fond de votre lit en mode portable, le jeu reste parfaitement fluide et ne souffre d’aucune chute de framerate, même quand quatre géants se mettent joyeusement sur la tronche au milieu des explosions.

Peut-on jouer à plusieurs en multijoueur local et en ligne ? Absolument. Godzilla: Destroy All Monsters Melee Remastered conserve son excellent mode multijoueur local permettant à quatre joueurs de s’affronter sur le même écran sans écran partagé, idéal pour ruiner quelques amitiés en soirée. Cette édition sur Nintendo Switch 2 inaugure également un mode duel en ligne pour mesurer votre souffle atomique aux joueurs du monde entier.

Faut-il avoir joué à la version GameCube de 2002 pour apprécier ce remaster ? Pas du tout, le gameplay ultra-arcade se prend en main en quelques minutes, même pour un nouveau venu. En revanche, avoir connu l’époque GameCube aide grandement à pardonner les vieilles rigidités du titre, notamment sa caméra parfois rebelle et son ciblage automatique qui a visiblement oublié de porter ses lunettes.

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By Domi

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